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La santé mentale des personnes adolescentes : le rôle des infirmières scolaires

✍️ Joelle Elias - Université de Sherbrooke, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Programmes de recherche en sciences de la santé - Mémoire de maitrise ès sciences (M.Sc.) en sciences de la santé - Janvier 2024
3 avril 2026 par
La santé mentale des personnes adolescentes : le rôle des infirmières scolaires
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🔍💡 Santé mentale des ados au secondaire : ce mémoire montre comment les infirmières scolaires repèrent, orientent et soutiennent les jeunes, malgré des organisations souvent sous-optimales. #SantéMentaleJeunes #InfirmièreScolaire 

🧠🏫 Rôle réel des infirmières scolaires au Québec : entre intuition clinique, éducation à la sexualité et collaborations fragiles, l’étude met au jour ce qui facilite ou freine l’accès aux soins en santé mentale pour les ados. #SantéScolaire #PréventionJeunes

Ce mémoire donne une vision fine, située au Québec, du rôle réel des infirmières scolaires dans la santé mentale des adolescents de 14 ans et plus, au-delà des mandats théoriques.

Il est directement utile aux infirmières scolaires, coordonnateurs de santé scolaire, directions d’établissement, gestionnaires CISSS/CIUSSS et équipes de prévention jeunesse qui souhaitent structurer ou renforcer une offre de première ligne en santé mentale en milieu scolaire.

Il permet d’identifier des leviers très concrets (repérage, orientation, promotion via l’éducation sexuelle) et des freins organisationnels pour ajuster les pratiques, les formations et les collaborations interprofessionnelles.



Source :     📒 La santé mentale des personnes adolescentes : le rôle des infirmières scolaires
 📜🔗LIEN 

Nombre de pages : 114 pages


1. Résumé analytique

Contexte, enjeux et publics

Les besoins en santé mentale des adolescents ont fortement augmenté, particulièrement depuis la pandémie de COVID-19, alors que les écoles constituent un lieu central de vie et d’accès aux services pour les jeunes. Les infirmières scolaires sont identifiées comme professionnelles de première ligne responsables d’évaluer l’état physique et mental, d’intervenir et d’orienter, mais leur rôle en santé mentale est mal défini et très variable selon les régions et les milieux. La recension des écrits montre peu d’études centrées spécifiquement sur les adolescents, une forte hétérogénéité internationale et une transférabilité limitée vers le contexte québécois, ce qui justifie une étude dédiée. Dans ce mémoire, l’auteure vise à comprendre, du point de vue d’infirmières scolaires québécoises, comment se concrétise leur rôle en santé mentale auprès d’adolescents de 14 ans et plus fréquentant des écoles secondaires, et quels facteurs personnels et organisationnels influencent cet exercice. Quinze infirmières de différentes régions du Québec ont été interrogées par entretiens semi-dirigés, dans une approche descriptive interprétative.

Apports opérationnels pour les acteurs de terrain

L’étude met en évidence trois grandes activités constituant le cœur du rôle en santé mentale des infirmières scolaires : repérer les signes cliniques de problèmes de santé mentale, orienter les adolescents vers des professionnels spécialisés et promouvoir la santé mentale via l’éducation sexuelle. Elle documente finement les stratégies de repérage (intuition, observation, liens de confiance, signaux du milieu), les pratiques d’orientation (référence vers médecins, psychologues, ressources communautaires) et la manière dont les contenus d’éducation à la sexualité sont mobilisés comme leviers de discussion sur le consentement, les relations, l’estime de soi et la détresse. Les facteurs influençant le rôle sont de deux ordres : personnels (attitude, compétences, confiance clinique) et organisationnels (reconnaissance du rôle par les partenaires, collaboration, affectation à plusieurs écoles, charges de travail, structures de services). Le mémoire débouche sur des recommandations implicites pour la pratique infirmière, la gestion, l’enseignement et les politiques : clarifier le rôle en santé mentale, renforcer les compétences spécifiques, mieux structurer la collaboration interprofessionnelle et intégrer pleinement l’infirmière scolaire aux dispositifs de première ligne en santé mentale.

2. Points clés du document

  1. La montée des besoins en santé mentale des adolescents et la centralité du milieu scolaire

    Le document rappelle que les besoins en santé mentale des adolescents augmentent depuis plusieurs années, avec une aggravation depuis la COVID-19, alors que les jeunes passent la majeure partie de leur temps à l’école, faisant du milieu scolaire un point d’entrée crucial pour les services de première ligne. [file:1, p. ii-iii, 6-8, 13]

  2. Trois activités centrales du rôle infirmier en santé mentale

    À partir des entretiens, trois activités structurent le rôle en santé mentale des infirmières scolaires : 1) repérage de signes cliniques de problèmes de santé mentale, 2) orientation vers des professionnels spécialisés, 3) promotion de la santé mentale par l’éducation sexuelle, montrant que la santé sexuelle est utilisée comme porte d’entrée vers la santé mentale. [file:1, p. ii, 26-28, 68-72]

  3. Une grande variabilité des pratiques et une reconnaissance incomplète du rôle

    Les infirmières décrivent des pratiques très hétérogènes d’un milieu à l’autre, une charge de travail importante (affectation à plusieurs écoles, volumes de jeunes élevés) et une reconnaissance partielle de leur expertise en santé mentale, souvent perçue par les partenaires comme centrée sur la santé physique ou la vaccination. [file:1, p. 22-25, 29-30, 74-76]

  4. Des déterminants personnels et organisationnels du rôle

    Le mémoire met en avant des facteurs personnels (attitude, confiance, motivation, compétences en santé mentale) et organisationnels (modèle de soins, ressources disponibles, collaborations, structures de services, politique scolaire) qui influencent concrètement la capacité des infirmières à repérer, orienter et soutenir les adolescents. [file:1, p. 29-33, 73-76, 80-82]

  5. Limites méthodologiques et retombées pour la pratique, la formation et les politiques

    L’étude qualitative avec 15 infirmières ne permet pas une généralisation statistique, mais offre une compréhension approfondie de la réalité québécoise, rarement documentée, et propose des pistes d’action pour la pratique clinique, la gestion, l’enseignement et la politique afin de renforcer la place de l’infirmière scolaire en santé mentale de première ligne. [file:1, p. 79-82, 84]

3. Pistes d’action pour les acteurs locaux

  1. Structurer un dispositif systématique de repérage en milieu scolaire (p. 26-28, 68-70, 80)

    Les équipes de santé scolaire peuvent formaliser des protocoles de repérage en santé mentale (indicateurs d’alerte, grilles d’observation, critères de vigilance) à partir des pratiques décrites par les infirmières (intuition clinique, observation des comportements, signaux des enseignants), afin de passer d’un repérage informel à un repérage organisé. [file:1, p. 26-28, 68-70]

  2. Clarifier et communiquer le rôle de l’infirmière scolaire en santé mentale (p. 13-17, 24-25, 74-76, 80-81)

    Les directions d’école, CISSS/CIUSSS et équipes de prévention peuvent élaborer des fiches de rôle ou chartes de collaboration qui explicitent les responsabilités de l’infirmière en matière de santé mentale (repérage, orientation, suivi, participation aux équipes de soutien) et les partager avec enseignants, psychoéducateurs, travailleurs sociaux et parents. [file:1, p. 13-17, 24-25, 74-76, 80-81]

  3. Utiliser l’éducation à la sexualité comme levier de promotion de la santé mentale (p. 14, 27, 72)

    Les infirmières et enseignant·es peuvent co-construire des séances d’éducation à la sexualité intégrant explicitement des dimensions de santé mentale (consentement, relations saines, estime de soi, violence dans les relations, gestion des émotions), conformément aux pratiques décrites, pour favoriser des discussions sécurisantes et prévenir les détresses. [file:1, p. 14, 27, 72]

  4. Renforcer les compétences infirmières en santé mentale des adolescents (p. 29-33, 73-75, 80-82)

    Les gestionnaires de santé scolaire et responsables de formation continue peuvent mettre en place des formations ciblées sur la santé mentale des adolescents (entretien motivationnel, évaluation du risque suicidaire, troubles anxieux et dépressifs, orientation vers les ressources) et des espaces de supervision clinique pour consolider les compétences et la confiance des infirmières. [file:1, p. 29-33, 73-75, 80-82]

  5. Consolider la collaboration interprofessionnelle et les liens avec les ressources spécialisées (p. 22-23, 30-31, 70-71, 76-82)

    Les tables de concertation locales et les établissements scolaires peuvent structurer des corridors de services formalisés entre écoles, services de santé mentale jeunesse et organismes communautaires (modalités de référence, rétroaction, co-intervention), tout en tenant compte des contraintes d’accessibilité en zones rurales ou éloignées relevées dans la littérature. [file:1, p. 22-23, 30-31, 70-71, 76-82]

4. Références complémentaires

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème de l'éducation sexuelle et affective  ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/4-1-education-affective-sexuelle

  1. National Association of School Nurses – « Elevating the Role of School Nurses in School-Based Mental and Behavioral Health » (document de consensus, 2024)

    Document qui précise les contributions des infirmières scolaires dans les systèmes de soutien à paliers multiples (MTSS) pour la santé mentale et comportementale, avec exemples d’interventions et de partenariats école-santé. https://www.health.state.mn.us/people/childrenyouth/schoolhealth/hco/mentalhlth.html

5. Analyse transversale — Valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le mémoire ne propose pas d’outil structuré de littératie, mais il décrit des pratiques d’éducation à la santé et à la sexualité qui s’adaptent au langage et à la réalité des adolescents lors des entretiens cliniques et des activités de groupe. [file:1, p. 14, 26-28, 72]

  • Empowerment : Les adolescents sont impliqués à travers le repérage centré sur leurs besoins, les entretiens individuels et les démarches d’orientation qui visent à les soutenir dans la demande d’aide, mais leur participation à la conception des services reste peu décrite. [file:1, p. 7, 26-27, 70-72]

  • Participation : Le document décrit peu de mécanismes formalisés de co-construction avec les jeunes, mais évoque la création de liens de confiance et des espaces d’expression, en particulier lors des rencontres infirmière–adolescent et des interventions en classe. [file:1, p. 26-27, 72]

  • Santé communautaire : La dimension collective est abordée via la présentation de la pratique infirmière comme relevant de la santé publique et communautaire en milieu scolaire, avec une logique de promotion et de prévention de la santé mentale pour l’ensemble des élèves. [file:1, p. 13-15, 24-25]

  • Éthique : Les enjeux liés à la confidentialité, au respect des jeunes et à la limite des compétences sont présents, mais les biais culturels ou sociaux sont peu explicités comme objets d’analyse systématique. [file:1, p. 67-68, 73-76]

  • Droits humains : Le mémoire s’inscrit dans une perspective d’accessibilité et d’équité d’accès aux soins en santé mentale pour les adolescents, mais les droits humains ne sont pas abordés comme cadre explicite (références aux modèles de soins, à la première ligne et à l’accessibilité). [file:1, p. 6-9, 13, 80-82]

  • Intersectorialité : Le texte décrit des collaborations entre écoles, services de santé, services sociaux et ressources communautaires, mais ces partenariats sont souvent fragiles et dépendants des contextes locaux. [file:1, p. 8-10, 22-23, 30-31, 76-82]

  • Partenariat : Les modèles de collaboration sont davantage décrits de façon descriptive (collaboration avec enseignants, psychologues, travailleurs sociaux) que formalisée (protocoles, ententes), soulignant une marge de progression pour des cadres de partenariat plus structurés. [file:1, p. 22-23, 30-31, 76-82]

  • Lutte contre les discriminations : Le document n’aborde pas directement la question des discriminations (genre, origine, orientation sexuelle, handicap) ni des pratiques explicites de non-jugement, même si la posture de soutien et de respect du vécu des adolescents est présente en filigrane. [file:1, p. 26-27, 72-73]

Points de vigilance en animation

Le document traite de santé mentale des adolescents, de détresse, de troubles possibles et d’orientation vers des services spécialisés, mais il n’aborde pas de manière explicite et détaillée des thématiques comme violences sexuelles, VIH/PrEP, chemsex ou MNA, même si les contenus d’éducation à la sexualité peuvent toucher à des expériences sensibles. [file:1, p. 6-8, 14, 27, 68-72]

Risques de déclenchement émotionnel :

  • Discussions autour de la détresse psychologique, des idées suicidaires ou de la souffrance des adolescents peuvent raviver des vécus personnels chez les participants. [file:1, p. 6-8, 26-28, 68-70]

  • Échanges sur les limites de l’accès aux soins, les difficultés organisationnelles et la surcharge des infirmières peuvent générer un sentiment d’impuissance ou de colère chez les professionnels. [file:1, p. 22-25, 74-76, 79-82]

  • Thèmes liés aux relations, au consentement et aux violences possibles dans les relations amoureuses ou sexuelles peuvent être sensibles pour certains participants. [file:1, p. 14, 27, 72]

Prévoir des temps de débriefing, des rappels de ressources d’aide et des règles de sécurité émotionnelle est donc recommandé lors d’animations basées sur ce document. [file:1, p. 67-68, 80-82]

6. Évaluation de la fiabilité de la ressource

  • Pertinence scientifique

    Le mémoire repose sur une recension systématique de la littérature sur vingt ans (2003–2023), ayant abouti à 13 études retenues, dont des études qualitatives, des revues de littérature, des enquêtes transversales et une étude mixte, avec une analyse thématique structurée. [file:1, p. 18-22]

    La méthodologie de l’étude empirique (descriptive interprétative, entretiens semi-dirigés auprès de 15 infirmières de différentes régions, analyse par codage thématique) est décrite de manière transparente, avec considérations éthiques et discussion des forces et limites (notamment la transférabilité). [file:1, p. 36, 65-67, 79-80]

    La cohérence entre problématique, objectifs, méthodes, résultats et discussion est bonne, et la bibliographie mobilise des travaux récents, y compris postérieurs à 2019. [file:1, p. ii-iii, 18-22, 79-82, 86-93]

  • Pertinence opérationnelle

    Le document est très utile pour comprendre concrètement ce que font les infirmières scolaires en santé mentale au Québec (repérage, orientation, promotion par l’éducation sexuelle), dans quelles conditions organisationnelles elles exercent et quels facteurs facilitent ou entravent ces rôles. [file:1, p. 26-33, 68-76, 80-82]

    Il fournit des éléments transférables pour les pratiques de terrain (importance du lien de confiance, intégration de la santé mentale dans les activités de santé scolaire, nécessité de clarifier les rôles et de renforcer la collaboration interprofessionnelle), même si des outils directement prêts à l’emploi (grilles, check-lists) ne sont pas fournis. [file:1, p. 26-28, 70-72, 80-82]

7. QCM — 5 questions

Partie 1 — Questions (sans réponses)

Question 1 (p. ii-iii, 6-8)

Quel est l’objectif principal du projet de recherche de Joelle Elias?

a) Évaluer l’efficacité d’un programme de dépistage systématique des troubles mentaux en milieu scolaire

b) Comprendre, du point de vue des infirmières scolaires, leur rôle en santé mentale auprès des adolescents de 14 ans et plus au secondaire au Québec

c) Décrire la prévalence des troubles de santé mentale chez tous les élèves du primaire et du secondaire au Québec

d) Comparer les modèles de santé scolaire entre le Québec et la Norvège

Question 2 (p. 18-22)

Combien d’études ont été retenues dans la recension des écrits de ce mémoire?

a) 7

b) 10

c) 13

d) 20

Question 3 (p. ii, 26-28, 68-72)

Parmi les activités suivantes, laquelle fait partie des trois activités centrales du rôle infirmier en santé mentale identifiées dans le mémoire?

a) Réalisation d’ateliers de sport intensif pour prévenir la dépression

b) Orientation des adolescents vers des professionnels spécialisés en santé mentale

c) Prescription de médicaments psychotropes en première ligne

d) Gestion administrative des dossiers scolaires

Question 4 (p. 22-25, 29-30, 74-76)

Lequel des constats suivants concernant les infirmières scolaires ressort de la littérature et des résultats du mémoire?

a) Elles travaillent presque exclusivement dans une seule école avec peu d’élèves

b) Elles sont principalement perçues comme des expertes en santé mentale par l’ensemble des partenaires

c) Elles sont souvent affectées à plusieurs écoles et perçues surtout comme responsables de la santé physique et de la vaccination

d) Elles n’ont aucun contact avec les enseignants ni les psychologues scolaires

Question 5 (p. 79-82)

Parmi les retombées identifiées, laquelle concerne spécifiquement le niveau de la politique?

a) La création d’une nouvelle profession d’infirmière scolaire indépendante du système de santé

b) Le développement de stratégies pour clarifier et renforcer le rôle des infirmières scolaires en santé mentale dans les politiques de santé et d’éducation

c) L’obligation pour toutes les infirmières scolaires de suivre une formation en psychiatrie de 5 ans

d) La suppression des collaborations avec les organismes communautaires

Partie 2 — Correction commentée

Question 1

Quel est l’objectif principal du projet de recherche de Joelle Elias?

✅ Réponse correcte : b) Comprendre, du point de vue des infirmières scolaires, leur rôle en santé mentale auprès des adolescents de 14 ans et plus au secondaire au Québec.

📝 Explication : Le sommaire précise que le but du projet est de comprendre, de la perspective des infirmières scolaires, le rôle qu’elles jouent en santé mentale auprès des adolescents de 14 ans et plus dans les écoles secondaires du Québec, et non d’évaluer un programme ou de comparer des pays. [file:1, p. ii-iii, 35]

Question 2

Combien d’études ont été retenues dans la recension des écrits de ce mémoire?

✅ Réponse correcte : c) 13.

📝 Explication : La section « Résultats » de la recension des écrits indique qu’au total 13 études ont été retenues (12 issues de la littérature académique et 1 de la littérature grise), couvrant la période 2010–2023. [file:1, p. 21-22]

Question 3

Parmi les activités suivantes, laquelle fait partie des trois activités centrales du rôle infirmier en santé mentale identifiées dans le mémoire?

✅ Réponse correcte : b) Orientation des adolescents vers des professionnels spécialisés en santé mentale.

📝 Explication : Les résultats dégagent trois activités : repérage des signes cliniques de problèmes de santé mentale, orientation vers des professionnels spécialisés et promotion de la santé mentale par l’éducation sexuelle; la prescription de médicaments et l’organisation d’ateliers sportifs ne font pas partie du rôle décrit. [file:1, p. ii, 26-28, 68-72]

Question 4

Lequel des constats suivants concernant les infirmières scolaires ressort de la littérature et des résultats du mémoire?

✅ Réponse correcte : c) Elles sont souvent affectées à plusieurs écoles et perçues surtout comme responsables de la santé physique et de la vaccination.

📝 Explication : Les études recensées et les résultats montrent que les infirmières scolaires sont fréquemment assignées à plusieurs écoles, avec un grand nombre d’élèves, et que les partenaires les perçoivent majoritairement comme des ressources en santé physique et vaccination, leur expertise en santé mentale étant moins reconnue. [file:1, p. 22-25, 29-30, 74-76]

Question 5

Parmi les retombées identifiées, laquelle concerne spécifiquement le niveau de la politique?

✅ Réponse correcte : b) Le développement de stratégies pour clarifier et renforcer le rôle des infirmières scolaires en santé mentale dans les politiques de santé et d’éducation.

📝 Explication : Dans les retombées pour la politique, l’auteure souligne l’importance de développer des stratégies visant à mieux reconnaître et soutenir le rôle des infirmières en santé mentale dans les services de première ligne, plutôt que de créer une nouvelle profession ou de supprimer des partenariats. [file:1, p. 80-82]

8. Foire aux questions (FAQ)

  1. À quels publics ce mémoire s’adresse-t-il en priorité? (p. ii-iii, 13-15)

    Il s’adresse principalement aux infirmières scolaires, aux responsables de programmes de santé scolaire, aux gestionnaires de services jeunesse (CISSS/CIUSSS), aux directions d’établissement scolaire et aux chercheurs/enseignants en sciences infirmières et santé publique. [file:1, p. ii-iii, 13-15, 80-82]

  2. Pourquoi la santé mentale des adolescents est-elle présentée comme prioritaire? (p. ii-iii, 6-8)

    Parce que les besoins en santé mentale des adolescents ont augmenté, surtout depuis la pandémie de COVID-19, et que les conséquences sur le fonctionnement scolaire, social et familial sont importantes, faisant de cette tranche d’âge une cible prioritaire de prévention et d’intervention. [file:1, p. ii-iii, 6-8]

  3. Quels types de problèmes de santé mentale sont évoqués dans le mémoire? (p. 3-5, 6-7, 26-28)

    Le document distingue santé mentale, problèmes de santé mentale et troubles mentaux, et fait référence aux manifestations fréquentes chez les adolescents (anxiété, dépression, détresse, idées suicidaires) sans s’attacher à diagnostiquer, mais en se centrant sur le repérage des signes et le besoin d’orientation. [file:1, p. 3-5, 6-7, 26-28, 68-70]

  4. Comment les infirmières scolaires repèrent-elles les adolescents en difficulté? (p. 26-28, 68-70)

    Elles s’appuient sur leurs observations, les confidences des jeunes, des signaux provenant des enseignants ou d’autres professionnels, et sur leur expérience clinique, ce repérage étant souvent peu formalisé et basé sur l’intuition. [file:1, p. 26-28, 68-70]

  5. Quel est le lien entre éducation à la sexualité et santé mentale dans ce mémoire? (p. 14, 27, 72)

    L’éducation à la sexualité est présentée comme un espace privilégié pour aborder la santé mentale, car les thèmes des relations, du consentement, de la violence et de l’estime de soi permettent de faire émerger des difficultés et de travailler la prévention. [file:1, p. 14, 27, 72]

  6. Quelles sont les principales limites de l’étude? (p. 79-80)

    Les limites incluent la taille de l’échantillon (15 infirmières), la nature qualitative qui limite la généralisation, et la spécificité du contexte québécois, ce qui nécessite prudence pour transférer les résultats à d’autres contextes. [file:1, p. 79-80]

  7. Quelles pistes le mémoire propose-t-il pour améliorer les pratiques? (p. 80-82, 84)

    Il suggère de mieux définir et reconnaître le rôle en santé mentale, de renforcer la formation et la supervision clinique, de structurer les collaborations interprofessionnelles, de soutenir la gestion des charges de travail et de intégrer l’infirmière scolaire dans les politiques et modèles de soins en santé mentale des jeunes. [file:1, p. 80-82, 84]

9. Réécriture en FALC 

Titre FALC

La santé mentale des ados et le travail des infirmières à l’école

Résumé FALC

  • Les ados ont aujourd’hui plus de problèmes de santé mentale. [file:1, p. ii-iii, 6-8]

  • Les ados passent beaucoup de temps à l’école. [file:1, p. ii-iii, 13]

  • À l’école, les infirmières voient souvent les ados. [file:1, p. 13-15, 26-28]

  • L’infirmière écoute, observe et peut voir quand un ado ne va pas bien. [file:1, p. 26-28, 68-70]

  • Elle peut envoyer l’ado vers un médecin ou un psychologue. [file:1, p. ii, 26-28, 70-71]

  • Elle parle aussi de sexualité, de respect et de relations pour aider la santé mentale. [file:1, p. 14, 27, 72]

Points clés FALC

  1. Plus de besoins chez les ados

    Les problèmes de santé mentale augmentent chez les ados. [file:1, p. ii-iii, 6-8]

    Le Covid-19 a rendu la situation plus difficile. [file:1, p. ii-iii, 6-8]

  2. L’école est un lieu important

    Les ados passent presque toute leur journée à l’école. [file:1, p. ii-iii, 13]

    L’école est un bon endroit pour parler de santé mentale. [file:1, p. 13-15, 26-28]

  3. Ce que fait l’infirmière

    Elle regarde si l’ado a des signes de mal-être. [file:1, p. 26-28, 68-70]

    Elle aide l’ado à trouver la bonne personne pour se faire aider. [file:1, p. ii, 26-28, 70-71]

    Elle fait de l’éducation à la sexualité pour parler aussi des émotions. [file:1, p. 14, 27, 72]

  4. Ce qui aide ou bloque l’infirmière

    Son attitude, son expérience et ses formations peuvent aider. [file:1, p. 29-33, 73-75]

    Le manque de temps, trop d’écoles et peu de reconnaissance peuvent bloquer. [file:1, p. 22-25, 74-76]

  5. Pourquoi ce travail est important

    Cela peut aider les ados à parler plus tôt de leurs problèmes. [file:1, p. ii-iii, 68-70]

    Cela peut améliorer l’accès aux soins en santé mentale. [file:1, p. ii-iii, 70-72, 80-82]

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