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Plan national 2026-2029 — Pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+

Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH) et Ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Éditorial de la ministre Aurore Bergé ; avant-propos de Cindy Léoni, déléguée interministérielle
29 juillet 2026 par
Plan national 2026-2029 — Pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🚨4 mesures pour l'égalité LGBTI+ : ce que l'État s'engage à changer d'ici 2029
🔍💡 Plan national LGBTI+ 2026-2029 : 5 axes, 74 mesures et des dispositifs concrets à mobiliser sur le terrain, de la prévention scolaire à l'accompagnement des séniors. Un répertoire d'engagements opposables et de portes d'entrée pour orienter, protéger, accompagner. 🏳️‍🌈 #LuttecontrelesDiscriminations



📌 Ce Plan donne une cartographie précise et actionnable de ce que l'État s'engage à faire d'ici 2029 sur cinq axes — éducation, sanction, égalité des droits, parcours de vie, territoires et international. Pour un acteur de terrain, c'est un levier concret : il nomme les dispositifs mobilisables (Centres LGBT+, CORAHD, 116 006, SAPT, CeGIDD, France Services), fixe des échéances opposables et identifie les ministères pilotes. Il permet d'anticiper les ressources à venir (vademecum école, guide LGBTQI+ 2026, formulaire CERFA transidentité) et de savoir vers qui orienter une personne selon sa situation. Un outil d'ancrage institutionnel autant qu'un répertoire de portes d'entrée.


Source :     

📒 Plan national 2026-2029 — Pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+
✍️ Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH) et Ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Éditorial de la ministre Aurore Bergé ; avant-propos de Cindy Léoni, déléguée interministérielle.

 

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📒 Plan national 2026-2029 — Pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+

Capsules Audio de Pratiques en Santé 🎙️🎥 https://www.youtube.com/watch?v=19MfqnKjzq4



1️⃣ RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Un contexte de recrudescence des violences et de silence des victimes. Le Plan s'ouvre sur un constat chiffré : près de 4 900 infractions anti-LGBTI+ enregistrées en 2025 par la police et la gendarmerie, un niveau record, avec des faits graves qui ont triplé depuis 2016 — alors qu'environ 3 % seulement des victimes portent plainte (p. 2, p. 21). L'école n'échappe pas à cette réalité : près de 1 500 faits graves signalés en 2024-2025, un mis en cause sur quatre ayant entre 13 et 17 ans (p. 13). Les publics visés couvrent l'ensemble du spectre LGBTI+, avec une attention renforcée aux personnes trans, intersexes (dont le « I » figure pour la première fois dans l'intitulé, p. 15), aux jeunes, aux séniors et aux populations ultramarines et rurales.

Une réponse structurée et interministérielle, du plus jeune âge au grand âge. Le Plan traduit ces constats en 5 axes, 22 objectifs stratégiques et 74 mesures, co-construits avec 126 associations et 16 ministères (p. 6-7). Pour l'acteur de terrain, l'apport est double : un répertoire de dispositifs mobilisables (Centres LGBT+, dont le nombre est passé de 34 en 2022 à 59 en 2026, p. 43 ; SAPT, CORAHD, CeGIDD, 116 006) et un système de suivi rendant chaque mesure traçable via des indicateurs annuels évalués par la CNCDH (p. 7). Chaque mesure identifie un ministère pilote, ce qui permet d'anticiper les ressources à venir et d'articuler l'action locale aux engagements nationaux.

2️⃣ POINTS CLÉS DU DOCUMENT

1️⃣ L'éducation érigée en première priorité. L'axe 1 fait de l'École le premier espace de prévention : vademecum « Agir pour l'égalité et contre la haine anti-LGBTI+ à l'École » dès la rentrée 2027, déploiement de l'EVARS (programme entré en vigueur rentrée 2025), et objectif de 100 % des académies dotées d'un observatoire des LGBTIphobies (p. 10-13).

2️⃣ Une chaîne de réponse pénale outillée bout à bout. Actualisation du référentiel commun de prise en charge des victimes, nouvelle circulaire de politique pénale renforçant la circonstance aggravante, point de contact départemental police/gendarmerie, articulation avec le 116 006, et suivi semestriel de la charte contre les guets-apens sur les plateformes de rencontre (p. 18-25).

3️⃣ Un volet santé dense et directement opérationnel. Mise en œuvre des recommandations HAS 2025 sur la transidentité, pérennisation du Service Attentionné pour les Personnes Trans (SAPT, CPAM 93), ouverture de 5 nouveaux centres de santé sexuelle communautaire d'ici 2027, lutte contre la sérophobie, prévention chemsex (guide ARPA-Chemsex), et déploiement des Centres LGBT+ de ressources en santé mentale (CESAME) via les ARS (p. 26-31).

4️⃣ La simplification de l'état civil pour les personnes trans. Création d'un formulaire CERFA unique précisant qu'aucune pièce médicale n'est requise, exclusion des pièces médicales sur le fondement de la circulaire du 8 janvier 2026, et objectif de déjudiciarisation de la procédure de changement de mention du sexe d'ici la fin du Plan (p. 36-39).

5️⃣ Un maillage territorial et une projection internationale. Objectif de 100 % des départements couverts par un Centre LGBT+ et par un plan départemental de lutte contre les discriminations (1er trimestre 2027), attention spécifique aux Outre-mer et à la ruralité, et diplomatie active (dépénalisation, interdiction des thérapies de conversion) face à un contexte où l'homosexualité reste pénalisée dans plus de 60 pays, 12 prévoyant la peine de mort (p. 40-45).

3️⃣ PISTES D'ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX

1️⃣ Orienter les personnes trans vers le SAPT et les recommandations HAS 2025 pour sécuriser leur parcours de soins et leurs démarches médico-administratives ; diffuser le numéro et l'annuaire associatif du SAPT auprès de vos publics (p. 26, p. 37).

2️⃣ Mobiliser le dispositif 116 006 et les CORAHD pour l'accompagnement des victimes : articuler vos actions d'écoute avec le dispositif national d'aide aux victimes par convention ou protocole d'orientation, et faire remonter les signalements dans le cadre des comités opérationnels locaux (p. 20, p. 23).

3️⃣ S'appuyer sur les Centres LGBT+ comme premiers lieux d'accueil et de santé mentale : identifier le Centre couvrant votre territoire (objectif 100 % des départements), et repérer les CESAME et conventionnements santé sexuelle/santé mentale pour orienter les personnes en souffrance psychique (p. 30-31, p. 43).

4️⃣ Utiliser les ressources de formation dédiées : guide LGBTQI+ 2026, guide DILCRAH intersexes actualisé, kits de sensibilisation CFA, module DIHAL sur l'accueil en hébergement — à mobiliser selon votre secteur (éducation, insertion, hébergement, grand âge) (p. 15-16, p. 32, p. 38).

5️⃣ Préparer l'accueil des séniors LGBTI+ dans le grand âge : anticiper le déploiement de la charte « vie affective et sexuelle » en EHPAD et l'intégration de ces enjeux aux formations sociales, pour prévenir le retour à l'invisibilité des personnes âgées (p. 38-39).

6️⃣ Intégrer les données de vigilance territoriale : besoins non couverts identifiés dans les Outre-mer (situation dégradée, données lacunaires, transidentité psychiatrisée localement) et en milieu rural — adapter l'« aller-vers » et le recueil de plainte hors les murs (Visioplainte, France Services) là où l'offre est éloignée (p. 22-23, p. 42).

4️⃣ RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" 
Plan national 2026-2029 — Lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine - https://www.pratiquesensante.com/blog/pratiques-15/plan-national-2026-2029-lutte-contre-le-racisme-l-antisemitisme-et-les-discriminations-liees-a-l-origine-6030
et autres articles - https://www.pratiquesensante.com/blog/tag/lgbtqi-210 


1️⃣ SOS homophobie — Rapport sur les LGBTIphobies 2025 (30ᵉ édition, publiée le 11 mai 2026 ; 1 771 cas recensés en 2025). Complémentarité : le contrepoint associatif du constat chiffré étatique. → https://www.sos-homophobie.org/informer/rapport-annuel-lgbtiphobies

2️⃣ HAS — Transidentité : prise en charge de l'adulte (recommandations de bonnes pratiques, juillet 2025). Complémentarité : le cadre technique de la mesure phare « santé » du Plan (axe 3). → https://www.has-sante.fr/jcms/p_3636735/fr/transidentite-prise-en-charge-de-l-adulte

3️⃣ Défenseur des droits — Décision-cadre n° 2025-112 sur le respect de l'identité de genre des personnes transgenres (17 juin 2025). Complémentarité : le socle juridique et les recommandations opposables sur emploi, sport, accès aux biens et services. → https://www.defenseurdesdroits.fr/droits-des-personnes-transgenres-la-defenseure-des-droits-publie-une-nouvelle-decision-cadre-891

5️⃣ FOIRE AUX QUESTIONS (FAQ)

1️⃣ Combien de mesures le Plan contient-il et comment sont-elles suivies ?

5 axes, 22 objectifs stratégiques et 74 mesures. Chaque mesure est associée à des indicateurs de suivi et à un ministère pilote ; la CNCDH évalue l'avancement chaque année, avec deux comités techniques (mars, octobre) et un comité ministériel (décembre) (p. 7).

2️⃣ Vers quel dispositif orienter une victime d'acte anti-LGBTI+ ?

Vers le dépôt de plainte (dispositifs « aller-vers », Visioplainte, France Services), le point de contact départemental police/gendarmerie, et la prise en charge psychologique articulée au dispositif national d'aide aux victimes 116 006 par convention ou protocole (p. 20-23).

3️⃣ Qu'est-ce que le SAPT et à qui s'adresse-t-il ?

Le Service Attentionné pour les Personnes Trans (CPAM 93) est un service national d'accompagnement des démarches médico-administratives auprès de l'Assurance Maladie. Le Plan le pérennise et prévoit la diffusion de son numéro et de son annuaire associatif auprès des Centres LGBT+ (p. 26, p. 37).

4️⃣ Que change le Plan pour le changement d'état civil des personnes trans ?

Création d'un formulaire CERFA précisant qu'aucune pièce médicale n'est requise, exclusion des pièces médicales (circulaire du 8 janvier 2026), et objectif de déjudiciarisation de la procédure d'ici la fin du Plan (p. 36).

5️⃣ Quelles ressources existent pour la santé mentale des personnes LGBTI+ ?

Conventionnement des centres de santé sexuelle avec des structures de santé mentale formées, déploiement des CESAME via les ARS, contenus PSYCOM et Santé mentale Info Service, et module de sensibilisation pour les psychologues « Mon soutien psy » (p. 30-31).

6️⃣ Quels outils pour l'accueil non-discriminant dans les services publics ?

Formation obligatoire au bloc « Valeurs de la République », modules dédiés sur la plateforme Mentor, module DIHAL pour l'hébergement (urgence, CHRS, SIAO), et accompagnement des établissements de formation en travail social (p. 32).

7️⃣ Comment le Plan agit-il dans les territoires ruraux et ultramarins ?

Objectif de 100 % des départements couverts par un Centre LGBT+ et par un plan départemental, enquêtes dédiées et observatoires ultramarins, partenariats avec les Maisons de la justice et du droit, et rôle des DROM comme relais de coopération régionale (p. 42-43).

6️⃣ RÉÉCRITURE EN FALC

C'est quoi ce document ?

C'est un plan de l'État français. Il dure de 2026 à 2029. Son but : lutter contre la haine envers les personnes LGBTI+. LGBTI+ veut dire : lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, trans et intersexes.

Pourquoi ce plan ?

En 2025, il y a eu presque 4 900 actes de haine contre les personnes LGBTI+. Beaucoup de victimes ne portent pas plainte. Elles ont peur. Elles ont honte. À l'école aussi, il y a des actes de haine.

Que fait ce plan ?

Le plan a 5 grandes parties. Il contient 74 actions.

  • Il veut apprendre le respect à l'école.
  • Il veut mieux aider les victimes.
  • Il veut punir les auteurs de la haine.
  • Il veut faciliter les soins et les démarches.
  • Il veut aider les personnes trans à changer leur état civil plus facilement.

Qui a fait ce plan ?

Le plan a été écrit avec 126 associations et 16 ministères.

Où trouver de l'aide ?

  • Les Centres LGBT+ accueillent et écoutent. Il y en a 59 en France.
  • Le numéro 116 006 aide les victimes.
  • Le SAPT aide les personnes trans dans leurs démarches.

7️⃣ ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS DE PRATIQUES EN SANTÉ

  • Littératie : le Plan intègre une réécriture FALC des supports victimes (flyer, fiche service-public.fr) et des kits de communication grand public, mais reste lui-même un document dense et institutionnel.
  • Empowerment : l'autodétermination du genre est affirmée comme principe structurant (état civil, recommandations HAS), plaçant la personne concernée au centre de la décision.
  • Participation : le Plan revendique une co-construction inédite via 9 réunions thématiques associant 126 associations et administrations (p. 6).
  • Santé communautaire : la dimension collective est explicite avec le déploiement des centres de santé sexuelle communautaire et le rôle central des Centres LGBT+ (p. 27, p. 43).
  • Éthique : les biais sont identifiés (documenter la lesbophobie et la biphobie « les moins étudiées », p. 10) et le non-jugement est posé comme principe d'accueil.
  • Droits humains : l'équité territoriale est un fil conducteur (« l'égalité ne peut dépendre d'un code postal »), avec une vigilance ruralité et Outre-mer.
  • Intersectorialité : 16 ministères mobilisés et articulation explicite avec le plan racisme/antisémitisme (mesures « en miroir », p. 7).
  • Partenariat : des modèles formalisés apparaissent (conventions-cadres avec l'ENM, l'Intérieur, les fédérations sportives ; CPO ; label « Centre LGBT+ »).
  • Lutte contre les discriminations : cœur même du document, avec une approche intersectionnelle assumée et une attention aux discriminations multiples (sérophobie, discriminations ultramarines).

8️⃣ ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE

Pertinence scientifique : source institutionnelle officielle (DILCRAH), fiable quant à l'énoncé des engagements publics. Les chiffres cités (4 900 infractions, triplement depuis 2016, risque suicidaire 2 à 7 fois supérieur INPES) proviennent de sources publiques mais sont mobilisés dans une logique d'action publique, non de démonstration scientifique. La donnée INPES sur le risque suicidaire (p. 31) renvoie à un organisme dont les missions ont été intégrées à Santé publique France depuis 2016 : la source d'origine reste ancienne et gagnerait à être actualisée par le lecteur.

Pertinence opérationnelle : très élevée. Le document est directement utilisable comme répertoire de dispositifs, d'échéances et d'interlocuteurs. La présence systématique d'indicateurs et de ministères pilotes en fait un outil de veille et d'anticipation solide.

Points de vigilance / incohérences internes :

  • Distinguer les deux ordres de grandeur : les ~1 500 faits graves (milieu scolaire, p. 13) et les ~4 900 infractions (national, p. 2/p. 21) relèvent de périmètres différents — ce n'est pas une contradiction, mais l'amalgame est à éviter dans toute reprise.
  • Le tableau récapitulatif des mesures (axe 3) présente ponctuellement les sous-sections dans un ordre non séquentiel (en-têtes « 3.3 » puis « 3.2 » puis « 3.3 » sur les pages 66-67) : artefact de mise en page, sans incidence sur le fond, mais signalé tel quel.
  • Les indicateurs de suivi sont majoritairement binaires (oui/non) : ils attestent de la réalisation d'un acte, non de son efficacité. La portée réelle des mesures restera à évaluer.

9️⃣ HASHTAGS STRATÉGIQUES

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