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Étude Action BEST – LE BÉNÉVOLAT dans le DOMAINE DE LA SANTÉ

✍️ France Bénévolat (direction de publication : François Bouchon ; rédaction : Nathalie Baillon-Plot, Évelyne Bouchon, François Bouchon, Étienne Hoepffner, Véronique Loyer, Nicolas Mitjavile) Février 2026
9 mai 2026 par
Étude Action BEST – LE BÉNÉVOLAT dans le DOMAINE DE LA SANTÉ
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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 📌 Ce rapport est directement utile aux responsables associatifs, coordonnateurs bénévoles, cadres de structures sanitaires/médico-sociales et décideurs locaux qui veulent structurer, sécuriser et reconnaître le bénévolat en santé.
Il fournit des chiffres récents, une typologie précise des formes de bénévolat en santé et 16 propositions actionnables pour mieux intégrer les bénévoles dans les parcours de soins et de vie.
Il éclaire aussi les élus, ARS et équipes de prévention sur les enjeux de gouvernance, de coordination territoriale et de soutien durable au tissu associatif santé/social.
  
Source :     📒 Étude Action BEST – LE BÉNÉVOLAT dans le DOMAINE DE LA SANTÉ 
✍️ France Bénévolat (direction de publication : François Bouchon ; rédaction : Nathalie Baillon-Plot, Évelyne Bouchon, François Bouchon, Étienne Hoepffner, Véronique Loyer, Nicolas Mitjavile) Février 2026
 
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Nombre de pages : 110

1. Résumé analytique

Contexte et enjeux : un système sous tension, un bénévolat structurant

Le rapport part d’un constat : le système de santé français, pourtant très doté (dépenses de santé à 11,4% du PIB en 2024), est fragilisé par le vieillissement, la montée des maladies chroniques, la pénurie de professionnels et les inégalités d’accès aux soins.

Les bénévoles en santé interviennent dans cet environnement tendu en complément des soignants, en apportant présence, écoute, maintien du lien social, soutien aux proches et défense des droits, sans se substituer aux professionnels.

Le rapport retient une définition large de la santé (OMS, Charte d’Ottawa) incluant prévention, santé mentale, action sociale, médico-social et accès aux droits, et restreint son analyse au bénévolat associatif (loi 1901 et fondations), excluant le bénévolat informel, politique, religieux, syndical ou municipal.

Il documente un écosystème d’environ 35 000 à 40 000 associations « santé » stricto sensu, plus 90 000 à 100 000 associations du champ social/humanitaire, soit près de 10% du tissu associatif français.

Environ 1 million de bénévoles interviennent spécifiquement en santé et plus de 2,1 millions sur le périmètre élargi santé/social/humanitaire, avec une forte présence des 50–75 ans et des femmes (59%).

Les enjeux identifiés portent sur le renouvellement des bénévoles, la prévention de leur usure psychique, la clarification des périmètres pour éviter la substitution à des emplois salariés, l’articulation avec les institutions et la réponse aux nouveaux défis (numérique, isolement, crises sanitaires, précarités).

Apports opérationnels : typologie, chiffres clés et 16 propositions BEST

Le rapport propose une typologie détaillée des associations (associations de patients et d’usagers, bénévoles d’accompagnement à l’hôpital/à domicile/en soins palliatifs, associations de solidarité sociale et médico-sociale, associations humanitaires médicales), en explicitant leurs missions et leur place dans les parcours de santé.

Il décrit les cadres d’intervention (conventions, Charte des associations de bénévoles à l’hôpital, agréments, participation aux instances de démocratie en santé) et les principales missions : prévention, éducation à la santé, accompagnement en établissement ou à domicile, médiation en santé, défense des droits, pair-aidance, participation à la recherche et à la gouvernance.

Une synthèse chiffrée (ETP bénévoles, nombre d’associations, profils de bénévoles, impact sur la santé des bénévoles eux-mêmes) donne des repères utilisables pour le plaidoyer local et la construction de projets.

Les comparaisons internationales (Europe, Amérique du Nord) mettent en évidence des dispositifs structurants à l’étranger (unités de coordination du bénévolat, réserves de bénévoles de crise, prescription sociale, plateformes territoriales) dont certains sont transposables en France.

Enfin, le collectif BEST formule 16 propositions regroupées en deux axes : 1) consolider et reconnaître la place des associations et bénévoles en santé (connaissances, reconnaissance, incitations, accompagnement des bénévoles) ; 2) adapter le cadre d’intervention aux nouveaux défis (mutualisation, reconnaissance des parcours bénévoles, coordination territoriale, médiation numérique, transports solidaires, santé mentale, préparation aux crises).

L’ensemble constitue un outil de référence pour les responsables associatifs, décideurs publics et institutions de santé souhaitant structurer des politiques locales de bénévolat en santé fondées sur des données récentes et des retours d’expérience.

2. Points clés du document

  1. Le bénévolat en santé, un levier humanisant et complémentaire au système de soins

    Le rapport montre que les bénévoles apportent du temps, de l’écoute, du lien social et un soutien psychologique aux patients, proches et aidants, dans une logique de complémentarité et non de substitution aux professionnels.

    Ils contribuent à humaniser les établissements de santé, EHPAD, structures médico-sociales et dispositifs d’aide à domicile, en améliorant l’accueil, le climat de confiance et la continuité du lien avec le territoire.

  2. Un écosystème associatif vaste mais fragmenté

    La France compte environ 35 000 à 40 000 associations spécifiquement « santé » et 90 000 à 100 000 associations sociales/humanitaires, soit près de 10% du tissu associatif, majoritairement sans salarié (83%).

    Environ 1 million de bénévoles sont engagés dans le champ de la santé stricto sensu et 2,1 millions dans le périmètre élargi santé/social/humanitaire, ce qui représente environ 75 000 équivalents temps plein bénévoles en santé.

  3. Des missions diversifiées sur tout le continuum de la santé

    Les bénévoles interviennent en prévention et promotion de la santé (sensibilisation, dépistage, information de proximité), en accompagnement (présence, écoute, activités), en médiation (accès aux soins, aux droits, levée des barrières linguistiques ou numériques), en défense des droits des usagers et en pair-aidance.

    Ils contribuent aussi à la recherche, à l’évaluation des parcours, à la formation croisée bénévoles-professionnels et à la gouvernance associative et institutionnelle.

  4. Des cadres structurants : démocratie en santé et conventions d’intervention

    Le rapport rappelle la place des associations d’usagers et de patients (France Assos Santé, procédures d’agrément, démocratie en santé, participation aux instances) ainsi que l’importance de la Charte des associations de bénévoles à l’hôpital et des conventions avec les établissements.

    Ces cadres clarifient les rôles, sécurisent les interventions, posent les principes de complémentarité avec les soignants et évitent la confusion entre missions bénévoles et postes salariés.

  5. 16 propositions pour une reconnaissance et une structuration accrues

    Le collectif BEST propose de renforcer la connaissance (cartographies, enquêtes), de valoriser les initiatives innovantes, de passer d’une présence « tolérée » à une intégration organisée dans les structures, de lever les freins à l’engagement et de mieux accompagner les bénévoles.

    Il recommande aussi de mutualiser les ressources, de reconnaître les parcours bénévoles (Passeport bénévole, ECTS, VAE), de soutenir durablement les associations, de coordonner au niveau territorial, de développer médiation numérique, transports solidaires, dispositifs en santé mentale et réserves de bénévoles pour les crises.

3. Pistes d’action pour les acteurs locaux

  1. Structurer un diagnostic local du bénévolat en santé

    Les collectivités, ARS, établissements et têtes de réseau peuvent utiliser le cadre proposé (chiffres clés, typologie d’associations, missions) pour réaliser un état des lieux local : qui intervient, où, auprès de quels publics, sur quelles missions.

    Une cartographie des associations santé/social/humanitaire, croisée avec les besoins en prévention, accompagnement et accès aux soins, permet de prioriser les partenariats et de repérer les zones blanches d’intervention bénévole.

  2. Formaliser les partenariats entre établissements et associations

    À partir de la Charte des associations de bénévoles à l’hôpital et des exemples de conventions, les directions d’hôpitaux, d’EHPAD et de structures médico-sociales peuvent clarifier les missions bénévoles, les modalités d’accueil, la formation, le secret partagé et les liens avec les équipes.

    Cette formalisation renforce la légitimité des bénévoles, sécurise les pratiques (surtout en soins palliatifs, santé mentale, accompagnement à domicile) et contribue à rendre le bénévolat visible dans les projets d’établissement et de service.

  3. Développer des dispositifs de médiation en santé et d’accès aux droits

    Les acteurs de territoire peuvent s’appuyer sur les missions décrites (accès aux soins, lutte contre les barrières linguistiques et numériques, accompagnement des publics précaires ou en zones rurales) pour créer ou consolider des équipes de bénévoles médiateurs santé.

    Ces dispositifs peuvent être intégrés aux actions Mon espace santé, aux permanences d’accès aux soins, aux actions hors les murs et aux dispositifs mobiles en articulation avec les associations locales.

  4. Renouveler et sécuriser l’engagement bénévole

    En reprenant les défis identifiés (profils vieillissants, évolution des motivations, exposition aux situations difficiles), les associations locales peuvent mettre en place des parcours bénévoles structurés : accueil, tutorat, formation initiale et continue, temps de parole, prévention de l’usure.

    La reconnaissance des engagements (Passeport bénévole, valorisation dans les parcours étudiants, passerelles VAE) et l’ouverture à de nouveaux profils (jeunes, pairs-aidants, professionnels bénévoles) sont des leviers à saisir par les structures locales.

  5. Inscrire le bénévolat en santé dans la planification territoriale

    Les collectivités, ARS, conférences de territoire et contrats locaux de santé peuvent intégrer un volet « bénévolat en santé » inspiré des propositions BEST : soutien aux têtes de réseau associatives, coordination inter-associative, hubs territoriaux d’orientation des bénévoles, préparation aux crises.

    Cette inscription explicite renforce l’intersectorialité santé/social/médico-social et permet de justifier des financements ciblés, y compris pour les « coûts invisibles » de l’animation du bénévolat.

4. Références complémentaires

OMS Europe – « Community engagement for health services strengthening » (rapport 2024). Cadres et exemples internationaux de participation communautaire et de bénévolat structuré dans les systèmes de santé. https://www.who.int/publications/m/item/community-engagement-for-quality--people-centred-health-services

5. Analyse transversale — Valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le document reste très conceptuel, sans outils spécifiques de simplification pour publics à faible littératie, mais explicite clairement les notions et propose une typologie lisible des formes de bénévolat.

  • Empowerment : Il valorise la participation des usagers, patients et pairs-aidants, notamment via les associations de patients et la démocratie en santé, mais propose peu d’outils concrets pour renforcer directement le pouvoir d’agir des bénéficiaires eux-mêmes.

  • Participation : La co-construction est abordée via le partenariat en santé, la représentation des usagers et la co-construction des parcours avec les associations, mais davantage à un niveau institutionnel que micro-local.

  • Santé communautaire : La dimension collective est présente à travers la promotion de la santé, les actions de proximité, la mobilisation des communautés locales et les comparaisons internationales centrées sur l’action communautaire.

  • Éthique : Le rapport souligne la nécessaire complémentarité avec les professionnels, les risques de substitution à l’emploi, la confidentialité et la formation des bénévoles, sans développer de cadre éthique détaillé mais en en posant clairement les enjeux.

  • Droits humains : L’approche est alignée avec les droits des usagers, la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, la prise en compte des publics précaires et la démocratie en santé, avec une attention aux principes d’équité et d’inclusion.

  • Intersectorialité : Le texte insiste sur les articulations entre sanitaire, social et médico-social, ainsi que sur la nécessité de coordination territoriale et de partenariats avec collectivités, établissements, associations et services sociaux.

  • Partenariat : Les modèles de collaboration (conventions, Charte, représentation dans les instances, plateformes territoriales) sont décrits, même si des outils types prêts à l’emploi sont peu détaillés dans le corps du texte.

  • Lutte contre les discriminations : Le document aborde les inégalités d’accès aux soins (géographiques, sociales, numériques, linguistiques) et la situation des publics vulnérables, mais traite peu explicitement des discriminations liées au genre, à l’orientation sexuelle ou au racisme.

6. Évaluation de la fiabilité de la ressource

  • Pertinence scientifique : le rapport mobilise des sources statistiques reconnues (INSEE, Recherches & Solidarités, Baromètre France Bénévolat/Ifop, France Assos Santé), des données 2024–2025, des comparaisons internationales et les références OMS (définition de la santé, Charte d’Ottawa).

    Il s’appuie sur une méthodologie combinant questionnaire, auditions et retours d’expérience associatifs, détaillée en fin de document, ce qui renforce la transparence.

  • Pertinence opérationnelle : la ressource est très opérationnelle pour le plaidoyer et la structuration de politiques locales, grâce à la typologie d’acteurs, aux chiffres clés, aux descriptions de missions et aux 16 propositions organisées en axes.

    Elle fournit toutefois moins d’outils directement clés en main (fiches pratiques, check-lists) que de cadres d’analyse et d’orientation, ce qui suppose un travail d’appropriation et de déclinaison par les équipes locales.


7. Foire aux questions (FAQ)

  1. Qui sont les bénévoles en santé décrits dans ce rapport ?

    Les bénévoles en santé sont des personnes engagées librement, sans rémunération, dans un cadre associatif, pour des actions touchant à la prévention, aux soins, à l’accompagnement, à la défense des droits ou à l’accès aux soins.

    Ils peuvent être des citoyens, des patients ou anciens patients, des proches aidants, des professionnels en activité ou retraités, ou encore des étudiants.

  2. Dans quels types de structures les bénévoles interviennent-ils ?

    Ils interviennent dans des hôpitaux, des EHPAD, des structures médico-sociales, au domicile des personnes, mais aussi dans des lieux d’accueil associatifs, des lieux de prévention de proximité ou des dispositifs mobiles.

  3. Quelles sont les principales missions des bénévoles en santé ?

    Le rapport cite la prévention et la promotion de la santé (actions de sensibilisation, dépistage, information), l’accompagnement (présence, écoute, activités), la médiation pour l’accès aux soins et aux droits, la défense des droits des usagers, la pair-aidance et la participation à la recherche et à l’évaluation des parcours.

  4. Comment les bénévoles sont-ils encadrés dans les établissements de santé ?

    Leur intervention repose sur des conventions entre associations et établissements et sur la Charte des associations de bénévoles à l’hôpital, qui précisent droits, devoirs, complémentarité avec les soignants, confidentialité et modalités de coordination.

  5. Quelle est la place des associations de patients dans la démocratie en santé ?

    Les associations de patients et d’usagers, souvent agréées et fédérées au sein de France Assos Santé, représentent les usagers dans les instances de santé, participent à l’élaboration des politiques de santé et défendent les droits des personnes malades.

  6. Quels sont les principaux défis identifiés pour le bénévolat en santé ?

    Le rapport souligne le renouvellement des bénévoles, la prévention de l’usure et de la souffrance psychologique, la clarification des périmètres d’intervention pour éviter la substitution à l’emploi, le besoin de formation, la coordination territoriale et la réponse aux nouvelles vulnérabilités (précarité, fracture numérique, crises).

  7. Comment les acteurs locaux peuvent-ils s’inspirer des propositions BEST ?

    Ils peuvent utiliser les 16 propositions comme canevas pour structurer des plans locaux : observatoires territoriaux du bénévolat en santé, dispositifs de formation mutualisée, reconnaissance des parcours bénévoles, hubs d’orientation, médiation numérique, transports solidaires, dispositifs en santé mentale et réserves de bénévoles pour crises.

8. Réécriture en FALC

Titre FALC

Le bénévolat en santé en France

Résumé FALC — Contexte et enjeux

  • En France, le système de santé va mal. Il manque de soignants et il y a beaucoup de besoins.

  • Les personnes âgées, les malades chroniques et les personnes en difficulté ont besoin d’aide.

  • Les bénévoles ne sont pas payés. Ils donnent de leur temps pour aider les autres.

  • Ils écoutent, parlent avec les malades et leurs proches. Ils créent du lien social.

  • Ils ne remplacent pas les professionnels de santé. Ils les complètent.

  • Le rapport explique qui sont ces bénévoles, où ils agissent et avec qui.

Résumé FALC — Apports opérationnels

  • Le rapport donne beaucoup de chiffres sur les associations et les bénévoles.

  • Il montre les différents types d’associations : patients, accompagnement, social, humanitaire.

  • Il explique les missions des bénévoles : prévention, soutien, aide pour les droits et les soins.

  • Il présente des exemples d’autres pays pour montrer ce qui marche bien.

  • Il propose 16 idées pour mieux reconnaître et organiser les bénévoles en santé.

  • Ces idées servent aux associations, aux hôpitaux et aux décideurs pour agir.

Points clés FALC

  1. Les bénévoles en santé sont nombreux

  • Environ 1 million de bénévoles agissent dans la santé en France.

  • Ils travaillent avec plus de 35 000 associations de santé.

  • Ils sont surtout âgés de 50 à 75 ans et souvent des femmes.

  1. Les bénévoles ont plusieurs missions

  • Ils font de la prévention et informent sur la santé.

  • Ils visitent les personnes malades ou isolées et parlent avec elles.

  • Ils aident à comprendre les droits et à accéder aux soins.

  1. Les bénévoles travaillent avec les professionnels

  • Les bénévoles signent des règles avec les hôpitaux et les structures.

  • Ces règles expliquent ce qu’ils peuvent faire et ne pas faire.

  • Ils respectent la confidentialité et le rôle des soignants.

  1. Les associations de patients sont importantes

  • Les patients et leurs familles créent des associations pour s’entraider.

  • Ces associations défendent les droits des usagers de la santé.

  • Elles participent aux décisions de santé avec les pouvoirs publics.

  1. Le rapport propose des actions concrètes

  • Mieux connaître les bénévoles et leurs actions avec des études et cartes.

  • Mieux former et protéger les bénévoles.

  • Créer une réserve de bénévoles pour les crises et renforcer la coordination.

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