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Sexisme et âgisme : la timide émergence du « rien sur moi, sans moi »

Source ➡️🔗 https://educationsante.be/sexisme-et-agisme-la-timide-emergence-du-rien-sur-moi-sans-moi/
20 septembre 2025 par
Sexisme et âgisme : la timide émergence du « rien sur moi, sans moi »
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🕊️⚖️👵 Double standard, double exclusion : l’âge et le genre s’entrelacent, impactant la place des femmes âgées dans la société.-  Combattre l’âgisme genré, c’est reconnaître la voix et les droits des femmes âgées dans toutes nos actions de prévention et d’accompagnement. Les outils existent, faisons-les vivre sur le terrain.

Résumé

Invisibilité et intersection des discriminations

L’article met en lumière la façon dont l’âgisme, combiné au sexisme, accentue la marginalisation des femmes vieillissantes dans la société contemporaine. En s’appuyant sur des observations concrètes et des études, il illustre l’absence de reconnaissance sociale et la hiérarchie des discriminations : l’âge, souvent relégué derrière le racisme ou le sexisme traditionnel, est pourtant un déterminant puissant de la vulnérabilité, notamment pour les femmes. L’auteur relaye des constats de terrain, relevant l’intériorisation par les concernées d’un regard stéréotypé comme leur "normalité", et pointe la quasi-absence de démarches véritablement participatives dans les politiques publiques ou structures médico-sociales.

Place des femmes âgées et leviers de changement

L’analyse met en valeur l’écart entre le discours sociétal inclusif, encore faible, et la réalité quotidienne vécue par les femmes à l’intersection du sexisme et de l’âgisme. Elle rappelle que si la valorisation du « rien sur moi sans moi » progresse, les démarches d’empowerment et de participation restent timides et reposent davantage sur des initiatives associatives que sur un engagement institutionnel fort. L’article propose des pistes concrètes pour renforcer la présence des femmes âgées dans la co-construction des réponses en santé et social, ainsi que dans l’évolution des représentations collectives.

Source 

➡️🔗 https://educationsante.be/sexisme-et-agisme-la-timide-emergence-du-rien-sur-moi-sans-moi/ 

Références complémentaires
Synthèse des références complémentaires 

La question du vieillissement démographique concerne l’ensemble de la société, et impose de repenser nos représentations, nos politiques publiques, et l’organisation de la vie collective. L’âgisme, défini comme l’ensemble des discriminations et préjugés liés à l’âge, en constitue l’un des principaux obstacles : il entretient les stéréotypes (fragilité, inutilité, dépendance…), justifie l’exclusion des aînés du débat public, contribue à leur invisibilité dans la sphère sociale, et nourrit des formes de violences (psychologiques, physiques, économiques, institutionnelles).

Les violences envers les personnes âgées sont multiformes : elles peuvent être directes (abus, négligence, humiliations, violences conjugales ou institutionnelles), mais aussi plus insidieuses (isolement, infantilisation, déni des droits, limitation de l’accès à la citoyenneté ou à la santé). Les conséquences sont lourdes : perte d’autonomie, sentiment d’inutilité, internalisation de l’âgisme et renoncement à certains droits, y compris à une vie affective et sexuelle épanouie. Les femmes âgées subissent un double stigmate : sexisme et âgisme, les exposant à une invisibilisation spécifique, notamment sur le plan de la sexualité et des violences conjugales.

Les articles insistent sur plusieurs leviers d’action :

  • Changer le regard social par des campagnes nationales, la formation des professionnels et des actions intergénérationnelles permettant de promouvoir la valeur, les droits et l’autonomie des aînés.
  • Renforcer les dispositifs de prévention et d’aide face aux violences, qui restent majoritairement cachées ou tolérées.
  • Reconnaitre la diversité des parcours de vieillissement et garantir l’accès à la vie affective et sexuelle, à l’engagement et à la participation sociale, sans barrière d’âge ni paternalisme.
  • Construire une société inclusive où la transition démographique est pensée au même niveau d’urgence et d’innovation que les transitions numérique ou écologique.

En résumé, réussir la transition démographique suppose de combattre l’âgisme sous toutes ses formes, de prévenir les violences, de défendre la citoyenneté et l’intimité des aînés, et d’inscrire la vieillesse dans un projet de société riche, solidaire et inclusif.

Points clés du document
  • Montre la faible reconnaissance institutionnelle de l’âgisme, souvent invisibilisé dans les pratiques de prévention.
  • Analyse la double peine du sexisme et de l’âgisme spécifique aux femmes âgées.
  • Questionne la lenteur de l’intégration du principe « rien sur moi sans moi » dans les démarches participatives.
  • S’appuie sur des exemples et témoignages issus de l’observation terrain.
  • Met en exergue l’importance d’un changement culturel et institutionnel pour renforcer les droits des personnes concernées.
Pistes d’actions pour aller plus loin
  • Mettre en place des formations spécifiques pour les acteurs de terrain sur l’identification et la prise en compte de l’âgisme genré.
  • Adopter des outils d’évaluation accessibles impliquant l’avis des femmes âgées dans tous les dispositifs d’accompagnement et de prévention.
  • Développer le plaidoyer inter-associatif pour renforcer la participation citoyenne réelle au sein des instances décisionnelles.
  • Créer des check-lists pour repérer les situations à risque de double discrimination et adapter les interventions au contexte local (ex : ateliers de parole, réseaux de pairs).
Analyse transversale selon les piliers de Pratiques en Santé

Littératie : l’information sur l’âgisme et le sexisme reste peu diffusée auprès des publics les plus exposés, entravant la capacité d’agir.

Empowerment : la dynamique d’implication des femmes âgées démarre mais demeure minoritaire dans les politiques publiques.

Participation : la logique « rien sur moi sans moi » est citée mais son déploiement concret reste faible.

Santé communautaire : les collectifs de terrain jouent un rôle moteur, souvent en amont des dispositifs institutionnels.

Éthique : l’article pointe les enjeux du respect de la dignité et du consentement.

Droits humains : rappelle la nécessité de défendre l’égalité et l’accès aux droits quel que soit l’âge ou le genre.

Intersectorialité : importance soulignée du croisement associatif, santé et social, mais coopération à systématiser.

Partenariat : appels réitérés à davantage de co-construction et alliances entre parties prenantes.

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