🔦 🔍💡 École promotrice de santé : le cadre officiel réunit enfin les outils — fiches de diagnostic, charte d'intervention, label Édusanté en 3 niveaux, répartition claire des rôles. #PromotionSanté #SantéScolaire
📌 Ce document donne le cadre officiel complet d'une démarche que beaucoup pratiquent déjà sans la nommer : coordonner, rendre visible et inscrire dans la durée des actions de santé dispersées. Il fournit ce qui manque presque toujours en pratique — une répartition explicite des rôles, des fiches-outils de diagnostic, un modèle de charte pour encadrer les interventions extérieures, et un dispositif de labellisation en trois niveaux. Il pose aussi un point de vigilance rarement écrit noir sur blanc : le champ de la santé concentre une part importante des signalements de dérive sectaire, et les intervenants « bien-être » non éprouvés y sont explicitement visés. Utile à quiconque intervient en milieu scolaire ou cherche à y entrer proprement.
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S'engager dans la démarche École promotrice de santé - Capsules Audio de Pratiques en Santé 🎙️🎥 https://www.youtube.com/watch?v=3lXZAeDNenA
1. RÉSUMÉ ANALYTIQUE
Un cadre de coordination, pas un dispositif de plus
La démarche École promotrice de santé (EPSa), impulsée à partir de janvier 2020 dans la continuité du parcours éducatif de santé (loi du 8 juillet 2013, loi du 26 janvier 2016), ne crée pas un nouveau programme. Elle vise à articuler et rendre lisible ce qui existe déjà — climat scolaire, éducation à l'alimentation, éducation à la vie affective et relationnelle, prévention des conduites à risque — en l'inscrivant dans le projet d'école ou d'établissement. Elle s'adosse à la définition de la santé de l'OMS (1946) et au concept One Health. Le public est l'ensemble des élèves, de la maternelle au lycée, avec une visée explicite de réduction des inégalités sociales de santé, qui se manifestent dès l'enfance (vademecum, p. 6). La problématique de fond est la dispersion : des actions ponctuelles, non coordonnées, sans diagnostic partagé ni évaluation.
Des outils prêts à l'emploi, du diagnostic à la labellisation
Le corpus fournit un appareillage opérationnel directement transposable : une infographie de répartition des rôles entre cinq fonctions (impulser/piloter, concevoir/conduire, accompagner individuellement, s'impliquer/collaborer, accueillir et préserver les espaces) ; trois fiches-outils à présenter en instance, correspondant aux trois étapes engager / approfondir / pérenniser (vademecum, p. 37-39) ; un modèle de charte d'intervention en milieu scolaire (p. 35-36) ; les critères du label Édusanté à trois niveaux (p. 30-32). S'y ajoutent l'appui d'une équipe académique pluricatégorielle de 4 à 6 personnes dont les coordonnées sont téléchargeables, des parcours de formation Magistère, et une infolettre trimestrielle (n° 17, T1 2026). Le point de vigilance sur les dérives sectaires est traité de façon substantielle (p. 29).
2. POINTS CLÉS DU DOCUMENT
1. Le parcours éducatif de santé structure la démarche autour de trois axes indissociables — éducation (développement des compétences psychosociales adossé aux programmes et au socle commun), prévention (actions ciblées sur des problématiques prioritaires, dont les conduites à risque), protection (environnement favorable à la santé et au bien-être). Cette triade « éduquer / prévenir / protéger » est le schéma directeur de toute action EPSa (page web, section « Le parcours éducatif de santé » ; vademecum, p. 6).
2. L'EPSa n'est pas un modèle nouveau mais une opération de mise en cohérence. Le vademecum est explicite : « il ne s'agit pas de construire un nouveau modèle, mais de rendre visible, de rassembler et de coordonner » (p. 2). Concrètement : constituer une équipe projet, établir un diagnostic concerté, réaliser un état des lieux des actions existantes, leur donner de la lisibilité, associer parents et élèves dans les instances, former les équipes (leviers listés p. 12).
3. La répartition des rôles est formalisée en cinq fonctions. L'infographie « Qui fait quoi » distingue : impulser et piloter (corps d'inspection, personnels de direction, adjoints gestionnaires) ; concevoir et conduire les projets (directeurs d'école, enseignants, vie scolaire) ; accompagner individuellement (assistants de service social, infirmiers, médecins, psychologues) ; s'impliquer et collaborer (élèves, élèves ambassadeurs-santé, parents) ; accueillir la communauté éducative et préserver les espaces de vie (personnels techniques territoriaux). Détail par corps de métier à partir de la page 13 du vademecum.
4. Le point de vigilance « dérives sectaires » est explicite et opposable. La Miviludes constate une forte augmentation des signalements, dont 40 % relèvent du champ de la santé. Les alertes portent sur des propositions faites aux enseignants et aux élèves qui, sous couvert d'innovation ou de bien-être, masquent des tentatives d'entrisme. Le texte pose une responsabilité individuelle : ne pas promouvoir les méthodes « non éprouvées » de soins ou de bien-être, et alerter l'IEN (1er degré) ou le chef d'établissement (2nd degré) même en cas de simple doute (page web, section « Les partenaires de l'École » ; vademecum, p. 29). Le recours à des intervenants issus d'associations agréées ou conventionnées est à privilégier.
5. La labellisation Édusanté formalise une progression en trois niveaux. Engagement (diagnostic des besoins, présentation en conseil d'école ou en CESCE, choix des partenaires) ; approfondissement (formation des personnels, coordination interne de toutes les activités liées à la santé, émergence d'une culture commune, premières actions de valorisation) ; déploiement (modification globale du fonctionnement, stratégie de pérennisation). Démarche facultative et volontaire, instruite en comité académique (vademecum, p. 30-32). Les modèles de fiches à présenter en instance figurent p. 37-39.
3. PISTES D'ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX
1. Partir du diagnostic existant, pas d'une page blanche. La première étape prescrite consiste à s'appuyer sur le diagnostic d'établissement ou de territoire, puis à recenser les actions déjà conduites avant d'en engager de nouvelles (page web, section « Les instances à mobiliser »). Utiliser la fiche-outil « Étape 1 : Engager la démarche » (vademecum, p. 37), structurée en trois colonnes — diagnostic / objectifs / actions — avec les rubriques « qui fait quoi », « temporalité », « avec qui », « moyens ».
2. Faire passer le projet par l'instance qui l'inscrit dans la durée. Conseil d'école dans le premier degré ; comité d'éducation à la santé, à la citoyenneté et à l'environnement (CESCE, y compris interdegrés ou inter-établissements), conseil de la vie collégienne, conseil de la vie lycéenne dans le second degré. Le passage en instance n'est pas formel : il conditionne l'inscription au projet d'école ou d'établissement, donc la survie du projet au-delà d'une personne.
3. Formaliser toute intervention extérieure par une charte avant la première séance. Le modèle est téléchargeable au format .doc et figure en annexe du vademecum (p. 35-36). Il fixe : autorisation préalable, inscription au projet d'établissement, co-construction du contenu à partir d'une analyse des besoins, co-animation obligatoire avec un personnel de l'éducation nationale, gratuité, non-lucrativité, absence de prosélytisme et de posture moralisatrice ou culpabilisante, évaluation prévue dès la préparation. Une intervention ne se réduit jamais à une information ponctuelle : travail préalable et suites à donner sont exigés.
4. Vérifier l'agrément avant d'engager un partenaire, et savoir alerter. Consulter la liste des associations agréées par l'éducation nationale. En cas de doute sur une pratique « bien-être », développement personnel ou thérapie non conventionnelle : alerter l'IEN ou le chef d'établissement, et informer le correspondant académique chargé de la prévention des phénomènes sectaires (page web ; vademecum, p. 29).
5. Mobiliser l'appui académique et territorial existant plutôt que de reconstruire. Chaque académie dispose d'une équipe pluricatégorielle de pilotage EPSa (4 à 6 personnes : IA-IPR EVS, IA-IPR disciplinaires, personnel de direction, conseillers techniques infirmier/médecin/service social, IEN-ET, IEN 1er degré), dont les coordonnées sont téléchargeables depuis la page. Elle fait le lien avec le CAESCE, UNIRéS, l'INSPÉ, et accompagne la formation des élèves ambassadeurs-santé en lien avec les instances régionales de promotion de la santé.
6. Impliquer les élèves comme acteurs, en évitant la désignation d'office. La fiche « Devenir ambassadeur-santé » précise mode de désignation, formation et missions. Le vademecum recommande 2 à 4 élèves volontaires par niveau (p. 18) et rappelle un résultat d'évaluation important : la prévention par les pairs est plus efficace lorsque le recrutement par désignation obligatoire est évité (p. 18, note 31). Missions possibles : participer au diagnostic (questionnaires auprès des camarades), proposer des thèmes, contribuer à la réflexion sur les espaces scolaires.
Besoins non couverts identifiés : aucun indicateur de déploiement n'est publié (nombre d'écoles engagées ou labellisées, taux de couverture académique) ; le corpus ne propose pas d'outil d'évaluation d'impact standardisé, ce qui laisse chaque équipe construire ses propres indicateurs.
Intervenants extérieurs : le point de vigilance à ne pas sauter
Ce que dit le ministère
La Miviludes constate une forte hausse des signalements de dérives sectaires. Le champ de la santé en représente 40 %. À l'École, les alertes portent sur des propositions faites aux enseignants et aux élèves qui, sous l'apparence de l'innovation ou du bien-être, masquent des tentatives d'entrisme de mouvements sectaires.
Le texte pose une responsabilité individuelle, pas seulement institutionnelle : il appartient à chaque personnel de l'éducation nationale de ne pas promouvoir les méthodes « non éprouvées » de soins ou de bien-être.
Que faire — 5 réflexes
1. Vérifier avant d'accueillir. Privilégier les intervenants issus d'associations conventionnées ou agréées par l'éducation nationale (niveau national ou académique). La liste des associations agréées est publique et consultable en ligne.
2. Faire signer la charte. Un modèle de charte d'intervention est téléchargeable (également en annexe du vademecum, p. 35-36). Elle fixe le cadre accepté de tous : gratuité, non-lucrativité, absence de prosélytisme, interdiction de toute posture moralisatrice ou culpabilisante, évaluation prévue dès la préparation.
3. Ne jamais laisser une intervention se dérouler seule. La co-animation avec un personnel de l'éducation nationale est la règle, pas une option. C'est le premier filtre contre les contenus non conformes.
4. Alerter au moindre doute — le doute suffit. Le texte est explicite : alerter l'IEN dans le premier degré, le chef d'établissement dans le second, « même en cas de simple doute ou d'interrogation ». Ce n'est pas une accusation, c'est une procédure.
5. Passer au correspondant académique. En cas de suspicion de risque de dérive sectaire, informer le correspondant académique chargé de la prévention des phénomènes sectaires en milieu scolaire.
Le critère à retenir
La question n'est pas « cette personne est-elle sincère ? » mais « cette méthode a-t-elle fait la preuve de son efficacité, et l'intervenant relève-t-il d'une structure agréée ? ». Le désaccord se traite sur le terrain de la preuve et de l'agrément, jamais sur celui de l'intention.
Sources : éduscol, « S'engager dans la démarche École promotrice de santé », mars 2026 ; Vademecum L'École promotrice de santé, p. 29 et p. 35-36 ; circulaire n° 2012-051 du 22 mars 2012.
4. RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème Ecole promotrice de santé ➡️🔗 https://www.pratiquesensante.com/blog/tag/ecole-promotrice-en-sante-513
1. IGÉSR — Les compétences psychosociales : une exigence pour soutenir la promesse émancipatrice de l'École républicaine, rapport n° 24-25-108B, octobre 2025 (publié en mars 2026). Complément critique indispensable : il constate que l'intégration des CPS en milieu scolaire reste marginale, identifie les résistances des personnels, et nomme deux risques que le vademecum n'aborde pas — la dérive thérapeutique (l'École n'a pas vocation à se substituer aux professionnels de santé) et la normalisation des comportements. 🔗 https://www.education.gouv.fr/igesr/competences-psychosociales-soutenir-la-promesse-emancipatrice-de-l-ecole-republicaine-470036
2. Santé publique France — Les compétences psychosociales : un référentiel opérationnel à destination des professionnels experts et formateurs CPS, tome 1, 2025 (tome 2 en 2026). Actualise le référentiel de 2022 cité dans le vademecum ; décline chaque CPS de façon opérationnelle, avec kit de formation, fiches et grille d'auto-évaluation de la qualité des interventions. 🔗 https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/competences-psychosociales-un-referentiel-operationnel-destine-aux-formateurs-experts
3. Ministère de l'Éducation nationale — Circulaire du 4 février 2025 relative à la mise en œuvre de l'éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) et à la sexualité (EVARS), BO n° 6 du 6 février 2025 (programme fixé par arrêté du 3 février 2025, en vigueur depuis la rentrée 2025). Postérieure au vademecum, elle articule explicitement EVARS, parcours éducatif de santé, CPS et pilotage EPSa, et prévoit l'inscription annuelle du sujet à l'ordre du jour du CESCE. 🔗 https://www.education.gouv.fr/bo/2025/Hebdo6/MENE2503565C
5. FOIRE AUX QUESTIONS
1. Faut-il créer un nouveau projet pour entrer dans la démarche EPSa ?
Non. La démarche consiste explicitement à valoriser et articuler les actions déjà mises en œuvre, pas à ajouter un dispositif. La première étape est un état des lieux de l'existant à partir du diagnostic d'établissement ou de territoire (page web, sections « Comprendre la démarche » et « Les instances à mobiliser » ; vademecum, p. 2 et p. 12).
2. Qui décide de l'engagement dans la démarche ?
Elle passe par les instances : conseil d'école dans le premier degré, CESCE dans le second degré (y compris interdegrés ou inter-établissements), avec association des représentants de parents et d'élèves. Le personnel de direction ou le directeur d'école en est le pilote ; l'inscription au projet d'école ou d'établissement en assure la pérennité (page web ; vademecum, p. 13 et p. 21-22).
3. Comment encadrer une intervention associative extérieure ?
Privilégier les associations agréées ou conventionnées par l'éducation nationale. Faire signer la charte d'intervention (modèle .doc téléchargeable, également en annexe du vademecum p. 35-36). Toute intervention est validée par l'IEN ou le chef d'établissement, préparée en amont avec l'équipe éducative, et se déroule en co-animation avec un personnel de l'éducation nationale (vademecum, p. 29 et p. 35).
4. Que faire face à une proposition de « bien-être » ou de développement personnel douteuse ?
Ne pas la promouvoir. La Miviludes signale que 40 % des signalements de dérive sectaire relèvent du champ de la santé. La consigne est d'alerter l'IEN (1er degré) ou le chef d'établissement (2nd degré) même en cas de simple doute, et d'informer le correspondant académique chargé de la prévention des phénomènes sectaires (page web, section « Point de vigilance » ; vademecum, p. 29).
5. À quoi sert concrètement le label Édusanté ?
Il valorise l'existant, structure l'action de manière transversale, facilite le travail en réseau avec les partenaires et inscrit la démarche dans une durée qui « résiste aux mutations » (autrement dit : aux changements d'équipe). Trois niveaux : engagement, approfondissement, déploiement. Démarche facultative, instruite en comité académique (fiche « Devenir une école labellisée Édusanté » ; vademecum, p. 30-32).
6. Quel rôle exact peuvent tenir les élèves ?
Deux formes : l'implication quotidienne de tous les élèves via le renforcement des CPS dans et hors la classe ; et l'engagement d'élèves volontaires comme ambassadeurs-santé (2 à 4 par niveau) — participation au diagnostic, proposition d'actions, sensibilisation des pairs, réflexion sur les espaces scolaires. Le volontariat n'est pas un détail : l'évaluation montre que la prévention par les pairs perd en efficacité quand le recrutement se fait par désignation obligatoire (vademecum, p. 17-18).
7. Où trouver un appui si l'équipe manque de méthode ?
Auprès de l'équipe académique de pilotage EPSa (coordonnées téléchargeables sur la page). Formations : parcours Magistère (hygiène et santé cycles 2-3 ; éducation à la santé 1er degré ; pratiques des infirmiers scolaires ; CPS et parcours éducatif de santé), formations UNIRéS, appui méthodologique des instances régionales de promotion de la santé, ressources de l'IFÉ et de Santé publique France (page web, section « Se former à la démarche »).
6. RÉÉCRITURE EN FALC
Qu'est-ce que l'École promotrice de santé ?
L'École promotrice de santé est une façon de travailler.
Elle réunit toutes les actions pour la santé des élèves.
Elle ne crée pas un nouveau projet.
Elle met en ordre ce qui existe déjà.
L'école agit sur trois choses :
- Éduquer : apprendre aux élèves à prendre soin d'eux et des autres.
- Prévenir : agir avant les problèmes de santé.
- Protéger : rendre l'école agréable et sûre.
Un élève qui va bien apprend mieux.
C'est l'idée de départ.
Qui fait quoi ?
Tout le monde participe.
- Les directeurs et les chefs d'établissement lancent le projet.
- Les enseignants font des actions avec les élèves.
- Les infirmiers, médecins, psychologues et assistants sociaux aident chaque élève.
- Les élèves donnent leur avis. Certains deviennent ambassadeurs-santé.
- Les parents participent aussi.
- Les personnels d'entretien et de cantine s'occupent des lieux de vie.
Les points importants
1. On commence par regarder ce qui existe.
On fait la liste des actions déjà faites dans l'école.
On regarde les besoins des élèves.
2. On en parle en réunion.
Dans les écoles : le conseil d'école.
Dans les collèges et les lycées : le CESCE.
Le CESCE est une réunion sur la santé et la citoyenneté.
3. On écrit le projet dans le projet d'école.
Comme ça, le projet continue même si une personne part.
4. Attention aux personnes qui viennent de l'extérieur.
Certaines personnes proposent des méthodes de « bien-être ».
Ces méthodes ne sont pas toujours sérieuses.
Elles peuvent être dangereuses.
Il faut choisir des associations autorisées par l'Éducation nationale.
En cas de doute, il faut prévenir le directeur ou le chef d'établissement.
5. L'école peut recevoir un label.
Le label s'appelle Édusanté.
Il montre que l'école travaille bien pour la santé.
Il y a trois niveaux. On avance étape par étape.
Le label n'est pas obligatoire.
Les outils à utiliser
- Une fiche pour préparer le projet.
- Une charte à faire signer aux intervenants extérieurs.
- Une infographie qui explique qui fait quoi.
- Une équipe dans chaque académie qui peut aider.
- Des formations en ligne.
7. ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS DE PRATIQUES EN SANTÉ
Littératie : le vademecum inscrit explicitement le renforcement de la littératie en santé parmi les objectifs de l'axe « éduquer » (p. 6), mais le corpus lui-même ne propose aucune version FALC ni adaptation pour publics à besoins spécifiques.
Empowerment : l'élève est posé « à la fois comme cible et comme acteur », avec l'objectif de lui faire prendre conscience de sa capacité d'agir (p. 17) ; le dispositif ambassadeurs-santé traduit cette intention en fonction identifiée.
Participation : la co-construction est formalisée — élaboration des projets « en concertation » dans les instances dédiées, participation des élèves au diagnostic par questionnaires, association des parents élus ; la charte exige que toute action extérieure s'inscrive dans une démarche participative.
Santé communautaire : la dimension collective est structurante (approche territoriale, contrats locaux de santé, conseils locaux de santé mentale, cités éducatives, programmes de réussite éducative), mais l'entrée reste institutionnelle : les habitants et les familles y sont partenaires, non co-décideurs.
Éthique : le cadre est net sur trois points — interdiction du prosélytisme et de toute attitude moralisatrice ou culpabilisante (charte, p. 36), refus des méthodes non éprouvées (p. 29), gratuité et non-lucrativité des interventions.
Droits humains : l'équité, l'inclusion, la non-discrimination et la justice sociale figurent parmi les valeurs fondamentales de la démarche (p. 10) ; l'article L. 111-1 du code de l'éducation est cité en appui.
Intersectorialité : fortement développée — ARS, MILDECA, collectivités, SDIS, police/gendarmerie, maisons des adolescents, points d'accueil et d'écoute jeunes, missions locales, consultations jeunes consommateurs, CIDFF, planning familial, instances régionales de promotion de la santé (p. 25-28).
Partenariat : un modèle de collaboration est réellement formalisé (charte type + validation hiérarchique + co-animation obligatoire + évaluation prévue dès la préparation), ce qui est rare dans ce type de document.
Lutte contre les discriminations : la charte engage tout intervenant au respect de l'individu « sans discrimination sociale, culturelle, ethnique, de sexe ou d'appartenance religieuse » ; l'égalité filles-garçons et la prévention du harcèlement figurent parmi les éducations transversales mobilisables. Le non-jugement est posé négativement (interdiction de la posture culpabilisante) plutôt que comme compétence à construire.
8. ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE
Pertinence scientifique — solide sur le cadre, datée sur les données.
Source primaire institutionnelle (DGESCO), sous licence ouverte Etalab. Les fondements juridiques sont vérifiables et exacts (loi du 8 juillet 2013 ; loi du 26 janvier 2016 ; articles L. 121-4-1 et L. 541-1 du code de l'éducation ; circulaires 2016-008, 2015-117, 2011-216 ; comité interministériel de la santé du 26 mars 2018). Le vademecum est sourcé (OMS, Charte d'Ottawa, HBSC, ENCLASS, DePICT, évaluations Santé publique France des programmes Unplugged, TABADO, ASSIST, Good Behavior Game).
⚠️ Limites et signalements :
- Décalage de génération entre la page (mars 2026) et le vademecum (2020). Le vademecum parle encore de CESC, alors que la page utilise CESCE (comité intégrant l'environnement). Il renvoie à des cadres périmés : plan MILDECA 2018-2022, contrats de ville 2015-2022, schéma directeur de formation 2019-2022, site CGET disparu. Plusieurs URL citées en notes du PDF sont obsolètes.
- Tension interne sur la datation. La page indique une démarche « impulsée dès janvier 2020 », alors que le comité interministériel de la santé du 26 mars 2018 est présenté comme le texte qui « définit la démarche École promotrice de santé ». Il s'agit de deux moments distincts (définition / déploiement) non explicités.
- Le chiffre Miviludes (40 % des signalements dans le champ de la santé) est cité sans année de rapport ni lien vers la source. Il est plausible et cohérent avec les rapports d'activité de la Miviludes, mais non vérifiable en l'état à partir du document.
- Aucune donnée de déploiement. Le nombre d'écoles et d'établissements engagés ou labellisés Édusanté n'est pas communiqué, ce qui interdit toute appréciation de la portée réelle de la démarche depuis 2020.
- Le corpus n'intègre pas encore les publications majeures de 2025. Ni le rapport IGÉSR d'octobre 2025 (qui pose un regard critique sur le référentiel CPS et alerte sur les risques de dérive thérapeutique et de normalisation), ni le référentiel opérationnel CPS de Santé publique France (2025) ne sont mentionnés dans le vademecum ni sur la page.
- Document de nature prescriptive et institutionnelle : il expose un cadre souhaité, sans contrepoint sur les obstacles documentés (pénurie de personnels de santé scolaire, temps disponible des équipes, inégalités de moyens entre académies).
Pertinence opérationnelle — élevée.
La charte type, les trois fiches-outils par étape, la grille de labellisation et l'infographie de répartition des rôles sont directement utilisables sans adaptation. Les coordonnées des équipes académiques sont téléchargeables. C'est la principale valeur du document.
10. HASHTAGS STRATÉGIQUES
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