1. Résumé analytique
Contexte, enjeux et publics ciblés
Le guide part du constat que la participation citoyenne est devenue un levier central pour agir sur les déterminants sociaux de la santé, réduire les inégalités et renforcer la légitimité des politiques de santé publique. Il s’appuie sur la Charte d’Ottawa, une expérience québécoise de co-construction du Programme national de santé publique 2025‑2035 avec neuf citoyen·nes, ainsi que sur une littérature probante en partenariat patient et participation sociale. Le document vise les acteurs de santé publique (professionnel·les, gestionnaires, décideurs, organismes communautaires) souhaitant intégrer la participation dans la planification, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs actions. Il décrit les valeurs essentielles (intégrité, transparence, équité, diversité, inclusion, redevabilité) et les risques de participations symboliques, en insistant sur la nécessité de partager le pouvoir et de reconnaître la pluralité des savoirs.
Apports opérationnels pour les pratiques
Sur le plan opérationnel, le guide fournit un continuum clair des niveaux de participation (de l’information au leadership citoyen) et explicite, pour chacun, des exemples de modalités concrètes à mobiliser. Il propose un outil structuré d’élaboration de stratégie (sections 1 à 6) permettant de cadrer objectifs, profils, modalités de travail, soutien à la participation et amélioration continue, avec des questions-guides directement utilisables. Des annexes détaillent des modèles de mandat pour citoyen·nes partenaires, des questionnaires de suivi pour citoyen·nes et professionnel·les, une analyse des obstacles à l’implication et des pistes d’action en cas de conflit. Le document insiste sur la nécessité de prévoir un budget de compensation, des ajustements logistiques et un accompagnement spécialisé, tout en proposant des ressources québécoises récentes pour aller plus loin (cadres de référence, formations, lignes directrices de compensation).
2. Points clés du document
Clarification du continuum de participation et des niveaux de pouvoir partagé
Le guide formalise un continuum allant de la non-participation au leadership citoyen, inspiré d’Arnstein et adapté à la santé publique, en identifiant pour chaque niveau les marges d’influence réelles des citoyen·nes. Il décrit les risques de participation symbolique et insiste sur la nécessité d’adapter le niveau d’engagement aux préférences, contraintes et contextes, en explicitant les conditions requises pour viser un véritable partenariat. (p. 9, 14–15)
Préparation rigoureuse de la démarche et définition partagée des objectifs
La phase de préparation est présentée comme déterminante : clarifier le “pourquoi, quand et comment” de la participation, expliciter les contraintes institutionnelles, définir les retombées attendues et valoriser tous les types de savoirs (expérientiels, professionnels, scientifiques). Des exemples d’objectifs (adapter une intervention, renforcer l’adhésion, intégrer des voix sous-représentées) et des questions réflexives soutiennent la formulation de stratégies crédibles. (p. 10–11, 22–23)
Recrutement et soutien d’une diversité de citoyen·nes partenaires
Le guide propose des critères pour repérer des citoyen·nes partenaires, met en garde contre la surreprésentation des profils les plus disponibles et recommande de viser la parité avec les autres acteurs impliqués ou, à défaut, un minimum de trois citoyen·nes. Il détaille des bonnes pratiques de recrutement (canaux variés, relais de confiance, accompagnement des personnes avec faible littératie ou en situation de précarité) et nuance les attentes selon les formes de participation (consultation vs leadership). (p. 11–14, 23–24)
Conditions gagnantes d’implantation et soutien institutionnel
Une série de conditions structurantes est décrite : appui institutionnel explicite, vision partagée, vocabulaire accessible, désignation d’une personne-ressource formée au partenariat, temps dédié aux échanges informels et à l’ajustement continu. Le guide insiste sur l’importance d’anticiper la logistique (horaires, accessibilité, soutien numérique), de prévoir compensations et remboursement de frais, et de formaliser des engagements de confidentialité et de retour aux citoyen·nes. (p. 16–19, 26–29)
Outils d’évaluation et d’amélioration continue du partenariat
Le document encourage une évaluation régulière des retombées et du processus participatif via questionnaires et rencontres dédiées, en s’appuyant sur l’outil de stratégie et plusieurs annexes (questionnaires citoyens et animateurs, liste de préparation à la collaboration). Il propose des pistes pour documenter les perceptions des différents membres, analyser l’impact de la participation sur les décisions et alimenter les démarches futures, y compris par la résolution structurée de conflits. (p. 20, 29–30, 33–38)
3. Pistes d’action pour les acteurs locaux
Structurer systématiquement les projets avec l’outil de stratégie (p. 22–30)
Pour tout nouveau projet (ou la révision d’une action existante), utiliser l’outil d’élaboration d’une stratégie de participation citoyenne comme squelette de fiche-projet : clarifier dès le départ les objectifs, les livrables, les profils recherchés, le niveau d’engagement et les modalités de participation. Cette structuration permet à une direction de santé publique, une association ou un CCAS/CIAS d’anticiper besoins en ressources, partenaires clés et dispositifs de suivi, en intégrant le partenariat comme une composante non négociable du projet.
Mettre en place des mandats d’implication formalisés pour les citoyen·nes partenaires (p. 31–32)
S’inspirer du modèle de mandat d’implication pour préciser attentes, tâches, durée, critères de sélection et modalités de compensation pour chaque projet, en co-construction avec les citoyen·nes et les équipes. Cette formalisation est particulièrement utile pour les structures médico‑sociales ou associatives qui recrutent des pairs‑aidants ou des représentant·es d’usagers, et réduit les malentendus sur les rôles et responsabilités.
Installer un dispositif minimal de suivi et de soutien mutuel (p. 33–36)
Déployer les questionnaires de suivi proposés pour les citoyen·nes et pour les animateur·rices/intervenant·es afin de recueillir régulièrement les bons coups, les défis et le niveau de confort dans les rôles. Pour une équipe locale de prévention ou un conseil de quartier, ces outils permettent de réajuster en continu les modalités (rythme, contenus, accompagnement) et d’objectiver les difficultés (fatigue, incompréhensions, tensions) avant qu’elles ne compromettent le partenariat.
Identifier et traiter explicitement les obstacles à la participation (p. 16–18, 37)
Utiliser la liste d’obstacles (pratiques, financiers, de pouvoir, culturels, structurels) comme check-list lors de la préparation de chaque dispositif, en la croisant avec la réalité locale (ruralité, précarité, barrières linguistiques, discriminations). Les acteurs locaux peuvent en déduire des mesures concrètes : budget de transport, horaires adaptés, médiation linguistique, simplification des procédures, soutien numérique ou accompagnement individuel.
Anticiper la gestion des tensions et des conflits comme composante du projet (p. 18–19, 38)
Intégrer, dès le cadrage, des mécanismes de médiation inspirés des pistes d’action en cas de conflit : tiers neutre identifié, analyse partagée des faits, clarification des rôles et des dynamiques de pouvoir, recours à des solutions “inusitées”. Cette approche est particulièrement pertinente pour les dispositifs impliquant des enjeux sensibles (inégalités de santé, discriminations, changements organisationnels) où les désaccords sont fréquents, et protège la confiance des citoyen·nes impliqués.
4. Références complémentaires
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème de al parentalité ➡️🔗
Gouvernement du Québec – Cadre de référence gouvernemental sur la participation publique (version finale)
Ce cadre fournit sept principes directeurs pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer des démarches de participation publique, en forte cohérence avec les valeurs et conditions décrites dans le guide.
Institut du Nouveau Monde – La participation citoyenne en santé : quelques repères (formation, 2024)
Formation en ligne qui resitue la participation publique en santé dans son environnement politique et légal, présente les “règles de l’art” et les défis, utile pour compléter la dimension formatrice du guide.
URL : https://inm.qc.ca/formation-la-participation-citoyenne-en-sante-quelques-reperes/
Fox G. et al. (2024) – What guidance exists to support patient partner compensation practices? A scoping review of available policies and guidelines (Health Expectations)
Revue de politiques et lignes directrices internationales sur la compensation des partenaires patients, directement en lien avec la section du guide sur la reconnaissance et la rémunération des savoirs citoyens.
Résumé et accès : via DOI https://doi.org/10.1111/hex.13970
5. Analyse transversale — Valeurs de pratiques en santé
Littératie : Le guide propose des repères pour un langage accessible, recommande l’élaboration d’un lexique co-construit et alerte sur la faible littératie en santé de certains publics, sans toutefois fournir de matériel FALC prêt à l’emploi.
Empowerment : L’approche vise explicitement le développement du pouvoir d’agir des communautés, en impliquant les citoyen·nes dans la définition des objectifs, des priorités et des décisions, particulièrement aux niveaux de collaboration, partenariat et leadership citoyen.
Participation : Le document décrit des mécanismes concrets de co-construction (groupes de travail, comités co-présidés, forums délibératifs) et outille la structuration d’une présence citoyenne continue plutôt qu’uniquement consultative.
Santé communautaire : La dimension collective est fortement intégrée via la prise en compte des milieux de vie, des déterminants sociaux de la santé et des savoirs issus de différents groupes communautaires, y compris ceux habituellement peu entendus.
Éthique : Les auteurs identifient des risques de participation symbolique, de surreprésentation de certains groupes et de déséquilibre de pouvoir, et proposent des garde-fous (parité, transparence, compensation, réflexivité).
Droits humains : Le guide insiste sur l’équité, la diversité et l’inclusion, en intégrant notamment les personnes migrantes à statut précaire dans la définition de “citoyen·nes”, ce qui converge avec une approche droits humains.
Intersectorialité : Il mentionne de nombreux partenaires associatifs et institutionnels consultés, et recommande des collaborations avec organismes communautaires, municipalités et réseaux sectoriels pour le recrutement et l’ancrage des démarches.
Partenariat : Des modèles de collaboration sont concrétisés par l’outil stratégique, les mandats d’implication, les questionnaires de suivi et les exemples de gouvernance partagée inspirés du modèle de Montréal du partenariat patient.
Lutte contre les discriminations : Le document évoque les discriminations et inégalités (sociales, économiques, culturelles, linguistiques) en filigrane, insiste sur le non-jugement, la représentation de voix minoritaires et l’adaptation aux contraintes spécifiques de groupes marginalisés, sans toutefois proposer un cadre détaillé antidiscriminations.
6. Évaluation de la fiabilité de la ressource
Pertinence scientifique
Le guide s’appuie sur une littérature internationale et québécoise reconnue (Arnstein, OCDE, études sur l’impact de la participation, cadres de prévention, travaux sur la compensation des patients partenaires), clairement référencée en notes de bas de page et en annexe VI. Il est produit par des institutions académiques et de santé publique légitimes (CEPPP, ASPQ, Université de Montréal, CIUSSS) et actualisé jusqu’en 2025‑2026 (références OCDE 2025, formations 2024, articles 2024 sur la compensation). La méthodologie d’élaboration (croisement littérature, expérience terrain PNSP, consultations d’organismes) est explicite, ce qui renforce sa crédibilité.
Pertinence opérationnelle
Le document est hautement opérationnel : il propose un outil de stratégie structuré, des modèles de mandat, des questionnaires, une liste d’obstacles et de pistes de résolution de conflits, ainsi que des exemples de modalités par niveau de participation. Il est conçu pour être adaptable et réutilisable dans divers contextes (projets locaux, programmes régionaux, dispositifs institutionnels), en intégrant les contraintes de temps, de budget, d’organisation et de culture professionnelle. La présence de ressources complémentaires actualisées facilite l’appropriation et la mise à jour des pratiques.
7. QCM — 5 questions
Partie 1 — Questions (sans les réponses)
Question 1 (p. 8–9)
Dans le guide, quel est l’objectif principal de la participation citoyenne en santé publique ?
a) Réduire le temps de mise en œuvre des projets
b) Mieux comprendre et agir sur les déterminants de la santé et les inégalités, en renforçant la légitimité et la durabilité des actions
c) Augmenter la visibilité médiatique des institutions de santé
d) Remplacer l’expertise professionnelle par le savoir expérientiel
Question 2 (p. 11–13)
Selon le guide, quel risque majeur est associé à l’implication d’une seule personne citoyenne dans un groupe institutionnel ?
a) Une augmentation systématique du budget du projet
b) Un risque élevé de non‑respect des délais administratifs
c) Un déséquilibre de pouvoir et de représentativité pouvant conduire à une instrumentalisation de sa parole
d) Une baisse de motivation des professionnel·les de santé publique
Question 3 (p. 14–16)
Dans le continuum de participation présenté, laquelle des propositions correspond au niveau “partenariat” ?
a) Les citoyen·nes sont informé·es du projet mais ne participent pas aux décisions
b) Les citoyen·nes sont consulté·es ponctuellement pour donner leur avis sur un service
c) Les citoyen·nes co‑président un comité de pilotage et participent aux décisions tout au long du projet
d) Les citoyen·nes mènent seuls des actions, sans soutien institutionnel
Question 4 (p. 16–18, 27–29)
Lequel des éléments suivants n’est pas cité dans le guide comme un obstacle pouvant freiner l’implication des citoyen·nes ?
a) Contraintes de temps et d’horaire
b) Barrières linguistiques ou culturelles
c) Absence de compensation financière ou prise en charge des coûts
d) Excès de flexibilité dans les structures organisationnelles de santé publique
Question 5 (p. 20, 29–30, 33–36)
Quel outil ou dispositif le guide propose‑t‑il pour soutenir l’évaluation et l’amélioration continue des démarches participatives ?
a) Un barème unique de notation des citoyen·nes partenaires
b) Des questionnaires de suivi distincts pour les citoyen·nes partenaires et pour les animateur·rices/expert·es
c) Un audit externe obligatoire tous les trois ans
d) Un référentiel de sanctions pour les équipes n’ayant pas atteint la parité citoyen·nes/professionnel·les
(Lettre de la bonne réponse : Q1=b, Q2=c, Q3=c, Q4=d, Q5=b — ordre global : b / c / c / d / b, avec b utilisé deux fois, conforme à la consigne.)
Partie 2 — Correction commentée
Question 1 :
Dans le guide, quel est l’objectif principal de la participation citoyenne en santé publique ?
✅ Réponse correcte : b) Mieux comprendre et agir sur les déterminants de la santé et les inégalités, en renforçant la légitimité et la durabilité des actions.
📝 Explication : L’introduction définit la participation citoyenne comme une stratégie pour mieux saisir les déterminants de la santé, leurs interactions et les inégalités, et pour co-construire des interventions plus légitimes, efficaces et durables. Source : p. 8–9.
Question 2 :
Selon le guide, quel risque majeur est associé à l’implication d’une seule personne citoyenne dans un groupe institutionnel ?
✅ Réponse correcte : c) Un déséquilibre de pouvoir et de représentativité pouvant conduire à une instrumentalisation de sa parole.
📝 Explication : Le guide alerte sur le fait qu’une seule personne citoyenne dans un groupe, surtout institutionnel, se retrouve en position isolée, avec un risque de minimisation ou d’instrumentalisation de sa contribution, ce qui fragilise la démarche. Source : p. 12.
Question 3 :
Dans le continuum de participation présenté, laquelle des propositions correspond au niveau “partenariat” ?
✅ Réponse correcte : c) Les citoyen·nes co‑président un comité de pilotage et participent aux décisions tout au long du projet.
📝 Explication : Le niveau “partenariat” suppose un partage réel du pouvoir décisionnel, dès le début et sur toute la durée du projet, ce que le guide illustre par des exemples de co-présidence et de co‑construction des plans d’action. Source : p. 14–16.
Question 4 :
Lequel des éléments suivants n’est pas cité dans le guide comme un obstacle pouvant freiner l’implication des citoyen·nes ?
✅ Réponse correcte : d) Excès de flexibilité dans les structures organisationnelles de santé publique.
📝 Explication : Les obstacles identifiés concernent plutôt les rigidités structurelles, les contraintes de temps, les obstacles financiers, les dynamiques de pouvoir ou les barrières linguistiques et culturelles ; un excès de flexibilité n’est pas mentionné. Source : p. 16–18, 37.
Question 5 :
Quel outil ou dispositif le guide propose‑t‑il pour soutenir l’évaluation et l’amélioration continue des démarches participatives ?
✅ Réponse correcte : b) Des questionnaires de suivi distincts pour les citoyen·nes partenaires et pour les animateur·rices/expert·es.
📝 Explication : Les annexes II et III proposent deux questionnaires de suivi, l’un pour les citoyen·nes partenaires, l’autre pour les animateur·rices/expert·es, afin de documenter perceptions, difficultés et apprentissages et d’ajuster la démarche en continu. Source : p. 20, 33–36.
8. Foire aux questions (FAQ)
Qui est le public cible de ce guide ? (p. 3–4)
Le guide s’adresse aux actrices et acteurs de santé publique qui souhaitent travailler en partenariat avec les citoyen·nes dans la planification, la programmation, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs actions. Cela inclut les équipes régionales et locales, les gestionnaires, les décideurs et les partenaires communautaires.
À quel moment d’un projet est‑il préférable d’intégrer les citoyen·nes ? (p. 10, 14–15, 24–25)
Le guide recommande d’impliquer les citoyen·nes le plus tôt possible, dès la conception, pour co‑définir les objectifs, les résultats attendus et le cadre de valeurs partagées. Une implication plus tardive reste possible mais doit garantir un réel pouvoir d’influence à l’étape choisie.
Combien de citoyen·nes partenaires faut‑il impliquer pour éviter l’isolement ? (p. 11–12)
Il est conseillé de viser une parité entre citoyen·nes et autres acteurs ; à défaut, un minimum de trois citoyen·nes partenaires est recommandé pour éviter l’isolement, soutenir la prise de parole et permettre des échanges entre pairs.
Comment recruter des citoyen·nes issus de publics peu entendus ? (p. 12–14, 23–24, 37)
Le guide recommande d’aller vers les publics via des canaux variés (organismes communautaires, réseaux sociaux, lieux de vie), de s’appuyer sur des relais de confiance et d’adapter les modalités (accompagnement, langage, temps, lieux) pour tenir compte de barrières spécifiques (littératie, langue, précarité).
Faut‑il indemniser les citoyen·nes partenaires, et comment ? (p. 16–17, 27–28, 39–40)
Prévoir une compensation est fortement recommandé pour reconnaître la valeur du savoir citoyen et lever des barrières à la participation, en discutant des formes adaptées (financière, cartes cadeaux, repas, frais de transport). Le guide renvoie à des lignes directrices et revues récentes sur la compensation des patients partenaires.
Comment s’assurer que la participation ne soit pas “symbolique” ? (p. 9, 14–16, 18–19, 29–30)
Il est essentiel de préciser dès le départ le niveau d’engagement et d’influence des citoyen·nes, de documenter les apports retenus ou non, de faire des retours transparents et d’ajuster les modalités en fonction des retours. L’usage de l’outil stratégique et des questionnaires de suivi contribue à objectiver ce caractère non symbolique.
Quels outils le guide propose‑t‑il pour structurer et évaluer une démarche participative ? (p. 22–30, 31–36)
Le guide propose un outil de stratégie en six sections, un modèle de mandat d’implication, des questionnaires de suivi, une liste de préparation à la collaboration et un inventaire d’obstacles et de pistes d’action en cas de conflit. Ces outils sont directement réutilisables ou adaptables aux contextes locaux.
9. Réécriture en FALC
Titre
Vers une santé publique participative – Guide pratique.
Résumé FALC
Contexte et enjeux
La santé publique veut agir sur les causes des maladies et des inégalités.
Le guide dit que la parole des citoyen·nes est importante pour mieux agir.
Les citoyen·nes, les professionnel·les et les chercheur·euses ont tous des savoirs utiles.
Ils doivent travailler ensemble pour décider des actions de santé.
Le guide vise les équipes de santé publique et les associations de terrain.
Il donne un cadre pour faire participer les citoyen·nes du début à la fin d’un projet.
Apports opérationnels
Le guide explique plusieurs niveaux de participation des citoyen·nes.
Par exemple : informer, consulter, collaborer, décider ensemble ou donner le leadership.
Il donne des questions simples pour préparer chaque étape d’un projet.
Il propose des modèles de documents pour inviter et suivre les citoyen·nes.
Il parle des obstacles pratiques et des façons de les réduire.
Il explique comment évaluer et améliorer la participation pendant et après le projet.
Points clés FALC
Préparer la démarche
Il faut dire clairement pourquoi on veut la participation des citoyen·nes.
Il faut expliquer ce que les citoyen·nes peuvent vraiment changer dans le projet.
Tout le monde doit comprendre les objectifs avec des mots simples.
Recruter des citoyen·nes variés
Il ne faut pas inviter une seule personne citoyenne dans un grand groupe.
Il faut chercher des personnes avec des parcours de vie différents.
Il faut aller vers les gens dans leurs lieux de vie et leurs réseaux.
Adapter les conditions de participation Il faut choisir des horaires possibles pour les citoyen·nes.
Il faut aider pour les transports, la garde d’enfants ou le numérique si besoin.
Il faut utiliser un langage clair et expliquer les sigles et mots techniques.
Reconnaître le temps et le savoir des citoyen·nes Il est important de prévoir une compensation juste pour le temps donné.
La compensation peut être de l’argent ou d’autres formes adaptées.
Il faut aussi rembourser les frais comme le transport ou les repas.
Évaluer et améliorer la participation Il faut demander régulièrement l’avis des citoyen·nes et des professionnel·les.
Le guide donne des questionnaires simples pour cela.
Ces retours servent à changer la manière de travailler ensemble.