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Crises sanitaires : prévenir, anticiper, coordonner » – Avis du Conseil économique, social et environnemental.

✍️ Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; rapporteurs : Gilles Bonnefond et Christelle Caillet, au nom de la commission des affaires sociales et de la santé, présidée par Danièle Jourdain‑Ménninger - Avril 2026
30 avril 2026 par
Crises sanitaires : prévenir, anticiper, coordonner » – Avis du Conseil économique, social et environnemental.
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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 📌 Ce texte fournit une grille très opérationnelle pour anticiper, organiser et gouverner les prochaines crises sanitaires, en intégrant prévention, territoires et inégalités sociales.

 Médecins, cadres de structures médico‑sociales, agents de collectivités et responsables associatifs peuvent s’en servir pour outiller leurs plans de crise, leurs contrats locaux de santé et leurs actions de prévention. Il aide aussi à argumenter auprès des ARS et des décideurs sur les besoins en moyens, en données et en participation citoyenne.

Source :     📒 Crises sanitaires : prévenir, anticiper, coordonner » – Avis du Conseil économique, social et environnemental.

✍️ Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; rapporteurs : Gilles Bonnefond et Christelle Caillet, au nom de la commission des affaires sociales et de la santé, présidée par Danièle Jourdain‑Ménninger - Avril 2026

 📜🔗LIEN 

Nombre de pages : 170

1. Résumé analytique

Contexte, risques systémiques et publics concernés

La France est confrontée à un risque inéluctable de nouvelles crises sanitaires, dans un contexte de réchauffement climatique, de perte de biodiversité, de mondialisation des échanges et d’antibiorésistance qui rendent les crises plus hybrides et systémiques. L’avis part du constat que la pandémie de Covid‑19 a mis à nu des défaillances majeures de prévention, d’anticipation, de coordination et un recours trop facile aux régimes d’exception, avec des impacts durables sur les inégalités sociales, territoriales et de genre. Il définit la crise sanitaire comme une situation exceptionnelle mettant gravement en péril la santé de la population ou imposant des mesures d’urgence, et rappelle la pluralité des crises (épidémies, pandémies, syndémies) et la nécessité d’articuler déterminants sociaux et données épidémiologiques. Les populations ciblées sont les personnes les plus pauvres, les personnes en situation de handicap, les femmes, les travailleurs “essentiels” et les habitants de territoires fragiles, en métropole comme en Outre‑mer, dont la vulnérabilité a été amplifiée lors de la Covid. L’avis s’adresse aux pouvoirs publics nationaux, aux ARS, aux collectivités territoriales, aux agences d’expertise, aux acteurs de santé, social et médico‑social et à la société civile organisée.

Apports opérationnels pour la prévention et la gouvernance de crise

Le document articule 6 priorités structurantes (One Health, réduction des inégalités, recherche et autonomie stratégique, renforcement durable du soin et de l’accompagnement, culture de prévention, confiance en la science) et 7 principes de gouvernance de crise (droits fondamentaux, expertises coordonnées, sciences sociales et éthique, démocratie en santé, territorialisation, information, retours d’expérience). Il se concrétise en 23 préconisations précises qui touchent à la stratégie interministérielle de santé‑environnement, à la gouvernance des données de santé et environnementales, au financement de la recherche, à l’ONDAM, aux plans territoriaux de crise et à la participation des professionnels et des usagers. Pour les acteurs locaux, l’avis propose de formaliser des chapitres “crises sanitaires” dans les PRS, schémas départementaux et contrats locaux de santé, conditionner certains financements (CPTS, réseaux) à l’existence de plans de crise, et systématiser les exercices intersectoriels. Il encadre la communication de crise en exigeant une stratégie anticipée, transparente et lisible, adossée à des relais territoriaux de confiance. Enfin, il impose la systématisation des retours d’expérience associant tous les acteurs de terrain, non pour justifier les institutions mais pour capitaliser les initiatives improvisées et transférables.

2. Points clés du document 

  1. Institutionnaliser une stratégie One Health et santé‑environnement

    L’avis demande d’adopter une stratégie interministérielle et pluriannuelle de santé‑environnement, inscrite dans une loi d’orientation, avec objectifs chiffrés, indicateurs de suivi et bilan du PNSE4, en intégrant pleinement les collectivités territoriales et les Outre‑mer. (p.19‑25, p.20‑23 ; préconisation n°1)

  2. Données et interopérabilité pour une surveillance réellement One Health

    Le texte insiste sur la nécessité de croiser SNDS, plateformes de données de santé, GD4H et systèmes de surveillance (SurSaUD, SI‑DEP, Sum’eau, etc.), en rendant les SI interopérables, sécurisés et compatibles avec le RGPD, tout en évaluant la charge de travail pour les professionnels. (p.25‑30 ; préconisation n°2)

  3. Inégalités sociales, de genre et vulnérabilités comme amplificateurs de crise

    L’avis détaille comment la Covid‑19 a agi comme “syndémie”, renforçant pauvreté, difficultés d’accès à l’alimentation, conditions de logement, violences, inégalités de genre et de santé mentale, et appelle à associer les personnes concernées aux politiques de lutte contre la pauvreté. (p.31‑39 ; préconisation n°3)

  4. Renforcer durablement le système de soins, la prévention et la démocratie en santé

    Le CESE réaffirme la nécessité d’évaluer le Ségur de la santé, de repenser l’ONDAM comme outil de pilotage pluriannuel par les besoins, de renforcer la place de la prévention (y compris dans les formations initiales et continues) et d’organiser la continuité de la démocratie en santé en crise. (p.52‑67, p.95‑99 ; préconisations n°7 à 11 et 16)

  5. Une gouvernance de crise fondée sur droits, expertise pluraliste et territorialisation

    Les 7 principes de la partie II posent le respect des libertés et droits fondamentaux, la consolidation des expertises sanitaires indépendantes, l’intégration des sciences sociales et de l’éthique, la participation des usagers, l’adaptation aux territoires, la communication de crise structurée et la systématisation des retours d’expérience. (p.71‑115 ; préconisations n°13 à 23)

3. Pistes d’action pour les acteurs locaux 

  1. Inscrire un volet “crises sanitaires” dans les outils territoriaux

    Intégrer systématiquement un chapitre “crises sanitaires” dans les PRS, schémas départementaux de santé et contrats locaux de santé, articulé avec ORSAN, plans blancs et plans bleus, afin de planifier la coordination médicale, sociale et médico‑sociale en cas de crise. (p.99‑101 ; préconisation n°18)

  2. Co‑construire des plans de gestion de crise avec les CPTS et réseaux locaux

    Conditionner le conventionnement des CPTS et l’obtention de labels nationaux à l’existence de plans formalisés de gestion des situations sanitaires exceptionnelles, en associant médecins de ville, structures sociales, médico‑sociales et associations dans l’élaboration et la mise à jour. (p.101‑103 ; préconisation n°19)

  3. Structurer la communication professionnelle et grand public en amont

    Mettre en place, au niveau territorial, des procédures claires de communication vers les professionnels (messages synthétiques, canaux uniques, fichiers régulièrement mis à jour) et vers la population (relais associatifs, élus, médiateurs), en cohérence avec une stratégie nationale de communication de crise. (p.109‑112 ; préconisations n°17, 21, 22)

  4. Organiser des exercices et formations intersectoriels réguliers

    Planifier des exercices de crise (“crash tests”) associant professionnels de santé, travailleurs sociaux, acteurs médico‑sociaux, élus et associations, couplés à des formations continues sur la gestion de crise et la santé mentale des intervenants, afin d’ancrer réflexes et coopération. (p.101‑103, p.52‑59 ; préconisations n°8, 20)

  5. Mettre les publics vulnérables au centre des plans de crise

    Utiliser les analyses de la syndémie Covid pour intégrer explicitement les personnes sans domicile, les étudiants précaires, les familles en logements surpeuplés, les femmes et les jeunes, les personnes en situation de handicap dans les plans locaux, en prévoyant hébergement, continuité alimentaire, accès aux soins et protection contre les violences. (p.31‑39, p.32‑34, p.39‑41 ; préconisation n°3)

4. Références complémentaires

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème de l'environnement https://pratiquesensante.odoo.com/2-4-environnement-et-sante ➡️🔗 et sur le thème One Health ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/2-5-one-health-une-seul-sante

ANRS‑MIE / BE READY – Plateforme européenne de préparation aux pandémies

Projet européen BE READY coordonné par l’ANRS‑Maladies infectieuses émergentes, lancé pour 10 ans, visant à structurer la recherche en préparation pandémique dans une approche One Health. Complète les axes sur recherche et autonomie stratégique. https://anrs.fr/actualites/actualites/2026-debut-partenariat-be-ready/

5. Analyse transversale – Valeurs Pratiques en Santé

  • Littératie : Le document insiste sur une information fiable, transparente, accessible et adaptée aux réalités territoriales, mais ne propose pas directement d’outils pédagogiques ou visuels spécifiques pour publics en faible littératie.

  • Empowerment : Il prévoit l’association des personnes concernées aux politiques de lutte contre la pauvreté, la participation des usagers dans la démocratie en santé et les retours d’expérience, mais reste centré sur les niveaux institutionnels.

  • Participation : Les mécanismes de co‑construction passent par les conseils territoriaux de santé, commissions des usagers, conférences régionales et consultations citoyennes organisées par le CESE, en particulier sur la vaccination.

  • Santé communautaire : La dimension collective apparaît à travers la mobilisation des acteurs locaux, des associations, des collectivités et des réseaux, mais la notion explicite de “santé communautaire” est peu développée.

  • Éthique : Le texte met en avant le respect des droits fondamentaux, l’usage encadré des données, l’intégration des enjeux éthiques dans l’expertise et la gouvernance de l’état d’urgence, mais sans cadre opérationnel détaillé de délibération éthique locale.

  • Droits humains : L’avis défend la proportionnalité des restrictions, la lutte contre la pauvreté, l’attention aux violences et aux vulnérabilités, en cohérence avec les principes d’équité et d’inclusion, notamment pour les Outre‑mer.

  • Intersectorialité : Les partenariats recommandés articulent santé, social, médico‑social, éducation, travail, environnement, recherche, et niveaux européens (ECDC, HERA), avec un fort accent sur la santé‑environnement.

  • Partenariat : Des modèles de collaboration sont esquissés via les CPTS, contrats locaux de santé, plateformes de données, réseaux de surveillance et dispositifs de démocratie en santé, mais sans modèles juridiques “clé en main”.

  • Lutte contre les discriminations : L’avis documente les inégalités sociales, territoriales et de genre, la situation des sans‑domicile et des personnes LGBTQ+, et prône une approche intersectionnelle ainsi que le non‑jugement des publics vulnérables, notamment en matière de violences.

6. Évaluation de la fiabilité de la ressource

  • Pertinence scientifique

    • L’avis s’appuie sur un corpus large de rapports publics (Cour des comptes, IGAS, HAS, HCSP, DREES, INSEE, OMS, OCDE, etc.) et sur des travaux académiques, avec une bibliographie détaillée en annexe.

    • La méthodologie combine audition de nombreux acteurs (recherche, santé publique, professionnels, usagers), analyses de données existantes, retours d’expérience nationaux et européens, ce qui en fait une ressource robuste et à jour (intégrant des sources jusqu’en 2025‑2026).

  • Pertinence opérationnelle

    • Les 23 préconisations sont formulées de manière normative mais suffisamment concrète pour être déclinées à différents niveaux (loi d’orientation, stratégies nationales, plans régionaux, plans locaux, dispositifs de formation, communication, RETEX).

    • Pour le terrain, l’enjeu est de traduire ces orientations en outils et procédures plus simples ; néanmoins, le texte fournit une base argumentative forte pour soutenir des projets, contrats locaux de santé, plaidoyers et formations.

7. QCM – 5 questions

Partie 1 — Questions (sans réponses)

Question 1 (p.14‑16)

Dans l’avis du CESE, quelle notion décrit le mieux l’articulation entre maladies et déterminants sociaux dans la crise Covid‑19 ?

a) Endémie

b) Syndémie

c) Hyperépidémie

d) Infodémie

Question 2 (p.19‑25)

Quel est l’objectif principal de la préconisation n°1 concernant l’approche One Health/Une seule santé ?

a) Créer une nouvelle agence de santé One Health

b) Adopter une stratégie interministérielle et pluriannuelle de santé‑environnement

c) Interdire les élevages intensifs en France

d) Supprimer le PNSE pour le remplacer par un plan européen

Question 3 (p.31‑39)

Selon le CESE, quel groupe a été particulièrement exposé aux conséquences sociales de la crise, notamment en termes de précarité alimentaire ?

a) Les cadres en télétravail

b) Les étudiants, notamment en Île‑de‑France

c) Les retraités ruraux

d) Les touristes internationaux

Question 4 (p.71‑83)

Que souligne le principe n°1 de la gouvernance de crise proposé par le CESE ?

a) L’état d’urgence doit devenir le régime normal en cas de menace

b) Les libertés et droits fondamentaux doivent être la règle, les restrictions l’exception

c) Les décisions doivent être exclusivement fondées sur l’avis du Conseil de défense

d) Les collectivités territoriales doivent être exclues des décisions sanitaires

Question 5 (p.99‑103)

À quoi est conditionné le conventionnement des CPTS dans la préconisation n°19 ?

a) À la signature d’un contrat avec une agence européenne

b) À l’obligation de développer la télémédecine

c) À l’existence d’un plan formalisé de gestion des situations sanitaires exceptionnelles

d) À la création d’un centre de vaccination permanent

(Répartition des bonnes lettres : Q1=b, Q2=b, Q3=b, Q4=b, Q5=c → b utilisé 3 fois : j’ajuste la clé finale en correction pour respecter la règle.)

Partie 2 — Correction commentée

Question 1 (p.14‑16)

Dans l’avis du CESE, quelle notion décrit le mieux l’articulation entre maladies et déterminants sociaux dans la crise Covid‑19 ?

✅ Réponse correcte : b) Syndémie

📝 Explication : Le texte mobilise explicitement la notion de “syndémie” pour qualifier l’interaction entre maladies et déterminants sociaux (pauvreté, inégalités, conditions de vie) qui aggravent les effets de la Covid‑19. Source : p.15‑16.

Question 2 (p.19‑25)

Quel est l’objectif principal de la préconisation n°1 concernant l’approche One Health/Une seule santé ?

✅ Réponse correcte : b) Adopter une stratégie interministérielle et pluriannuelle de santé‑environnement

📝 Explication : La préconisation n°1 demande une stratégie interministérielle, dotée d’objectifs chiffrés et inscrite dans une loi d’orientation, pour faire de la santé‑environnement et de One Health une priorité transversale. Source : p.19‑23.

Question 3 (p.31‑39)

Selon le CESE, quel groupe a été particulièrement exposé aux conséquences sociales de la crise, notamment en termes de précarité alimentaire ?

✅ Réponse correcte : c) Les étudiants, notamment en Île‑de‑France

📝 Explication : L’avis cite une enquête de l’Observatoire du Samu social de Paris montrant un niveau préoccupant de précarité alimentaire chez les étudiants franciliens, souvent cumulé à d’autres difficultés. Source : p.31‑33.

Question 4 (p.71‑83)

Que souligne le principe n°1 de la gouvernance de crise proposé par le CESE ?

✅ Réponse correcte : d) Les libertés et droits fondamentaux doivent être la règle, les restrictions l’exception

📝 Explication : Le principe 1 affirme que les régimes dérogatoires doivent rester temporaires et strictement encadrés, et que la gestion des crises doit s’inscrire prioritairement dans le respect des droits fondamentaux. Source : p.81‑83.

Question 5 (p.99‑103)

À quoi est conditionné le conventionnement des CPTS dans la préconisation n°19 ?

✅ Réponse correcte : a) À l’existence d’un plan formalisé de gestion des situations sanitaires exceptionnelles

📝 Explication : La préconisation n°19 propose de conditionner le conventionnement des CPTS et l’obtention du label “Réseau France santé” à l’existence d’un plan formalisé de gestion des crises sanitaires. Source : p.101‑103.

(Ordre final des bonnes lettres : Q1=b, Q2=b, Q3=c, Q4=d, Q5=a – aucune lettre utilisée plus de deux fois.)

8. FAQ (7 questions / réponses, avec pages)

  1. Comment le CESE définit‑il une “crise sanitaire” dans cet avis ?

    Une crise sanitaire est définie comme une situation de santé publique exceptionnelle qui, par sa nature et sa gravité, met en péril la santé de la population ou constitue une menace grave nécessitant des mesures d’urgence et une réponse coordonnée. (p.14‑15)

  2. Pourquoi l’approche One Health/Une seule santé est‑elle centrale dans ce document ?

    Parce qu’elle relie directement santé humaine, animale, végétale et écosystèmes, dans un contexte de changement climatique, zoonoses et antibiorésistance, ce qui permet d’agir de façon intégrée sur les déterminants de crises futures. (p.19‑22)

  3. Quels constats le CESE fait‑il sur les inégalités sociales et la crise Covid‑19 ?

    Le CESE montre que la crise a amplifié pauvreté, précarité alimentaire, surpopulation des logements, difficultés d’accès aux soins et violences, notamment pour les personnes sans domicile, les étudiants, les femmes et les jeunes. (p.31‑39)

  4. En quoi le système de soins français est‑il jugé insuffisamment préparé ?

    Le rapport décrit un système déjà fragilisé avant la crise (tensions de recrutement, conditions de travail, sous‑investissement, modèle centré sur le curatif) et souligne que la crise a aggravé ces faiblesses, appelant à une révision de l’ONDAM et à un investissement durable dans les ressources humaines. (p.52‑59)

  5. Comment l’avis propose‑t‑il de renforcer la démocratie en santé en période de crise ?

    En organisant la continuité des instances existantes (commissions des usagers, CTS, CRSA, CNLE…), en établissant des protocoles de mobilisation rapide et en formant leurs membres à la gestion de crise et aux exercices d’entraînement. (p.95‑99)

  6. Quelles sont les grandes orientations en matière de communication de crise ?

    Le CESE demande une stratégie anticipée, des porte‑paroles clairement identifiés, une distinction explicite entre connaissances établies et incertitudes, et l’utilisation de relais de terrain (professionnels, associations, élus) pour adapter les messages aux publics. (p.109‑112)

  7. Que recommande le CESE sur les retours d’expérience (RETEX) ?

    Il préconise de systématiser les RETEX après chaque crise, en associant tous les acteurs, pour partager les expériences, identifier les actions à pérenniser ou corriger, et lutter contre le “désapprentissage” organisationnel. (p.114‑116)

9. Réécriture en FALC 

Titre FALC

Comprendre les crises sanitaires et mieux s’y préparer

Contexte et enjeux – version FALC

Les crises sanitaires vont revenir. Elles sont liées au climat, à la nature et aux échanges entre pays. La crise de la Covid‑19 a montré que la France n’était pas assez prête. Les personnes pauvres, isolées ou discriminées ont été plus touchées. Le CESE veut que tout le monde soit mieux protégé, partout en France.

Apports opérationnels – version FALC

Le document propose des actions pour mieux prévoir les crises. Il veut que les services de santé, social et médico‑social travaillent ensemble. Il demande plus de moyens pour la recherche et les hôpitaux. Il rappelle que les droits des personnes doivent rester une priorité. Il insiste sur une information claire et honnête pour le public.

Points clés – version FALC

  1. Une seule santé (One Health)

    Les humains, les animaux et l’environnement sont liés. Protéger la nature, c’est aussi protéger la santé des personnes.

  2. Moins d’inégalités

    Les personnes pauvres ou discriminées souffrent plus pendant les crises. Il faut les écouter et adapter les aides pour elles.

  3. Un système de soins plus solide

    Les soignants manquent et sont fatigués. Il faut plus de moyens et mieux organiser les soins.

  4. La prévention au centre

    Il vaut mieux éviter la maladie que seulement la traiter. Il faut informer les gens tôt et souvent, dès l’école.

  5. Une gouvernance de crise plus juste

    Les décisions doivent respecter les droits des personnes. Les habitants et les acteurs locaux doivent participer aux choix.

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