Se rendre au contenu

Le droit des enfants de participer aux délibérations publiques

✍️ Déclaration du Bureau du Conseil économique, social et environnemental à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 2025.
4 janvier 2026 par
Le droit des enfants de participer aux délibérations publiques
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
| Aucun commentaire pour l'instant

🗣️💡 Participation des enfants : un levier pour des politiques publiques plus justes et inclusives. Le CESE appelle à intégrer la parole des enfants dans les délibérations publiques, pour une démocratie plus représentative et des politiques adaptées à leurs besoins.

Source :   Le droit des enfants de participer aux délibérations publiques  📜🔗LIEN 

Au coeur du sujet 

Résumé analytique 

Contexte et enjeux : La participation des enfants, un droit encore trop peu effectif

La déclaration du CESE s’inscrit dans le cadre de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée en 1989 et ratifiée par la France. Elle rappelle que le droit des enfants d’être entendus et de participer aux décisions qui les concernent (article 12) reste insuffisamment appliqué, malgré son caractère contraignant. Le CESE souligne que ce droit est un principe général, devant guider l’interprétation et la mise en œuvre de tous les autres droits de l’enfant. Pourtant, en France, les enfants sont rarement associés aux processus décisionnels, que ce soit dans les instances consultatives, les politiques publiques ou les débats sociétaux. Le CESE alerte sur les conséquences de cette exclusion : des politiques cloisonnées, des besoins mal identifiés et une démocratie affaiblie par l’absence de la voix des premières personnes concernées.

Apports opérationnels : Des outils et des engagements concrets pour agir

Le CESE propose des pistes concrètes pour renforcer la participation des enfants : intégration de panels d’enfants dans les conventions citoyennes, collaboration avec les associations et les ONG, et décloisonnement des institutions. Il met en avant des exemples réussis, comme la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant et l’avis « Santé mentale et bien-être des enfants et des jeunes », où des enfants ont directement contribué aux travaux. Le CESE s’engage également à évaluer systématiquement l’impact des saisines sur les droits de l’enfant et à ouvrir ses formations de travail à leur participation. Ces initiatives visent à rendre les politiques publiques plus respectueuses de l’intérêt supérieur de l’enfant et à décloisonner les approches sanitaires, éducatives et sociales.

Points à retenir

  • Renforcer la participation des enfants dans les instances consultatives : Le CESE a associé des panels d’enfants à ses travaux, notamment sur la santé mentale et les temps de l’enfant (p. 1-2).
  • Décloisonner les politiques publiques : La participation des enfants permet d’articuler les enjeux d’éducation, de santé et de protection de l’enfance, souvent traités séparément (p. 3-4).
  • Adapter les procédures aux besoins des enfants : Le CESE insiste sur la nécessité de créer des dispositifs adaptés à leur âge et à leur maturité, en s’appuyant sur des partenariats avec la société civile (p. 2).
  • Respecter l’intérêt supérieur de l’enfant : Ce principe doit guider toutes les décisions, en lien avec les droits à la non-discrimination, à la vie et à la liberté d’expression (p. 2).
  • Aligner les pratiques sur les recommandations internationales : Le CESE répond aux observations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, qui a pointé les lacunes de la France en matière de participation enfantine (p. 1-3).

Pistes d'action

  • Organiser des consultations régulières avec des panels d’enfants dans les projets locaux, en s’inspirant des méthodologies du CESE (p. 2-3).
  • Former les professionnels (enseignants, travailleurs sociaux, élus) au recueil et à la prise en compte de la parole des enfants, en utilisant les outils du Défenseur des droits (p. 2).
  • Créer des espaces de dialogue dans les écoles, les centres sociaux et les institutions, pour recueillir leur avis sur les politiques qui les concernent (p. 3).
  • Évaluer l’impact des décisions sur les droits de l’enfant, en intégrant leur participation dans les processus d’évaluation (p. 4).

Autres références

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur   la participation ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/1-2-participation

RESSOURCES ADDITIONNELLES

Analyse transversale

Les points de repères -  📜🔗LIEN 

Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le document propose des outils adaptés aux enfants, mais ne détaille pas les adaptations pour les publics en difficulté de compréhension.
  • Empowerment : Les enfants sont impliqués dans la conception des recommandations, mais leur rôle dans l’évaluation reste limité.
  • Participation : Des mécanismes de co-construction sont décrits (panels, conventions citoyennes), mais leur généralisation est encore à renforcer.
  • Santé communautaire : La dimension collective est intégrée via des partenariats avec des associations et des ONG.
  • Éthique : Les biais culturels et sociaux sont identifiés, mais peu de solutions concrètes sont proposées pour les traiter.
  • Droits humains : L’approche respecte les principes d’équité et d’inclusion, mais les discriminations ne sont pas spécifiquement abordées.
  • Intersectorialité : Le CESE recommande des partenariats entre santé, social et éducation, mais sans cadre formalisé.
  • Lutte contre les discriminations : Le document mentionne le droit à la non-discrimination, mais sans analyse approfondie des discriminations subies par les enfants.

Synthèse : Le document répond partiellement aux critères, avec des avancées notables sur la participation et l’intersectorialité, mais des limites sur l’empowerment et la lutte contre les discriminations.

Évaluation de la fiabilité de la ressource

La déclaration du CESE s’appuie sur des sources juridiques solides (CIDE, observations du Comité des droits de l’enfant) et des exemples concrets de participation enfantine. Les recommandations sont opérationnelles et alignées sur les standards internationaux. Cependant, l’absence de données quantitatives sur l’impact des dispositifs proposés limite l’évaluation de leur efficacité.

Questions à choix multiples

Partie 1 : Questions

Question 1 : Quel article de la CIDE consacre le droit de l’enfant d’être entendu ? a) Article 3 b) Article 6 c) Article 12 d) Article 17

Question 2 : Quel dispositif le CESE a-t-il utilisé pour associer des enfants à ses travaux sur la santé mentale ? a) Un référendum b) Un panel d’enfants c) Une pétition en ligne d) Un sondage national

Question 3 : Selon le CESE, quel principe doit guider toutes les décisions concernant les enfants ? a) Le principe de précaution b) L’intérêt supérieur de l’enfant c) Le principe de neutralité d) Le principe de subsidiarité

Question 4 : Quelle instance internationale a invité la France à mieux respecter la parole des enfants ? a) L’UNESCO b) Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU c) L’Union européenne d) L’OCDE

Question 5 : Quel est l’un des défis majeurs pointés par le CESE pour une participation effective des enfants ? a) Le manque de volonté politique b) L’absence de dispositifs adaptés à leur âge et à leur maturité c) Le coût élevé des consultations d) La résistance des parents

Partie 2 : Correction commentée

Question 1 : ✅ Réponse correcte : c) Article 12 📝 Explication : L’article 12 de la CIDE consacre le droit de l’enfant d’être entendu sur toute question le concernant (p. 1).

Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) Un panel d’enfants 📝 Explication : Le CESE a associé un panel d’enfants à ses travaux sur la santé mentale et les temps de l’enfant (p. 1-2).

Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) L’intérêt supérieur de l’enfant 📝 Explication : Ce principe est rappelé comme central dans la déclaration (p. 2).

Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU 📝 Explication : Le Comité a invité la France à renforcer la participation des enfants dans ses observations (p. 1).

Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) L’absence de dispositifs adaptés à leur âge et à leur maturité 📝 Explication : Le CESE souligne la nécessité de créer des procédures adaptées (p. 2).


Foire aux questions

  1. Pourquoi est-il important d’entendre les enfants dans les délibérations publiques ? Parce que leur participation renforce la pertinence des politiques publiques et respecte leurs droits (p. 1-2).

  2. Quels sont les exemples concrets de participation des enfants cités par le CESE ? La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant et l’avis sur la santé mentale (p. 1-2).

  3. Comment adapter les consultations aux enfants ? En créant des dispositifs adaptés à leur âge et à leur maturité, avec l’appui d’associations (p. 2).

  4. Quel rôle jouent les associations dans la participation des enfants ? Elles sont des partenaires clés pour recueillir et valoriser leur parole (p. 2).

  5. Quels sont les droits liés à la participation des enfants ? Le droit à la liberté d’expression et l’accès à l’information (p. 2).

  6. Comment évaluer l’impact des politiques sur les enfants ? En intégrant leur participation dans les processus d’évaluation (p. 4).

  7. Quelles sont les limites actuelles de la participation des enfants en France ? Le cloisonnement des politiques et le manque de dispositifs adaptés (p. 3-4).


Facile à lire et à comprendre

Le droit des enfants à donner leur avis

C’est quoi ce texte ?

Ce texte parle d’un rapport du CESE. Le CESE, c’est un groupe de personnes qui donne des conseils au gouvernement. Ils disent que les enfants ont le droit de donner leur avis sur les décisions qui les concernent.

Pourquoi c’est important ?

  • Tous les enfants ont le droit d’être écoutés. C’est écrit dans une grande loi internationale : la Convention des droits de l’enfant (CIDE). Cette loi existe depuis 1989.

  • En France, les enfants ne sont pas assez écoutés. Pourtant, leur avis peut aider à améliorer les écoles, la santé et la protection des enfants.

  • Le CESE veut changer ça. Ils veulent que les enfants puissent parler et participer aux décisions.

Comment les enfants peuvent donner leur avis ?

1. Des groupes d’enfants pour discuter

Le CESE a organisé des rencontres avec des enfants. Par exemple :

  • Des enfants ont parlé de leur santé et de leur bien-être.
  • D’autres ont donné leur avis sur le temps à l’école et les activités.

2. Des adultes qui écoutent

Les adultes doivent :

  • Poser des questions simples aux enfants.
  • Prendre des notes quand les enfants parlent.
  • Utiliser leurs idées pour améliorer les règles et les services.

3. Des lieux pour s’exprimer

Les enfants peuvent donner leur avis :

  • À l’école.
  • Dans des conseils de jeunes.
  • Dans des associations qui défendent leurs droits.

Que dit la loi ?

La loi dit que :

  • Tous les enfants peuvent donner leur avis, quel que soit leur âge.
  • Les adultes doivent écouter et respecter ce que disent les enfants.
  • Les avis des enfants doivent aider à prendre des décisions.

Que faire pour mieux écouter les enfants ?

Pour les adultes :

  • Organiser des rencontres avec des enfants.
  • Former les enseignants et les travailleurs sociaux à écouter les enfants.
  • Créer des espaces où les enfants se sentent en confiance pour parler.

Pour les enfants :

  • Oser dire ce qu’ils pensent.
  • Participer aux discussions sur l’école, la santé ou les loisirs.

Exemples concrets

  • Dans une Convention citoyenne, des enfants ont parlé des temps scolaires. Leurs idées ont aidé à faire des propositions pour le gouvernement.

  • Dans un rapport sur la santé mentale, des enfants ont expliqué ce qui les rend heureux ou triste. Leurs avis ont servi à écrire des recommandations.

En résumé

  • Les enfants ont le droit de parler.
  • Les adultes doivent les écouter.
  • Ensemble, on peut améliorer les choses pour tous les enfants.

Mots difficiles expliqués

  • CESE : Conseil économique, social et environnemental. C’est un groupe qui donne des conseils au gouvernement.
  • CIDE : Convention internationale des droits de l’enfant. C’est une loi qui protège les droits des enfants dans le monde.
  • Participation : Le fait de prendre part à une discussion ou à une décision.

Questions ?

Si vous avez des questions, vous pouvez :

  • En parler à un enseignant.
  • Contacter une association qui défend les droits des enfants.

#️⃣ #DroitsEnfant #ParticipationCitoyenne #CESE2025 #CIDE #Éducation #SantéMentale #Jeunesse #Inclusion #PratiquesenSanté

Se connecter pour laisser un commentaire.