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Penser global pour agir local. Guide méthodologique “Une Seule Santé

✍️ Groupe Projet Une seule santé – Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté, avec PF de santé publique, Promotion Santé BFC, ORS BFC, GRAINE BFC, DRAAF, laboratoire CIMEOS et participants à la journée de co‑construction du 21 mars 2025 - Parution mars 2026
29 mars 2026 par
Penser global pour agir local. Guide méthodologique “Une Seule Santé
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🔍💡 Une seule santé : transformer un CLS, un PAT ou une CPTS en levier concret de santé du vivant, du diagnostic à l’évaluation partagée. #UneSeuleSante #SanteEnvironnementale

🌱🤝 Territoires, soignants, agriculteurs, élus : un guide méthodo pour bâtir des projets robustes, co‑bénéfiques pour humains, animaux, plantes et écosystèmes. #SantePublique #TransitionEcologique

Le guide est directement utile aux coordinateurs CLS, animateurs de PAT, techniciens santé‑environnement, élus locaux et responsables de structures de soins souhaitant opérationnaliser l’approche « Une seule santé » dans leurs projets. Il fournit un cadre conceptuel stable, des exemples d’actions territoriales et une grille d’analyse prête à l’emploi pour relire ou concevoir des projets à co‑bénéfices santé humaine / animale / végétale / écosystémique. Les annexes orientent rapidement vers les bons partenaires et dispositifs pour structurer une gouvernance intersectorielle local


Source :     📒 Penser global pour agir local. Guide méthodologique “Une Seule Santé
  📜🔗LIEN 

Nombre de pages : 52 pages

1. Résumé analytique

Contexte, enjeux et publics cibles

Le guide s’inscrit dans la dynamique internationale One Health, formalisée par les principes de Manhattan (2004) et la définition OHHLEP/OMS, et déclinée en France dans le PNSE 4 et les PRSE. Il part du constat de l’interdépendance étroite entre santés humaine, animale, végétale et écosystémique, et des pressions croissantes exercées sur les écosystèmes (pollution, perte de biodiversité, changement climatique) qui rejaillissent sur la santé humaine et animale. Le document cible les acteurs des territoires (collectivités, EPCI, PNR, maisons/centres de santé, réseaux de soins, structures environnementales, acteurs agricoles), en particulier ceux impliqués dans des dispositifs structurants (CLS, PAT, PCAET, PLUi, SCOT, CRTE, PTSM, CPTS, MSP). Il met en avant les besoins d’outils concrets, d’une culture commune et de cadres d’évaluation partagés pour valoriser des initiatives déjà alignées avec l’approche USS mais peu visibles ou peu reliées entre elles. Des récits comme celui de Lucie, directrice de crèche, exemplifient la bascule d’une approche santé‑environnement centrée sur l’exposition humaine vers un projet systémique intégrant biodiversité, circuits économiques, pratiques agricoles, politiques d’achats et activités de plein air.

Apports méthodologiques et opérationnels

Le guide propose une architecture très opérationnelle en deux grandes parties : (1) pourquoi et comment impulser l’approche USS sur un territoire, en identifiant les thématiques propices (alimentation, zoonoses, aménagement, milieux de vie, soins écoresponsables, santé mentale) et les leviers institutionnels existants ; (2) une série d’outils transversaux pour acculturer, outiller, analyser et évaluer les projets. Il fournit des exemples précis d’actions territoriales par thématique, avec les co‑bénéfices attendus pour les différentes santés, et des conseils pratiques de cartographie d’acteurs, de mise en lien de dispositifs et de partage de données intersectorielles. Une grille d’auto‑analyse « Une seule santé » et un chapitre dédié à l’évaluation aident à structurer une posture réflexive, à définir objectifs et indicateurs (processus / résultats) et à intégrer les principes USS dans la gouvernance comme dans les effets du projet. Enfin, des ressources externes (dossiers, guides, boîtes à outils, formations, MOOC, université d’été) complètent le document pour soutenir la montée en compétence des acteurs.

2. Points clés du document 

  1. Légitimation politique et scientifique de l’approche USS (p. 5–7, 35)

    Le guide ancre l’approche Une seule santé dans les références internationales (Manhattan Principles, OHHLEP, OMS) et les politiques publiques françaises (PNSE4, PRSE), en les reliant explicitement aux crises récentes (COVID‑19) et aux déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé. Il propose une définition partagée des quatre « santés » (humaine, animale, végétale, écosystémique) avec des références Anses et académiques récentes, utile pour stabiliser le vocabulaire entre partenaires (p. 6–7, 47–48).

  2. Thématiques opérationnelles propices à l’USS (p. 15–21)

    Six champs d’action sont détaillés : alimentation saine et durable, zoonoses, aménagements territoriaux, qualité des milieux de vie, soins éco‑responsables, bien‑être et santé mentale. Pour chaque thématique, le guide explicite les mécanismes d’interdépendance entre les quatre santés, les leviers territoriaux (PAT, CLS, PCAET, PTSM, CPTS, PLUi, etc.) et les co‑bénéfices attendus, avec au moins un exemple d’action locale très concret (ex. circuits agroécologiques pour la restauration collective, programmes tiques, lutte contre espèces invasives, plans locaux de réduction des polluants).

  3. Stratégies d’impulsion territoriale : acteurs, dispositifs, données (p. 13–18, 37–41)

    Le guide insiste sur la construction d’une coopération interdisciplinaire et intersectorielle en amont des projets, avec recommandations pratiques pour cartographier les acteurs (santé humaine, vétérinaire, écologie, agriculture, environnement, urbanisme, éducation, secteur social, économie) et s’appuyer sur les collectivités comme pivots de gouvernance (communes, intercommunalités, PETR, PNR). Les annexes listent des acteurs potentiels (Annexe 1) et décrivent les dispositifs mobilisables (Annexe 2), ce qui permet à un coordonnateur local de repérer rapidement les bons points d’entrée.

  4. Outils transversaux : acculturation, boîte à outils, grille de lecture (p. 22–27, 43–48)

    Le document regroupe et commente des ressources pédagogiques (infographies, BD, vidéos, dossiers, webinaires, formations) pour diffuser une culture USS auprès de publics variés (agents de collectivités, professionnels de santé, éducateurs, élus). Il renvoie notamment vers le dossier régional Agir BFC, le dossier « Faire le tour de l’approche Une seule santé en promotion de la santé… en 180 minutes (ou presque) », et une boîte à outils pédagogique en ligne régulièrement actualisée. La grille d’analyse de projet (Annexe 3) fournit un canevas structuré pour examiner cadre, acteurs, effets sur les 4 santés, synergies et aléas, avec un « petit guide de remplissage » qui aide à l’appropriation par des équipes non spécialistes de l’évaluation (p. 27, 43–48).

  5. Chapitre dédié à l’évaluation des projets USS (p. 28–33)

    Le guide propose une clarification pédagogique des concepts de diagnostic, bilan, audit et évaluation, puis décline les registres d’évaluation (pertinence, cohérence, effectivité, efficacité, efficience) dans le contexte USS. À partir de l’exemple du projet de Lucie, il illustre comment formuler des questions évaluatives, choisir des indicateurs (quantitatifs et qualitatifs) et construire un protocole d’évaluation faisable, en insistant sur la co‑construction, la diversité des sources d’information et l’articulation avec les décisions de pilotage. Des contacts ORS sont fournis pour un appui méthodologique sur l’évaluation, ce qui est rare dans un guide de ce type (p. 33).

3. Pistes d’action pour les acteurs locaux

  1. Intégrer l’USS dans les cadres existants (CLS, PAT, PCAET…) (p. 13–18, 37–41)

    Pour un coordinateur de CLS, l’usage le plus direct consiste à relire le contrat et son plan d’actions à la lumière des six thématiques USS, puis à identifier où renforcer les co‑bénéfices avec d’autres dispositifs (PAT, PCAET, PLUi, SCOT). Concrètement, cela peut passer par la création d’un groupe de travail inter‑dispositifs, la réécriture de quelques objectifs en termes de co‑bénéfices (ex. alimentation durable, mobilité active, nature en ville) et l’inscription explicite de la démarche USS dans les avenants ou prochains cycles contractuels.

  2. Cartographier les acteurs et consolider la gouvernance intersectorielle (p. 13–15, 37–41, 47)

    Les collectivités et animateurs territoriaux peuvent utiliser les schémas et l’Annexe 1 pour construire une cartographie fine des acteurs par secteur (santé, social, environnement, agriculture, urbanisme, éducation, économie) et repérer les « absents » de la coopération. Une action concrète est d’organiser une séquence d’interconnaissance (type journée locale) en s’inspirant des formats décrits pour l’université d’été ou les webinaires CNFPT, avec un objectif explicite de co‑construction de premiers projets USS [?]. Cette cartographie sert ensuite de base pour des conventions de partenariat ou clauses de gouvernance dans les dispositifs existants.

  3. Utiliser la grille d’analyse USS comme outil de relecture systématique de projets (p. 27, 43–48)

    Un service santé‑environnement ou une CPTS peut décider que toute nouvelle action significative (ex. programme de prévention, projet d’aménagement, parcours de soin) sera passée au crible de la grille d’analyse Une seule santé en amont. La démarche peut être intégrée dans les comités de projet ou de validation, avec une séance dédiée de 1 h 30 où sont renseignées les sections « Effets sur les 4 santés » et « Perspectives », ce qui fait émerger des pistes de renforcement ou des risques à anticiper. À terme, la grille devient un référentiel partagé de dialogue entre partenaires, facilitant les compromis intersectoriels.

  4. Renforcer la dimension USS des pratiques de soins et de santé mentale (p. 19–21)

    Pour des équipes MSP, CPTS, EHPAD ou structures médico‑sociales, le guide permet de structurer des démarches de soins éco‑responsables et de promotion de la santé mentale ancrées dans le vivant (activités en nature, médiation animale, jardins agroécologiques, prescriptions de nature). Une étape opérationnelle est la réalisation d’un diagnostic environnemental participatif des structures de soins (consommations, déchets, approvisionnements, organisation spatiale) et l’inscription de quelques actions USS dans le projet de santé ou le projet d’établissement, en lien avec CLS et PCAET.

  5. Outiller l’acculturation des équipes et des élus (p. 22–26) - Les responsables de formation, services RH ou centres de ressources peuvent organiser un parcours de sensibilisation modulaire en s’appuyant sur le corpus proposé : infographies OMS/INRAE, clips « 2 min tout compris », BD, webinaires GRAINE/Promotion Santé, dossier « 180 minutes ». L’usage concret est de combiner une séquence courte d’introduction (vidéo ou BD) avec un atelier local de mise en pratique (application de la grille à un projet en cours), puis la diffusion ciblée du dossier documentaire pour les référents. Cela permet de créer un noyau de personnes ressources capables de porter l’approche USS dans leurs organisations.

4. Références complémentaires

5. Analyse transversale – Valeurs « Pratiques en Santé »

  • Littératie : le document propose des définitions sourcées, des schémas simples, des récits illustratifs (Lucie) et des exemples concrets, mais le niveau de langage reste expert et nécessite un accompagnement pour des publics à faible littératie en santé (p. 5–10, 47–48).

  • Empowerment : il montre comment des acteurs locaux (ex. une directrice de crèche) peuvent initier et reconfigurer un projet, en élargissant la gouvernance aux familles et producteurs, mais l’implication directe des habitants dans la conception reste surtout suggérée (p. 8–10, 13–15).

  • Participation : le guide promeut des démarches de co‑construction (journée USS, gouvernance partagée, science participative sur tiques ou espèces invasives) et fournit des exemples où habitants, associations et professionnels co‑produisent diagnostics et réponses (p. 9, 13–18, 16–17).

  • Santé communautaire : il valorise les cadres territoriaux (CLS, PTSM, CPTS, PNR, centres sociaux) et les approches collectives axées sur le milieu de vie, la justice sociale et le « Buen Vivir », ce qui inscrit clairement l’USS dans une perspective de santé communautaire (p. 11–13, 20–21, 35).

  • Éthique : les enjeux de non‑réduction de la santé à sa seule dimension biomédicale, de prise en compte des déterminants sociaux et écologiques, et de respect des équilibres du vivant sont explicitement posés, mais les biais culturels ou sociaux spécifiques sont peu analysés (p. 5–7, 12–13).

  • Droits humains : le guide s’appuie sur la définition OMS de la santé et aborde les questions de justice sociale, d’accès, d’inégalités territoriales et de vulnérabilités, mais sans mobiliser explicitement les instruments juridiques des droits humains (p. 5–6, 13, 20–21, 35).

  • Intersectorialité : la coopération entre santé, environnement, agriculture, urbanisme, éducation, économie, social et recherche est un axe central, détaillé avec acteurs et dispositifs, ce qui en fait un document très orienté vers l’intersectorialité (p. 13–18, 22, 37–41).

  • Partenariat : des modèles de collaboration sont esquissés (groupe projet USS ARS, gouvernance partagée d’actions zoonoses, réseaux intersectoriels de soins éco‑responsables, université d’été) mais sans formalisation type matrices de gouvernance ou chartes de partenariat (p. 8–10, 16–21, 25, 34).

  • Lutte contre les discriminations : le guide ne traite pas directement de discriminations spécifiques (genre, origine, handicap, orientation sexuelle) mais intègre des valeurs de non‑jugement, de prise en compte des vulnérabilités et de justice sociale, notamment via la promotion de la santé mentale et du « mieux vivre ensemble » (p. 11–13, 20–21).

Points de vigilance en animation

Le document traite de thématiques environnementales, de santé mentale, de vulnérabilités sociales et de crises écologiques, mais ne porte pas directement sur une thématique classiquement dite « sensible » au sens de violences sexistes et sexuelles, MNA, handicap, LGBTQI+, VIH/PrEP ou chemsex.

  • Risques de déclenchement émotionnel : possibles éco‑émotions (éco‑anxiété, sentiment d’impuissance) liées aux descriptions des crises écologiques, sanitaires et sociales, en particulier pour les jeunes, les professionnels exposés aux vulnérabilités et les personnes déjà inquiètes pour le climat (p. 12–13).

  • Mesures à prévoir : temps de débrief collectif, mise en avant d’exemples positifs, valorisation des capacités d’agir locales, règles de sécurité émotionnelle en début de séance (p. 13, 20–21).

6. Évaluation de la fiabilité de la ressource

  • Pertinence scientifique

    Le guide mobilise une bibliographie diversifiée : OMS, OHHLEP, Anses (2018, 2024), IPBES (2024), Banque mondiale (2022), littérature académique (Holling, Giraudoux, Collart Dutilleul et al.), textes de politiques publiques (PNSE4, feuille de route planification écologique du système de santé). Les concepts clés (résilience, robustesse, promotion de la santé, bien‑être animal, santé des écosystèmes) sont définis et sourcés, et les données chiffrées (coût prévention vs pandémies) sont référencées à des organismes reconnus (Banque mondiale). La date de publication (mars 2026) et les références jusqu’en 2025–2024 garantissent une actualité scientifique satisfaisante.

  • Pertinence opérationnelle

    Le document est fortement orienté vers la pratique : exemples d’actions territoriales détaillés, conseils pratiques (cartographie d’acteurs, partage de données, usage de dispositifs existants), grille d’auto‑analyse, chapitre sur l’évaluation, contacts d’appui ORS et catalogue de ressources pédagogiques utilisables directement. Sa transférabilité est élevée pour des territoires français disposant de CLS, PAT, PCAET, PTSM, CPTS, etc., mais nécessite une adaptation contextuelle pour d’autres régions ou pays. Sa complexité le destine plutôt à des professionnels intermédiaires/experts qu’à des bénévoles novices.

7. QCM – 5 questions

Partie 1 — Questions (sans réponses indiquées)

Question 1 (p. 6–7, 35)

Dans l’approche « Une seule santé », quelle est la particularité de la définition de la santé humaine retenue dans le guide ?

a) Elle se limite à l’absence de maladie infectieuse

b) Elle intègre les déterminants sociaux, économiques et environnementaux

c) Elle se concentre exclusivement sur la santé mentale

d) Elle ne s’applique qu’aux populations rurales

Question 2 (p. 15–17)

La mise en place d’un circuit d’approvisionnement agroécologique pour la restauration collective illustre principalement :

a) Un levier de réduction des dépenses de santé

b) Une action centrée uniquement sur la santé animale

c) Une action à co‑bénéfices sur santé humaine, biodiversité et économie locale

d) Un dispositif de contrôle des épidémies animales uniquement

Question 3 (p. 13–15, 37–41)

Selon le guide, quelle est la stratégie recommandée pour impulser l’approche USS sur un territoire ?

a) Créer un nouveau dispositif spécifique USS en plus des dispositifs existants

b) Renforcer les liens et synergies entre dispositifs existants (CLS, PAT, PCAET, PLUi…)

c) Se concentrer uniquement sur les plans nationaux sans ancrage local

d) Déléguer l’ensemble de la démarche USS aux seules agences régionales de santé

Question 4 (p. 27–28, 43–48)

La grille d’analyse de projet « Une seule santé » sert principalement à :

a) Évaluer uniquement le coût financier des projets

b) Contrôler la conformité réglementaire des actions

c) Réfléchir aux effets du projet sur les différentes santés et identifier des pistes d’amélioration

d) Remplacer le diagnostic territorial initial

Question 5 (p. 28–33)

Dans la démarche d’évaluation présentée, quel est l’enjeu principal des indicateurs ?

a) Produire le plus grand nombre possible de données chiffrées

b) Rendre obligatoire un audit externe pour chaque projet

c) Objectiver les changements au regard des objectifs, en combinant processus et résultats

d) Se limiter aux indicateurs nationaux fournis par les ministères

Partie 2 — Correction commentée

Question 1 (p. 6–7, 35)

✅ Réponse correcte : b) Elle intègre les déterminants sociaux, économiques et environnementaux

📝 Explication : Le guide reprend la définition OMS de la santé comme état de bien‑être complet, et précise que dans l’approche USS la santé humaine dépasse l’approche biomédicale pour intégrer déterminants sociaux, économiques et environnementaux. Source : p. 6–7, 35.

Question 2 (p. 15–17)

✅ Réponse correcte : c) Une action à co‑bénéfices sur santé humaine, biodiversité et économie locale

📝 Explication : L’exemple de circuit d’approvisionnement agroécologique pour la restauration collective est décrit comme permettant de réduire l’exposition aux pesticides, soutenir l’économie locale, préserver les sols et la biodiversité, et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Source : p. 15–17.

Question 3 (p. 13–15, 37–41)

✅ Réponse correcte : b) Renforcer les liens et synergies entre dispositifs existants (CLS, PAT, PCAET, PLUi…)

📝 Explication : Le guide insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas tant de créer de nouveaux dispositifs que d’enrichir l’existant en y intégrant une vision globale USS, en particulier en articulant CLS, PAT, PCAET, PLUi, SCOT, CRTE, etc.. Source : p. 13–15, 37–41.

Question 4 (p. 27–28, 43–48)

✅ Réponse correcte : c) Réfléchir aux effets du projet sur les différentes santés et identifier des pistes d’amélioration

📝 Explication : La grille d’analyse est conçue comme un outil de réflexion collective pour examiner cadre, acteurs, effets sur les quatre santés, synergies et aléas, et dégager des pistes d’actions pour enrichir les projets dans une perspective USS. Source : p. 27–28, 43–48.

Question 5 (p. 28–33)

✅ Réponse correcte : c) Objectiver les changements au regard des objectifs, en combinant processus et résultats

📝 Explication : Le chapitre sur l’évaluation insiste sur la nécessité de définir des indicateurs cohérents avec les objectifs, permettant d’analyser les processus (comment) et les résultats/impacts (quoi), sans se limiter à des chiffres bruts ou à une logique d’audit. Source : p. 28–33.

8. Foire aux questions (FAQ)

  1. Qui est le public prioritaire de ce guide ? (p. 5–6, 11, 37–41)

    Le guide s’adresse en priorité aux acteurs territoriaux impliqués dans des dispositifs structurants : collectivités (communes, intercommunalités, PNR, PETR), coordonnateurs de CLS, animateurs de PAT, responsables PCAET/PLUi/SCOT, professionnels de santé (CPTS, MSP), services de l’État et structures environnementales. Pages : 5–6, 11, 37–41.

  2. Comment savoir si un projet local est pertinent pour l’approche « Une seule santé » ? (p. 11, 15–21, 43–48)

    Le guide propose de partir de thématiques propices (alimentation, zoonoses, aménagement, milieux de vie, soins écoresponsables, santé mentale) et d’utiliser la grille d’analyse pour vérifier si le projet impacte plusieurs santés et mobilise différents secteurs. Pages : 11, 15–21, 43–48.

  3. Comment identifier les bons partenaires sur mon territoire ? (p. 13–15, 37–41)

    Une cartographie d’acteurs est recommandée en s’appuyant sur les schémas et l’Annexe 1, qui liste des types d’acteurs par secteur (santé, environnement, agriculture, urbanisme, éducation, social, etc.). Cette cartographie peut être co‑construite en atelier. Pages : 13–15, 37–41.

  4. Quels outils sont proposés pour sensibiliser équipes et élus à l’USS ? (p. 22–26)

    Le guide recense des infographies, BD, vidéos courtes, webinaires, dossiers documentaires et une boîte à outils pédagogique en ligne, sélectionnés pour leur validité scientifique et leur accessibilité. Ces ressources couvrent généralités USS, alimentation, antibiorésistance, éco‑responsabilité des soins, qualité de l’air. Pages : 22–26.

  5. Comment intégrer l’USS dans l’évaluation de nos projets ? (p. 27–33, 43–48)

    Il propose une démarche pas à pas : formuler des objectifs clairs, définir des questions évaluatives, choisir des indicateurs processus/résultats, construire un protocole d’évaluation réaliste, et revisiter régulièrement le projet avec la grille d’analyse. Pages : 27–33, 43–48.

  6. Quels bénéfices concrets peut‑on attendre pour la santé mentale ? (p. 20–21)

    Le guide détaille des dispositifs combinant jardins agroécologiques, médiations animales, prescriptions de nature, aménagements apaisés, actions intergénérationnelles et parcours d’insertion, visant à réduire isolement, stress et troubles anxiodépressifs tout en renforçant le lien au vivant. Pages : 20–21.

  7. Le guide traite‑t‑il de la question des coûts et du plaidoyer auprès des décideurs ? (p. 11–13, 35)

    Oui, en s’appuyant notamment sur un rapport de la Banque mondiale qui compare les coûts de prévention des pandémies via l’approche USS aux coûts de gestion des pandémies, et sur le rapport IPBES « Nexus » qui documente le coût de l’inaction sur biodiversité et climat. Ces éléments servent d’arguments pour convaincre les décideurs des bénéfices économiques à moyen‑long terme. Pages : 11–13, 35.

9. Réécriture en FALC 

Titre

Guide « Une seule santé »

Penser global pour agir local

1. Contexte et enjeux (FALC)

  • La santé des humains, des animaux, des plantes et de la nature est liée.

  • Quand le climat change, la pollution augmente et la nature disparaît, la santé de tous se dégrade.

  • Ce guide aide les territoires à agir pour une meilleure santé pour tous les êtres vivants.

  • Il s’adresse aux élus, aux professionnels de santé, aux acteurs sociaux et aux acteurs de l’environnement.

  • Il prend des exemples concrets sur l’alimentation, les maladies des animaux, les villes, les soins et la santé mentale.

2. Apports opérationnels (FALC)

  • Le guide explique comment lancer un projet « Une seule santé » sur un territoire.

  • Il décrit des actions possibles et leurs bénéfices pour les humains, les animaux, les plantes et la nature.

  • Il propose une grille simple pour analyser un projet avec l’approche « Une seule santé ».

  • Il explique comment suivre un projet et mesurer ses résultats avec des indicateurs adaptés.

  • Il donne des liens vers des vidéos, des fiches et des formations pour mieux comprendre.

3. Points clés (FALC)

  • Point 1 : Le guide s’appuie sur des définitions officielles récentes de l’OMS et d’experts.

  • Point 2 : Il montre que certains sujets sont plus faciles pour commencer : alimentation, zoonoses, aménagement, qualité de l’air, soins, santé mentale.

  • Point 3 : Il conseille d’utiliser les dispositifs déjà en place (CLS, PAT, PCAET, PLUi, PTSM, CPTS) au lieu de créer de nouveaux outils.

  • Point 4 : Il met à disposition une grille pratique pour réfléchir aux effets d’un projet sur toutes les santés.

  • Point 5 : Il insiste sur l’importance de l’évaluation et propose une méthode pour suivre les actions et les améliorer.

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