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Groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux et aux autres formes de groupements de coopération

Décret n° 2025-1394 du 29 décembre 2025 - ✍️ Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées – décembre 2025.
30 décembre 2025 par
Groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux et aux autres formes de groupements de coopération
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🏥⚖️ Nouveau cadre pour les groupements sociaux et médico-sociaux : des règles claires pour renforcer la coopération et l’efficacité des structures locales. Un levier pour l’autonomie et le bien vieillir ?

Les principales difficultés relèvent de la complexité administrative, des contraintes financières, de la résistance culturelle et du manque de soutien opérationnel

Source :    Décret n° 2025-1394 du 29 décembre 2025 relatif aux groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux et aux autres formes de groupements de coopération. 📜🔗LIEN 

Au coeur du sujet 

Résumé analytique 

Contexte et enjeux

Ce décret s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 visant à construire une société du bien vieillir et de l’autonomie. Il précise les modalités budgétaires, comptables et de gouvernance des groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux (GTSMS), ainsi que des autres formes de groupements (coopération sociale ou médico-sociale, groupements d’intérêt public et économique). L’objectif est d’harmoniser les pratiques, d’améliorer la mutualisation des ressources et de clarifier les responsabilités entre les acteurs publics et privés. Le texte répond à un besoin croissant de coordination entre les établissements, notamment pour optimiser l’accompagnement des personnes âgées et en situation de handicap, dans un contexte de vieillissement démographique et de complexité administrative.

Apports opérationnels

Le décret apporte des clarifications juridiques et financières essentielles :

  • Définition des règles de constitution, d’organisation et de dissolution des GTSMS, avec une attention particulière portée à la répartition des compétences entre les membres et les instances dirigeantes.
  • Introduction de dispositions spécifiques pour les budgets, les comptes de résultat et les mécanismes de contrôle, afin de garantir la transparence et l’équilibre financier.
  • Renforcement de la coopération inter-établissements via des outils comme le projet d’accompagnement partagé (annexé à la convention constitutive), qui vise à améliorer l’articulation entre les acteurs de santé (hôpitaux, médecine de ville, etc.).
  • Simplification des procédures pour les dérogations et les opérations de trésorerie, sous supervision des agences régionales de santé (ARS) et des conseils départementaux.

Points à retenir

  • Cadre juridique renforcé : Les GTSMS bénéficient désormais d’une personnalité morale dès la transmission de leur convention constitutive, publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture (Art. R. 312-194-29).
  • Gouvernance clarifiée : L’assemblée générale des GTSMS se réunit au moins deux fois par an et peut adopter des règles de répartition égalitaire des droits et voix entre membres, indépendamment de leur contribution financière (Art. R. 312-194-35).
  • Budget et comptabilité : Le budget doit être voté avant le 31 octobre de l’année précédente et transmis au comptable public. Les comptes financiers sont adoptés avant le 30 avril suivant l’exercice (Art. R. 314-193-6).
  • Projet d’accompagnement partagé : Outil central pour structurer la coopération et la transformation de l’offre, en lien avec les acteurs locaux (Art. R. 312-194-28).
  • Contrôle renforcé : Le directeur général de l’ARS exerce un contrôle sur les conventions et les délibérations, avec un droit de veto implicite en cas de silence prolongé (Art. R. 312-194-32).

Pistes d'action

  1. Utiliser le projet d’accompagnement partagé (Art. R. 312-194-28) pour formaliser les collaborations entre établissements et acteurs de santé, en intégrant les spécificités territoriales.
  2. Appliquer les clés de répartition des charges mutualisées (Art. R. 312-194-31) pour équilibrer les contributions financières et éviter les déséquilibres entre membres.
  3. Respecter les échéances budgétaires : Voter le budget avant le 31 octobre et adopter les comptes avant le 30 avril, sous peine de sanctions (Art. R. 314-193-6).
  4. Saisir les ARS pour les dérogations (Art. R. 312-194-32) en cas de besoin, avec un délai de réponse de 2 mois (silence valant rejet).

Autres références

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur la transformation de l'offre  ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/6-6-transormation-de-offre

RESSOURCES ADDITIONNELLES

Analyse transversale

Les points de repères -  📜🔗LIEN 

Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le décret utilise un langage technique, mais les outils comme le projet d’accompagnement partagé peuvent être adaptés pour une meilleure compréhension par les professionnels de terrain.
  • Empowerment : Les bénéficiaires ne sont pas directement impliqués dans la gouvernance, mais les établissements membres le sont via l’assemblée générale.
  • Participation : La co-construction est encouragée via les conventions constitutives et les projets partagés.
  • Santé communautaire : La dimension collective est centrale, avec une articulation renforcée entre les acteurs locaux.
  • Éthique : Les biais culturels ou sociaux ne sont pas explicitement traités, mais la transparence budgétaire limite les risques de discrimination.
  • Droits humains : L’équité est visée via des règles de répartition égalitaire des voix et des charges.
  • Intersectorialité : Partenariats formalisés entre santé, social et acteurs publics (ARS, conseils départementaux).
  • Lutte contre les discriminations : Non mentionnée explicitement, mais l’équilibre financier et la transparence y contribuent indirectement.

Synthèse : Ce décret répond aux critères de rigueur juridique et opérationnelle, mais gagnerait à intégrer davantage les bénéficiaires dans les mécanismes de décision.

Questions à choix multiples

Partie 1 : Questions

Question 1 : Quand un GTSMS acquiert-il la personnalité morale ? a) Dès sa création informelle. b) À la signature de la convention constitutive. c) Après publication de la convention au recueil des actes administratifs de la préfecture. d) Après validation par le conseil départemental.

Question 2 : Quelle est la fréquence minimale de réunion de l’assemblée générale d’un GTSMS ? a) Une fois par an. b) Deux fois par an. c) Quatre fois par an. d) Selon les besoins des membres.

Question 3 : Quel délai maximal est accordé au directeur général de l’ARS pour répondre à une demande de dérogation ? a) 1 mois. b) 2 mois. c) 3 mois. d) 6 mois.

Question 4 : Qui préside l’assemblée générale d’un GTSMS ? a) Le président du conseil départemental. b) Le directeur du groupement. c) Un représentant élu des membres. d) Le directeur général de l’ARS.

Question 5 : À quelle date limite le budget d’un GTSMS doit-il être voté ? a) 31 décembre de l’année précédente. b) 31 octobre de l’année précédente. c) 30 avril de l’année en cours. d) 1er janvier de l’année en cours.

Partie 2 : Correction commentée

Question 1 : ✅ Réponse correcte : c) Après publication de la convention au recueil des actes administratifs de la préfecture. 📝 Explication : L’Art. R. 312-194-29 précise que la personnalité morale est acquise à cette date.

Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) Deux fois par an. 📝 Explication : L’Art. R. 312-194-36 impose cette fréquence minimale.

Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) 2 mois. 📝 Explication : L’Art. R. 312-194-32 indique que le silence au-delà de ce délai vaut rejet.

Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) Le directeur du groupement. 📝 Explication : L’Art. R. 312-194-36 précise que la présidence est assurée par le directeur.

Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) 31 octobre de l’année précédente. 📝 Explication : L’Art. R. 314-193-6 fixe cette échéance pour le vote du budget.

Foire aux questions

  1. Qu’est-ce qu’un GTSMS ? Un groupement territorial social et médico-social, créé pour mutualiser les ressources et améliorer l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap (Art. L. 312-7-2).

  2. Comment créer un GTSMS ? Via une convention constitutive transmise à l’ARS, publiée au recueil des actes administratifs (Art. R. 312-194-29).

  3. Qui contrôle les GTSMS ? Le directeur général de l’ARS (Art. R. 312-194-27).

  4. Quels documents budgétaires sont obligatoires ? Un budget voté avant le 31 octobre, accompagné d’un rapport budgétaire et financier (Art. R. 314-193-10).

  5. Peut-on refuser un membre dans un GTSMS ? Non, mais un membre peut se retirer en informant l’ARS et le conseil départemental (Art. R. 312-194-39).

  6. Comment sont réparties les charges financières ? Selon des clés définies dans la convention constitutive (Art. R. 312-194-31).

  7. Que faire en cas de désaccord sur le budget ? Le président du conseil départemental peut formuler des observations dans les 7 jours (Art. R. 314-193-12).

Facile à lire et à comprendre

Titre

Nouvelle loi pour les groupements sociaux et médico-sociaux

Résumé en FALC

Pourquoi cette loi existe ?

En France, il y a une nouvelle loi. Cette loi est pour les groupements sociaux et médico-sociaux. Ces groupements aident les personnes âgées et les personnes handicapées.

La loi explique :

  • Comment ces groupements doivent travailler ensemble.
  • Comment gérer l’argent et les décisions.
  • Comment mieux organiser l’aide pour les personnes.

Ce qui change avec cette loi

  1. Les règles sont plus claires Avant, les règles étaient compliquées. Maintenant, tout est écrit clairement. Les groupements savent mieux ce qu’ils doivent faire.

  2. L’argent est mieux partagé Chaque groupement doit faire un budget. Le budget doit être prêt avant le 31 octobre. Tout le monde doit être d’accord sur la façon de dépenser l’argent.

  3. Les réunions sont obligatoires Les membres du groupement doivent se rencontrer. Ils doivent se voir au moins 2 fois par an. Ils parlent de l’argent, des projets et des problèmes.

  4. Un projet pour mieux aider Les groupements doivent faire un projet d’accompagnement partagé. Ce projet explique comment aider les personnes. Il est écrit dans un document spécial.

  5. Qui vérifie le travail ? Une personne de l’ARS (Agence Régionale de Santé) vérifie. Elle regarde si tout est fait correctement. Si quelque chose ne va pas, elle peut dire non.

Points clés en FALC

  • 📝 Un document important Chaque groupement doit avoir une convention. Cette convention est comme un contrat. Elle est publiée dans un journal officiel.

  • 👥 Tout le monde participe Les membres du groupement votent pour les décisions. Chaque membre a le droit de parler. Le directeur du groupement dirige les réunions.

  • 💰 L’argent est contrôlé Le budget doit être équilibré. On ne peut pas dépenser plus que ce qu’on a. Si un groupement a un problème d’argent, il doit prévenir.

  • 📅 Des dates à respecter

    • Le budget doit être prêt avant le 31 octobre.
    • Les comptes doivent être finis avant le 30 avril.
  • 🤝 Travailler ensemble Les groupements doivent coopérer avec :

    • Les hôpitaux.
    • Les médecins.
    • Les services sociaux.

Pectogrammes pour illustrer

  • 📝 : Pour la convention et les documents.
  • 👥 : Pour les réunions et la participation.
  • 💰 : Pour le budget et l’argent.
  • 📅 : Pour les dates importantes.
  • 🤝 : Pour la coopération entre les professionnels.

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