🏅🤝 Le sport, levier de cohésion et d’attractivité territoriale : Découvrez les 10 propositions concrètes du CNOSF pour renforcer l’alliance entre communes et mouvement sportif. Un plaidoyer pour faire du sport une priorité municipale, au service de la santé, de l’éducation et de l’inclusion.
Sommaire
🔴🔑AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
➕🛠️ RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre
Source : 📒 Faire du sport, une grande cause municipale. Pour un nouveau pacte sportif entre les communes et le mouvement sportif 📜🔗LIEN
Consulter les autres propositions aux candidats - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/politiques-10/tour-dhorizon-des-propositions-aux-candidats-elections-municipales-2026-france-5589
Au coeur du sujet
Résumé analytique
Contexte et enjeux : Le sport, un bien commun en tension
Le document du CNOSF, publié en novembre 2025, s’inscrit dans un contexte de fragilisation des budgets sportifs des communes (43 % annoncent une baisse en 2025) et de défis sociétaux majeurs : sédentarité, inégalités d’accès, vieillissement de la population, et besoin accru de lien social. Pourtant, le sport reste un pilier de la vie locale : 17,2 millions de licenciés, 162 000 clubs, et un impact économique de 68 milliards d’euros (2,6 % du PIB). Les communes, premiers financeurs du sport en France (12,3 milliards d’euros), sont confrontées à des arbitrages budgétaires difficiles, risquant de marginaliser le sport au profit d’autres priorités. Le plaidoyer rappelle que le sport est un investissement social rentable (1 euro investi = 13 euros d’économies en santé et cohésion), mais aussi un outil clé pour lutter contre le décrochage scolaire, l’isolement, et les discriminations.
Apports opérationnels : 10 propositions pour un pacte sportif territorial
Le CNOSF propose un plan d’action structuré autour de 10 propositions, visant à :
- Renforcer l’accès des enfants au sport via des passerelles école-club et des tarifs solidaires (Proposition 1).
- Moderniser les équipements grâce à un partenariat "SportRenov" avec la Banque des Territoires et une meilleure mutualisation des infrastructures (Proposition 2).
- Concerter sur les normes sportives pour éviter les blocages liés aux exigences fédérales (Proposition 3).
- Intégrer le sport dans l’urbanisme (PLU, SCOT) et les projets d’aménagement (Proposition 4).
- Valoriser l’attractivité des territoires via les événements sportifs et la mise en avant des athlètes locaux (Proposition 5).
- Créer des synergies entre clubs et entreprises (mécénat, compétences) (Proposition 6).
- Soutenir le bénévolat par des formations et une reconnaissance accrue (Proposition 7).
- Ancrer le sport dans les Contrats Locaux de Santé pour en faire un pilier de la prévention (Proposition 8).
- Faire des clubs des acteurs d’inclusion (parité, seniors, handicap) (Proposition 9).
- Déployer les Projets Sportifs Locaux (PSL) comme outil de planification concertée (Proposition 10).
Le document s’appuie sur des études récentes (INJEP, ANDES, Cour des Comptes) et des bonnes pratiques territoriales pour offrir des solutions pragmatiques, sans augmentation des dépenses mais avec une meilleure coordination des acteurs.
Points à retenir
- Le sport, un investissement social rentable : Chaque euro investi génère jusqu’à 13 euros d’économies en santé et cohésion sociale (p. 7).
- 43 % des communes réduisent leur budget sport en 2025 (Baromètre ANDES, p. 5), menaçant l’accès pour tous.
- 17,2 millions de licenciés en 2024 (+25 % depuis 2002), mais des inégalités territoriales persistantes (p. 4).
- Les clubs dépendent à 75 % des subventions communales (p. 4), avec un budget moyen de 52 700 € par an.
- Le "réflexe sport" dans l’urbanisme : Intégrer systématiquement des équipements sportifs dans les projets d’aménagement (p. 18).
- Le bénévolat en crise : 86 % des clubs fonctionnent sans salarié, avec un besoin urgent de formation et de reconnaissance (p. 24).
- Le sport-santé sous-exploité : Seules 550 Maisons Sport-Santé existent en 2024, alors que 30 % des hommes et 40 % des femmes ne pratiquent pas assez (p. 26).
- Les seniors et les femmes sous-représentés : 14 % des licenciés ont plus de 60 ans, et 38,9 % sont des femmes (p. 28).
Pistes d'action
- Mettre en place des "Journées des clubs à l’école" pour faciliter l’inscription des enfants (p. 12).
- Utiliser la plateforme Data ES pour identifier les zones sous-équipées et prioriser les investissements (p. 14).
- Signer des conventions tripartites (commune-école-club) pour ouvrir les équipements scolaires en dehors des heures de cours (p. 15).
- Créer un "Cercle des bénévoles" en mairie pour recenser les besoins et orienter les volontaires (p. 24).
- Intégrer le sport dans les Contrats Locaux de Santé en s’appuyant sur les CDOS pour un diagnostic territorial (p. 26).
- Labelliser les clubs "inclusifs" pour accélérer l’accueil des personnes en situation de handicap (p. 29).
- Déployer les Projets Sportifs Locaux (PSL) avec l’appui méthodologique de l’ANDES (p. 30).
Autres références
🔍➕ Consulter les autres propositions aux candidats - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/politiques-10/tour-dhorizon-des-propositions-aux-candidats-elections-municipales-2026-france-5589
- INJEP – Les licences annuelles des fédérations sportives en 2024
- ANDES – Baromètre Budget Sport 2025 des collectivités
- Stratégie Nationale Sport-Santé 2025–2030 | sports.gouv.fr
- Activité physique et sédentarité dans la population en France – Synthèse 2024
RESSOURCES ADDITIONNELLES
Analyse transversale
Les points de repères - 📜🔗LIEN
Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé
- Littératie : Le document propose des outils accessibles (ex : plateforme Data ES) mais reste technique pour les non-initiés.
- Empowerment : Les bénéficiaires (jeunes, seniors, personnes en situation de handicap) sont impliqués via des dispositifs comme les "Clubs Sportifs Engagés" (p. 28).
- Participation : Co-construction des PSL avec les acteurs locaux (p. 30).
- Santé communautaire : Les Maisons Sport-Santé et les CLS intègrent une dimension collective (p. 26).
- Éthique : Les biais culturels et sociaux sont identifiés (ex : inégalités femmes-hommes, p. 28).
- Droits humains : Approche inclusive (handicap, précarité) mais peu de focus sur les discriminations ethniques.
- Intersectorialité : Partenariats recommandés avec les ARS, CAF, et entreprises (p. 22).
- Lutte contre les discriminations : Mention des inégalités d’accès, mais pas d’analyse approfondie des discriminations systémiques.
Synthèse : Le plaidoyer répond aux critères de Pratiques en Santé en promouvant l’inclusion et la participation, mais pourrait renforcer l’analyse des discriminations et la simplicité des outils pour les publics vulnérables.
Évaluation de la fiabilité de la ressource
- Sources citées : Études INJEP, ANDES, Cour des Comptes, et données ministérielles récentes (2024-2025).
- Méthodologie : Consultation de 120 acteurs (fédérations, élus, experts) et analyse de 50 études.
- Actualité : Données post-Jeux Olympiques 2024 et projections pour 2026/2030.
- Limites : Peu de focus sur les discriminations ethniques ou les territoires ultra-marins.
Questions à choix multiples
Partie 1 : Questions
Question 1 : Quel est le montant total des dépenses sportives des communes et intercommunalités en 2025 ? a) 5,8 milliards d’euros b) 8,7 milliards d’euros c) 12,3 milliards d’euros d) 17,2 milliards d’euros
Question 2 : Quelle proposition vise à faciliter l’accès des enfants au sport via une sortie des cours à 16h ? a) Proposition 2 (Équipements) b) Proposition 1 (Un élève, un club) c) Proposition 5 (Territoire attractif) d) Proposition 7 (Bénévolat)
Question 3 : Quel outil permet d’identifier les zones sous-équipées en infrastructures sportives ? a) Le PSL b) La plateforme Data ES c) Le CLS d) Le PEdT
Question 4 : Quel pourcentage de clubs sportifs fonctionnent sans salarié en France ? a) 50 % b) 63 % c) 75 % d) 86 %
Question 5 : Quel dispositif vise à insérer 150 000 personnes éloignées de l’emploi via le sport depuis 2022 ? a) Les Maisons Sport-Santé b) Les Clubs Sportifs Engagés c) Le mécénat de compétences d) Le label Ville Active & Sportive
Partie 2 : Correction commentée
Question 1 : ✅ Réponse correcte : c) 12,3 milliards d’euros 📝 Explication : Ce chiffre inclut les 8,7 Md€ des communes et 3,6 Md€ des EPCI (p. 4).
Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) Proposition 1 (Un élève, un club) 📝 Explication : La sortie à 16h est un levier pour organiser des navettes vers les clubs (p. 12).
Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) La plateforme Data ES 📝 Explication : Outil du Ministère des Sports pour une planification territoriale (p. 14).
Question 4 : ✅ Réponse correcte : d) 86 % 📝 Explication : Chiffre issu de l’INJEP, soulignant la dépendance au bénévolat (p. 24).
Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) Les Clubs Sportifs Engagés 📝 Explication : Dispositif piloté par France Travail, avec 50 % de retour à l’emploi (p. 28).
Foire aux questions
Pourquoi les communes réduisent-elles leurs budgets sportifs ?
- Contexte budgétaire tendu (43 % de baisse en 2025) et priorités concurrentes (sécurité, logement) (p. 5).
Comment financer la rénovation des équipements sans augmenter les dépenses ?
- Via le partenariat "SportRenov" avec la Banque des Territoires (prêts bonifiés) (p. 14).
Quels sont les freins à la pratique sportive des seniors ?
- Manque d’information, horaires inadaptés, offre trop compétitive (p. 8).
Comment impliquer les entreprises locales dans le sport ?
- Mécénat de compétences, apports en nature, ou incitation à l’engagement des salariés (p. 22).
Qu’est-ce qu’un Projet Sportif Local (PSL) ?
- Outil de planification concertée entre collectivités et mouvement sportif (diagnostic, PPI, gouvernance) (p. 30).
Comment les clubs peuvent-ils accueillir plus de femmes ?
- Réserver des créneaux, adapter les vestiaires, et valoriser les clubs exemplaires (p. 28).
Quel rôle jouent les CDOS dans la mise en œuvre des propositions ?
- Appui méthodologique, formation, et évaluation des actions (p. 26).
Facile à lire et à comprendre
Le sport pour tous dans les villes Comment les maires et les clubs peuvent travailler ensemble ?
Résumé analytique en FALC
Pourquoi ce document est important ?
En France, le sport est très important pour :
- La santé.
- Le lien entre les personnes.
- L’éducation des enfants.
Mais aujourd’hui, beaucoup de villes ont moins d’argent pour le sport. Cela peut empêcher les gens de faire du sport.
Ce document explique 10 idées pour que :
- Les enfants puissent faire du sport près de chez eux.
- Les équipements sportifs soient en bon état.
- Tout le monde puisse faire du sport, même les personnes âgées ou handicapées.
Que propose ce document ?
Le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français) donne 10 solutions pour aider les villes et les clubs à :
- Faire découvrir le sport aux enfants à l’école.
- Réparer les équipements sportifs avec l’aide de la Banque des Territoires.
- Ouvrir les gymnases des écoles aux clubs après les cours.
- Impliquer les entreprises pour aider les clubs.
- Former et remercier les bénévoles qui font vivre les clubs.
- Créer des maisons du sport-santé pour que le sport soit bon pour la santé.
- Accueillir tout le monde dans les clubs : femmes, seniors, personnes handicapées.
Ces idées sont sans dépenser plus d’argent, mais en travaillant mieux ensemble.
Points clés en FALC
Les villes dépensent 12 milliards d’euros par an pour le sport.
- C’est beaucoup d’argent, mais certaines villes en dépensent moins.
Les clubs ont besoin d’aide.
- 86 % des clubs fonctionnent grâce à des bénévoles.
- Beaucoup de clubs ont des problèmes d’argent.
Le sport, c’est bon pour la santé.
Bouger 30 minutes par jour, c’est important pour :
- Le cœur.
- Le moral.
- La concentration à l’école.
Les enfants doivent pouvoir faire du sport.
- Les écoles et les clubs doivent travailler ensemble.
- Exemple : Organiser une "Journée des clubs" à l’école.
Les équipements sportifs doivent être ouverts à tous.
- Les gymnases des écoles peuvent être utilisés par les clubs le soir.
- Les villes peuvent réparer les équipements avec des aides.
Les bénévoles sont très importants.
- Sans eux, les clubs ne peuvent pas fonctionner.
- Il faut les former et les remercier.
Le sport doit être pour tout le monde.
- Les femmes, les seniors et les personnes handicapées doivent pouvoir faire du sport facilement.
Pistes d’action pour les acteurs locaux (en FALC)
Organiser une journée pour faire découvrir les clubs aux enfants.
- À l’école, pendant la "Semaine Olympique".
Ouvrir les gymnases des écoles aux clubs.
- Après les cours, le soir ou le week-end.
Créer un groupe de bénévoles en ville.
- Pour aider les clubs qui manquent de monde.
Faire des partenariats avec les entreprises.
Les entreprises peuvent :
- Donner de l’argent.
- Prêter du matériel.
- Encourager leurs employés à aider les clubs.
Créer une "Maison du Sport-Santé".
- Un lieu où les médecins peuvent conseiller du sport pour la santé.
Adapter les clubs pour les femmes et les seniors.
Exemple :
- Des horaires différents.
- Des vestiaires adaptés.
Utiliser le "Projet Sportif Local" (PSL).
Un plan pour organiser le sport dans la ville avec :
- Les clubs.
- Les écoles.
- Les médecins.