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Lutter contre la désinformation au comptoir, mission impossible ?

✍️ Vidal – novembre 2025
7 novembre 2025 par
Lutter contre la désinformation au comptoir, mission impossible ?
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
| 2 Commentaires

🧵 La désinformation santé circule 6x plus vite que les infos vérifiées. Et si la solution passait par un dialogue renforcé au comptoir ? 💊🔍 Désinformation en santé : 47 % des Français exposés, 60 % des <35 ans influençables.

Combiner littératie, participation et intersectorialité pour ancrer la prévention dans le quotidien des quartiers.

Les défis de la désinformation en santé : 

un enjeu de santé publique La désinformation en santé, amplifiée par les réseaux sociaux et les biais cognitifs, touche près d’un Français sur deux, avec des conséquences directes sur les comportements (ex. refus de vaccination). L’article distingue mésinformation (erreur non intentionnelle) et désinformation (manipulation délibérée), soulignant leur impact sur la confiance dans les professionnels de santé. La pandémie de Covid-19 a révélé l’urgence de lutter contre ce phénomène, où l’“infodémie” a précédé l’épidémie, retardant l’adhésion aux mesures préventives. Les pharmaciens, par leur accessibilité et leur expertise, sont identifiés comme des acteurs clés pour contrer ces fausses informations, mais se heurtent à des contraintes de temps et de charge de travail.

Le rôle central du pharmacien : 

entre expertise et limites opérationnelles L’article met en avant la littératie en santé comme outil essentiel pour évaluer critiquement les informations. Les pharmaciens, grâce à leur relation de confiance avec les patients, peuvent orienter vers des sources fiables (ANSM, OMS, ARS). Cependant, le temps limité au comptoir et la rapidité de propagation des fake news (6 fois plus vite que les informations vérifiées) rendent cette mission complexe. Une mobilisation internationale et nationale (Observatoire national de la désinformation en santé) est en cours pour structurer une réponse coordonnée, incluant des recommandations opérationnelles attendues fin 2025.

Source 

ℹ️➕ https://www.vidal.fr/actualites/31638-lutter-contre-la-desinformation-au-comptoir-mission-impossible.html 

Références complémentaires

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur Littératie ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/1-4-litteratie-en-sante-falc

Points clés du document

  • Distinguer mésinformation et désinformation : Intentionnalité comme critère clé, avec des exemples concrets (citron “miraculeux” vs. campagnes anti-vaccins).
  • Impact terrain : 47 % des Français exposés, 60 % des <35 ans influençables, 71 % consultent leur médecin pour vérifier une info.
  • Rôle du pharmacien : Position privilégiée pour éduquer et orienter, mais contraintes de temps et d’affluence.
  • Outils de littératie : Grille d’analyse critique (source, auteur, validité scientifique) à appliquer systématiquement.
  • Stratégie nationale : Création d’un Observatoire et rapport à venir pour formaliser des actions (décembre 2025).

Pistes d’action pour les acteurs locaux

  • Former les équipes : Utiliser la grille d’analyse critique (p. 5) pour évaluer les informations en temps réel au comptoir.
  • Créer des supports visuels : Afficher des QR codes vers des sources officielles (ANSM, OMS) en officine.
  • Collaborer avec les ARS : Organiser des ateliers de littératie en santé pour les patients et les aidants.
  • Optimiser le temps d’échange : Prioriser les messages clés (ex. “Vérifiez la source avant de partager”) pendant les pics d’affluence.

Analyse transversale (Pratiques en Santé)

  • Littératie : Outils proposés (grille d’analyse) adaptés aux professionnels, mais peu d’outils pour les publics à faible littératie.
  • Empowerment : Patients impliqués via l’éducation, mais pas de mécanismes de co-conception mentionnés.
  • Participation : Rôle passif des patients (récepteurs d’info), absence de co-construction.
  • Santé communautaire : Dimension collective évoquée (réseaux sociaux, mobilisation institutionnelle), mais peu d’alliances locales décrites.
  • Éthique : Biais cognitifs identifiés, mais pas de focus sur les biais culturels ou sociaux.
  • Droits humains : Approche inclusive non détaillée ; équité supposée via l’accès à l’information.
  • Intersectorialité : Partenariats recommandés (ARS, OMS), mais pas de modèles formalisés avec le secteur social ou éducatif.

Synthèse : Document pertinent pour les professionnels, mais lacunes sur l’inclusion des publics vulnérables et la formalisation de partenariats intersectoriels.

  • Pertinence scientifique : Sources solides (OMS, études publiées), méthodologie claire.
  • Adéquation standards : Approche evidence-based, éthique, mais manque de détails sur l’inclusion des publics vulnérables.

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Voici un QCM de 5 questions inspiré de l’article, adapté à un public de professionnels de santé (pharmaciens, médecins, infirmiers) ou d’étudiants en santé, avec un niveau de difficulté intermédiaire. L’objectif pédagogique est de renforcer la capacité à distinguer mésinformation et désinformation, comprendre leurs mécanismes, et identifier les bonnes pratiques pour y faire face en contexte professionnel.

Partie 1 : QCM – La désinformation en santé

Question 1 : Quelle est la différence fondamentale entre mésinformation et désinformation ? 

a) La mésinformation est toujours diffusée par des professionnels de santé, tandis que la désinformation vient des réseaux sociaux. 

b) La mésinformation concerne uniquement les médicaments, tandis que la désinformation porte sur les maladies. 

c) La mésinformation résulte d’une erreur ou d’une mauvaise compréhension sans intention de nuire, tandis que la désinformation est délibérée et malveillante.

d) La mésinformation est toujours vérifiée par l’OMS, contrairement à la désinformation.

Question 2 : Selon l’article, quel pourcentage de Français déclarent avoir été exposés à de la désinformation dans le domaine de la santé ? 

a) 25 % 

b) 35 % 

c) 47 % 

d) 60 %

Question 3 : Parmi les acteurs suivants, lequel n’est PAS cité comme un relais de la désinformation en santé dans l’article ? 

a) Le désinformateur (celui qui crée l’information fausse) 

b) Le diffuseur (celui qui relaie l’information)

c) Le consommateur (celui qui partage sans vérifier) 

d) Le ministère de la Santé

Question 4 : Quelle compétence est essentielle pour se prémunir contre la désinformation en santé, selon l’OMS ? 

a) La capacité à mémoriser toutes les informations médicales 

b) La littératie en santé, c’est-à-dire savoir accéder, comprendre, évaluer et utiliser l’information de manière critique 

c) La capacité à utiliser uniquement les réseaux sociaux pour s’informer 

d) La connaissance exclusive des médicaments génériques

Question 5 : Quel rôle clé le pharmacien peut-il jouer dans la lutte contre la désinformation en santé ? 

a) Prescrire systématiquement des antibiotiques pour rassurer les patients 

b) Orienter les patients vers des sources officielles et fiables (ANSM, OMS, ARS, etc.)

 c) Ignorer les questions des patients pour éviter les débats 

d) Partager les informations virales sur les réseaux sociaux pour informer rapidement

Partie 2 : Correction commentée

Question 1 : Quelle est la différence fondamentale entre mésinformation et désinformation ? ✅ Réponse correcte : c) La mésinformation résulte d’une erreur ou d’une mauvaise compréhension sans intention de nuire, tandis que la désinformation est délibérée et malveillante. 📝 Explication : L’article souligne que l’intentionnalité distingue les deux : la mésinformation est involontaire (ex. : un proche partageant un remède non prouvé par bienveillance), tandis que la désinformation vise à tromper (ex. : une campagne anti-vaccin basée sur de fausses données).

Question 2 : Selon l’article, quel pourcentage de Français déclarent avoir été exposés à de la désinformation dans le domaine de la santé ? ✅ Réponse correcte : c) 47 % 📝 Explication : Le chiffre est cité dans l’article, soulignant l’ampleur du phénomène et son augmentation depuis 2020.

Question 3 : Parmi les acteurs suivants, lequel n’est PAS cité comme un relais de la désinformation en santé dans l’article ? ✅ Réponse correcte : d) Le ministère de la Santé 📝 Explication : L’article mentionne le désinformateur, le diffuseur et le consommateur comme acteurs clés, mais pas le ministère de la Santé, qui est plutôt une source de lutte contre la désinformation.

Question 4 : Quelle compétence est essentielle pour se prémunir contre la désinformation en santé, selon l’OMS ? ✅ Réponse correcte : b) La littératie en santé, c’est-à-dire savoir accéder, comprendre, évaluer et utiliser l’information de manière critique 📝 Explication : La littératie en santé permet d’adopter une démarche critique face aux informations, comme le recommande l’OMS.

Question 5 : Quel rôle clé le pharmacien peut-il jouer dans la lutte contre la désinformation en santé ? ✅ Réponse correcte : b) Orienter les patients vers des sources officielles et fiables (ANSM, OMS, ARS, etc.) 📝 Explication : Le pharmacien, par son expertise et sa relation de confiance, est idéalement placé pour guider les patients vers des informations validées, malgré les contraintes de temps au comptoir.

Ce QCM permet de vérifier la compréhension des mécanismes de la désinformation et des bonnes pratiques pour y répondre, en lien direct avec le contexte professionnel des apprenants.

Pour soutenir Pratiques en Santé - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/annonces-28/pour-soutenir-pratiques-en-sante-3253

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