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Santé sexuelle et reproductive — Volet 1. Fertilité et santé globale — Volet 2. Infertilité : exploration en première intention

Haute Autorité de santé (HAS), sur saisine de la Direction générale de la Santé (DGS) — juin 2026
25 juillet 2026 par
Santé sexuelle et reproductive — Volet 1. Fertilité et santé globale — Volet 2. Infertilité : exploration en première intention
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🚨 Projet d'enfant : les 6 mots à dire en consultation que personne n'ose prononcer
🔍💡 Fertilité & projet d'enfant : la HAS pose enfin un cadre pour en parler à tout le monde — femmes, hommes, personnes en situation de handicap — sans jugement ni panique. 🤝 Un socle solide pour outiller l'accueil, l'info et l'orientation sur le terrain. #pratiquesensante #SantéSexuelle



📌 Ce document donne un cadre solide pour oser ouvrir le dialogue sur le projet d'enfant avec toute personne en âge de procréer — y compris les hommes, les personnes en situation de handicap et les personnes trans, longtemps absents de ces échanges. Il fournit un argumentaire fiable pour informer sur la fertilité sans culpabiliser ni faire peur, et des repères clairs pour savoir quand orienter en cas de suspicion d'infertilité. Utile pour construire un accueil, une affiche, un temps d'échange ou une action de sensibilisation ancrés dans les preuves. 



Source :     
📒 Santé sexuelle et reproductive — Volet 1. Fertilité et santé globale — Volet 2. Infertilité : exploration en première intention.
✍️ Haute Autorité de santé (HAS), sur saisine de la Direction générale de la Santé (DGS) — juin 2026


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1️⃣ RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Un virage vers une santé reproductive précoce, élargie et non genrée

La natalité et les intentions de fécondité reculent régulièrement, l'âge au premier enfant augmente (29,1 ans en 2023, +5,1 ans depuis 1974) et les grossesses non planifiées limitent l'accès aux soins en amont (p. 11-12, 22). La HAS élargit donc la logique préconceptionnelle : ne plus attendre le « projet de grossesse » déclaré, mais sensibiliser et informer toute personne en âge de procréer, en intégrant la santé psychique, les situations de vulnérabilité, le handicap et les parcours trans. Le partenaire masculin, quasi absent des stratégies périnatales, est explicitement réintégré comme un déterminant à part entière (p. 12, 35).

Un outillage pour dialoguer, informer et orienter sans nuire

Le document donne aux professionnels de quoi ouvrir la conversation avec simplicité, adapter l'information aux niveaux de littératie et de communication, et choisir un langage qui n'induit ni anxiété ni stigmatisation (p. 33-37). Il précise le contenu des différents temps de consultation selon la situation (pas de projet, projet différé, projet actif, suspicion d'infertilité) et fixe des seuils clairs pour l'exploration en première intention d'une infertilité (p. 80-99, 126-131). L'ensemble vise à réduire les pertes de chance tout en respectant la liberté de décider.

2️⃣ POINTS CLÉS DU DOCUMENT

1️⃣ La bascule conceptuelle : de la « préconception » à la santé reproductive tout au long de la vie. La recommandation n'attend plus l'expression d'un projet de grossesse : elle propose d'ouvrir un espace de dialogue avec toute personne en âge de procréer, quel que soit son projet (aucun, différé, indécis, actif). Cela s'appuie sur les théories DOHaD/POHaD (origines développementales et paternelles de la santé) (Introduction, p. 7 ; cadre p. 15-19).

2️⃣ La littératie en santé comme prérequis, pas comme option. L'enquête européenne HLS (2020-2021) montre que 44 % des adultes peinent à accéder, comprendre ou utiliser l'information santé ; 73 % ont du mal à naviguer dans le système, 65 % à juger la fiabilité d'une info en ligne. Le document liste des adaptations concrètes (FALC, pictogrammes, gros caractères, braille, LSF, audio, temps allongé, accompagnant) (p. 33-35).

3️⃣ Un cadre de langage anti-stigmatisation (IRHEC). Cinq principes : viser l'autonomie reproductive, être inclusif (hommes et femmes), faire preuve d'empathie sans blâmer, offrir un angle positif sans exagérer les risques, accepter que les personnes changent d'avis. Les messages doivent « permettre de décider, non empêcher un comportement » (R1 à R5, p. 35-37).

4️⃣ Des seuils d'orientation lisibles pour l'infertilité. L'infertilité = absence de grossesse après 12 mois de rapports réguliers non protégés (6 mois après 35 ans chez la femme). Environ 1 couple sur 6 connaîtra une infécondité involontaire à un an ; l'infertilité touche ~17,5 % de la population adulte mondiale, et un facteur masculin contribue à ~45 % des situations (p. 120-127).

5️⃣ Une attention explicite aux publics invisibilisés. Des sections dédiées posent la parentalité comme droit fondamental pour les personnes en situation de handicap (avec la distinction majeure entre incompétence parentale — contextuelle et réversible — et incapacité parentale — structurelle), l'accompagnement des personnes trans (préservation/réutilisation des gamètes), et le repérage des vulnérabilités psychiques, sociales et des violences (219 000 femmes/an victimes de violences conjugales) (p. 100-118, 22).

3️⃣ PISTES D'ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX

1️⃣ Installer des supports d'appel dans les lieux d'accueil. Affiches et brochures en salle d'attente pour signaler que le sujet peut être abordé et amorcer le dialogue — idéalement en FALC et traduites (R1, p. 36). Renvoyer vers la plateforme publique « Ma fertilité » (Santé.fr).

2️⃣ Systématiser une question d'ouverture neutre sur l'intention de conception. Partir d'une formulation globale (« Avez-vous un projet, ou pas, d'avoir un enfant, un jour ? ») qui inclut celles et ceux qui ne veulent pas d'enfant, plutôt que de présumer un projet (p. 69-77).

3️⃣ Adapter chaque information au niveau de littératie et de communication. Prévoir du temps, proposer un écrit de rappel, vérifier la compréhension, mobiliser pictogrammes/FALC/LSF selon les besoins ; ne jamais délivrer une info anxiogène sans reformulation positive (p. 33-37).

4️⃣ S'adresser autant aux hommes qu'aux femmes. Intégrer explicitement le partenaire masculin dans les messages (âge paternel, tabac, alcool, alimentation, expositions) pour rééquilibrer une responsabilité aujourd'hui portée majoritairement par les femmes (p. 35, 38-52).

5️⃣ Utiliser les seuils d'orientation comme repère partagé. Repérer sans retard une situation d'infertilité (12 mois, ou 6 mois si la femme a ≥ 35 ans / l'homme ≥ 45 ans) et orienter vers une consultation dédiée au couple et à chaque partenaire (R4-R6, p. 126-131).

6️⃣ Sécuriser l'accompagnement des publics spécifiques. Pour le handicap : ne pas confondre incapacité et incompétence parentale, mobiliser Handigynéco/HandiConsult, garantir l'accès aux séances EVARS (p. 101-111). Repérer et orienter en cas de violences ou de vulnérabilité psychique/sociale (p. 99-100).

Besoins non couverts identifiés : valorisation du temps de coordination diagnostique ; extension de « Mon bilan prévention » et des consultations de contraception/IST au-delà de 26 ans ; développement d'entretiens préconceptionnels dédiés aux hommes ; production d'outils FALC/multilingues encore insuffisante (p. 9-10).

4️⃣ RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES

  1. HAS — Santé sexuelle et reproductive : Recommandations Volet 1. Fertilité et santé globale (2026) — la version opérationnelle des messages-actions qui découlent de cet argumentaire ; indispensable pour passer de la preuve à la pratique. 👉 https://www.has-sante.fr/jcms/p_4154557/fr/sante-sexuelle-et-reproductive-recommandations-volet-1-fertilite-et-sante-globale
  2. HAS — Santé sexuelle et reproductive : Recommandations Volet 2. Infertilité : exploration en première intention (2026) — les conduites à tenir concrètes pour l'exploration et l'orientation en soins primaires. 👉 https://www.has-sante.fr/jcms/p_4154558/fr/sante-sexuelle-et-reproductive-recommandations-volet-2-infertilite-exploration-en-premiere-intention
  3. Santé publique France — Rapport de surveillance de la santé périnatale en France 2010-2019 (édition mai 2024, 164 p.) — la base épidémiologique multisources qui documente les inégalités territoriales et sociales sous-jacentes.
    👉 https://www.santepubliquefrance.fr/docs/rapport-de-surveillance-de-la-sante-perinatale-en-france-2010-2019

5️⃣ FOIRE AUX QUESTIONS (FAQ)

1️⃣ À qui s'adresse concrètement cette démarche ? À toute personne en âge de procréer, qu'elle ait ou non un projet d'enfant — à l'exclusion explicite des adolescent·es, personnes détenues et personnes vivant à la rue, qui relèvent d'approches adaptées (p. 8-9).

2️⃣ Faut-il un « projet de grossesse » déclaré pour aborder le sujet ? Non. C'est justement le changement : on ouvre le dialogue en amont, même sans projet exprimé, à l'occasion de consultations existantes (p. 63-77).

3️⃣ Comment parler de fertilité sans faire peur ni culpabiliser ? En suivant les 5 principes IRHEC : autonomie, inclusivité, empathie, angle positif, acceptation du changement d'avis. Le but est d'éclairer une décision, pas de dicter un comportement (p. 35-37).

4️⃣ Que faire face à une personne en difficulté de compréhension ? Prévoir du temps, adapter les supports (FALC, pictogrammes, gros caractères, braille, LSF, audio), proposer un écrit de rappel et l'accompagnement d'un proche si souhaité (p. 33-35).

5️⃣ À partir de quand suspecter une infertilité et orienter ? Après 12 mois de rapports non protégés sans grossesse — ou 6 mois si la femme a ≥ 35 ans et/ou l'homme ≥ 45 ans. Un repérage sans délai est recommandé dès 40 ans (p. 126-131).

6️⃣ Le bilan concerne-t-il seulement la femme ? Non. L'exploration en première intention est centrée sur le couple et sur chaque partenaire ; un facteur masculin contribue à près de la moitié des situations (p. 120-121, 134-159).

7️⃣ Comment aborder la parentalité avec une personne en situation de handicap ? Comme un droit fondamental. Distinguer incompétence parentale (contextuelle, réversible, à soutenir) et incapacité parentale (structurelle, juridiquement reconnue), utiliser des supports adaptés et s'appuyer sur les dispositifs experts (p. 101-111).

6️⃣ RÉÉCRITURE EN FALC

C'est quoi ce document ?

La HAS explique comment parler du désir d'enfant avec les gens.

Elle donne des conseils aux professionnels de santé.

Ce qui change

Avant, on parlait du bébé seulement quand la personne le demandait.

Maintenant, on peut en parler plus tôt.

On en parle avec les femmes et avec les hommes.

On en parle aussi avec les personnes handicapées.

Bien informer

Il faut donner une information claire.

Il faut utiliser des mots simples.

On peut utiliser des dessins ou des images.

On ne doit pas faire peur.

On ne doit pas juger la personne.

La fertilité

La fertilité, c'est le fait de pouvoir avoir un bébé.

Avec l'âge, il est parfois plus difficile d'avoir un bébé.

C'est vrai pour les femmes et pour les hommes.

Quand voir un médecin ?

Vous essayez d'avoir un bébé depuis 1 an ?

Le bébé ne vient pas ?

Alors parlez-en à un médecin.

Si la femme a 35 ans ou plus : parlez-en après 6 mois.

Un droit pour tous

Toute personne a le droit d'avoir des enfants.

C'est aussi vrai pour les personnes handicapées.

7️⃣ ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS DE PRATIQUES EN SANTÉ

  • Littératie : ✅ Le document propose des adaptations concrètes (FALC, pictogrammes, LSF, braille, audio) pour tous les niveaux de compréhension (p. 33-35).
  • Empowerment : ✅ L'objectif affiché est de renforcer la capacité de décision des personnes, pas de dicter un comportement (p. 36, R2-R5).
  • Participation : 🟡 La co-construction des outils avec les publics est recommandée (principe IRHEC), mais peu formalisée comme mécanisme (p. 35-36).
  • Santé communautaire : 🟡 La dimension collective transparaît via les associations d'usagers et les campagnes, mais l'entrée reste centrée sur la relation individuelle de soin (p. 9, 36).
  • Éthique : ✅ Les biais de genre, culturels et sociaux sont nommés et traités (langage, stigmatisation, distinction incompétence/incapacité parentale) (p. 35, 102).
  • Droits humains : ✅ La parentalité est posée comme droit fondamental, avec référence à la Convention relative aux droits des personnes handicapées (p. 102).
  • Intersectorialité : ✅ Partenariats recommandés avec santé au travail, PMI, centres de santé sexuelle, dispositifs handicap, social (p. 8-9).
  • Partenariat : 🟡 De nombreux acteurs sont cités, mais peu de modèles de collaboration formalisés (hors dispositifs existants type Handigynéco) (p. 9).
  • Lutte contre les discriminations : ✅ Discriminations de genre, liées au handicap et à l'identité trans explicitement identifiées ; non-jugement et diversité posés comme exigences (p. 35, 112-118).

8️⃣ ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE

Pertinence scientifique : élevée sur le plan des sources (HAS, OMS, Ined, Insee, DREES, SPF, sociétés savantes internationales) et de l'actualité des données (2023-2025). ⚠️ Limite majeure assumée par le document lui-même : aucune recommandation ne peut être gradée A/B/C ; toutes reposent sur un accord d'experts (AE), faute d'études suffisantes sur l'efficacité des interventions. À reprendre honnêtement dans toute diffusion.

Pertinence opérationnelle : forte pour cadrer un discours, une posture et des seuils d'orientation ; plus limitée pour l'action clé-en-main (l'argumentaire n'est pas la fiche pratique — voir les « Recommandations » et synthèses associées).

Incohérences internes relevées (signalées, non corrigées) :

  • Nombreux appels de références EndNote non résolus de type {Auteur, année #numéro} disséminés dans le texte (plus de 350 occurrences, ex. {Barbuscia, 2024 #240}) : artefact de production éditoriale, sans impact sur le fond mais visible.
  • Date d'une même référence variable : la référence #63 (European Association of Urology) est citée tantôt « 2024 », tantôt « 2025 » selon les pages (p. 120 et suivantes).
  • Dates de publication à double lecture : métadonnées « adopté le 11 juin 2026 » vs page HAS indiquant une « date de validation 11 juin 2025 » et une mise en ligne le 24 juin 2025 — le calendrier de publication mérite vérification si la date est citée précisément.

9️⃣ HASHTAGS STRATÉGIQUES

#pratiquesensante #SantéSexuelleEtReproductive #Fertilité #LittératieSanté #PréConception #SantéDesHommes #ProjetDEnfant #PromotionSanté


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