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Une seule santé - One Health Summit - colloque scientifique - Synthèse des recommandations

Comité scientifique du colloque « One health – one science », dans le cadre du One Health Summit (organisé avec la Présidence française de l’UE, appui d’agences et institutions européennes et internationales)
9 avril 2026 par
Une seule santé - One Health Summit - colloque scientifique - Synthèse des recommandations
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🌍🧪 One Health – One Science : un socle scientifique pour relier santé humaine, animale et environnementale et orienter concrètement les plans d’action territoriaux. 🔬🤝 Du laboratoire au terrain : des recommandations scientifiques pour organiser la gouvernance, partager les données et renforcer la prévention des crises sanitaires dans une logique One Health


Ce document fournit un cadre synthétique et structuré pour opérationnaliser l’approche One Health dans les politiques et actions locales, en reliant santé humaine, animale et environnementale. Un coordinateur CLS/Atelier santé ville, un responsable de service communal d’hygiène, un chargé de prévention en ARS ou une association environnement-santé peuvent l’utiliser pour cadrer leurs diagnostics et leurs plans d’action territoriaux. Il est particulièrement utile pour articuler programmes de prévention, veille sanitaire, préparation aux crises et gouvernance intersectorielle.

Ce document aide les acteurs locaux à intégrer concrètement l’approche One Health dans leurs diagnostics et plans de prévention, en croisant santé humaine, animale et environnementale. Il fournit un cadre pour organiser la coopération entre ARS, collectivités, services vétérinaires, acteurs de l’environnement et du social afin de mieux anticiper et prévenir les crises sanitaires sur les territoires


Source :     📒 Une seule santé - One Health Summit - colloque scientifique - Synthèse des recommandations
  📜🔗LIEN 

Nombre de pages : 16

1. Résumé analytique

Contexte et enjeux One Health

Le document présente les recommandations issues d’un colloque scientifique international organisé dans le cadre du One Health Summit, avec pour objectif de traduire l’approche One Health en orientations opérationnelles. Il rappelle le contexte de crises récentes (COVID‑19, zoonoses, antibiorésistance, dégradation des écosystèmes) et montre comment l’imbrication des santés humaine, animale et environnementale exige une transformation des systèmes de surveillance, de recherche et de décision publique. Les publics visés sont les décideurs politiques, les agences sanitaires, les institutions de recherche, mais aussi les acteurs opérationnels engagés en prévention, préparation et réponse aux crises. Les problématiques centrales portent sur la fragmentation des dispositifs de surveillance, l’insuffisance de partage de données, le manque d’anticipation et la faiblesse de la gouvernance intersectorielle.

Apports opérationnels pour l’action

Le texte propose un ensemble structuré de recommandations autour de la recherche, de la surveillance, de la gestion des risques, de la formation et de la gouvernance, en insistant sur la nécessité de décloisonner disciplines et secteurs. Il précise des actions pour développer des systèmes intégrés d’alerte précoce, renforcer les capacités de modélisation, soutenir des réseaux de laboratoires et de terrain, et améliorer la circulation de l’information entre experts et décideurs. Pour les acteurs locaux, il offre des repères pour intégrer One Health dans les diagnostics territoriaux, la planification (plans régionaux de santé, plans climat, plans alimentation) et la structuration de partenariats avec les secteurs vétérinaire, agricole, environnemental et social. Il apporte aussi des indications sur la formation initiale et continue des professionnels, l’inclusion des communautés et l’évaluation des impacts sanitaires et environnementaux.

2. Points clés du document

  1. Le document établit un cadre scientifique clair pour l’approche One Health, en insistant sur l’interdépendance entre santé humaine, santé animale et écosystèmes ainsi que sur la nécessité d’une vision systémique et anticipatrice des risques sanitaires globaux (introduction et rappel du contexte, p. 2–3).

  2. Il recommande la mise en place de systèmes de surveillance intégrés, combinant données humaines, vétérinaires, environnementales et socio-économiques, afin de détecter précocement les signaux faibles et d’améliorer la prévention des zoonoses, de l’antibiorésistance et des maladies émergentes (recommandations sur la surveillance et les systèmes d’alerte, p. 4–6).

  3. Le texte insiste sur le renforcement des capacités de recherche transdisciplinaire, incluant la modélisation, l’écologie, les sciences sociales et les sciences vétérinaires, pour éclairer les décisions publiques, mieux comprendre les dynamiques d’émergence et soutenir des stratégies de prévention et de préparation basées sur les preuves (section sur la recherche et l’innovation, p. 6–8).

  4. Un volet important porte sur la gouvernance : le document préconise des mécanismes coordonnés entre ministères, agences nationales et internationales, collectivités et acteurs de terrain, avec des instances formalisées de pilotage One Health et des procédures claires pour la gestion des crises (section sur la gouvernance, la coordination institutionnelle et la prise de décision, p. 8–11).

  5. Les recommandations abordent enfin la formation et la sensibilisation : elles encouragent l’intégration de One Health dans les cursus universitaires, la formation continue des professionnels de santé humaine et animale, des acteurs de l’environnement et des décideurs, ainsi que le développement d’outils de communication adaptés aux publics afin de favoriser l’appropriation des enjeux par les citoyens (section formation, capacités et communication, p. 11–14).

3. Pistes d’action pour les acteurs locaux

  1. Intégrer explicitement le référentiel One Health dans les diagnostics territoriaux de santé (CLS, ASV, PRS, PCAET), en croisant données sanitaires humaines, données vétérinaires, indicateurs environnementaux et déterminants sociaux pour objectiver les principaux risques locaux (cf. recommandations sur les systèmes intégrés de surveillance et la prise en compte des déterminants multiples, p. 4–6, 8–9).

  2. Mettre en place ou renforcer des cellules locales ou régionales de coordination One Health associant ARS, conseils départementaux, services vétérinaires, collectivités, agences de l’eau, associations environnement-santé et acteurs sociaux, avec un mandat explicite sur la préparation aux crises et la prévention (recommandations sur la gouvernance partagée et la coordination institutionnelle, p. 8–11).

  3. Co‑construire, avec les structures de formation (universités, IFSI, ENV, écoles d’ingénieurs, écoles de travail social), des modules ou séquences de formation incluant les éléments clés de One Health, à destination des professionnels de première ligne (médecins généralistes, infirmiers, médiateurs santé, vétérinaires, travailleurs sociaux, agents d’environnement), en s’appuyant sur les axes décrits dans la section formation (p. 11–14).

  4. Développer des projets participatifs de surveillance et de prévention (observatoires citoyens, programmes de science participative, signalement communautaire) pour mieux détecter les signaux faibles (maladies animales, qualité de l’eau, nuisibles, phénomènes climatiques extrêmes) conformément à la logique d’alerte précoce et de mobilisation des communautés décrite dans les recommandations (p. 4–6, 10–12).

  5. Intégrer une approche One Health dans les plans locaux d’alimentation, de transition écologique et de lutte contre la précarité (accès à une alimentation saine, prévention des expositions professionnelles et environnementales, prise en compte des habitats), en mobilisant les orientations relatives aux déterminants environnementaux et socio-économiques (p. 3–6, 9–11) et en identifiant les besoins non couverts du côté des populations précarisées et des professionnels de terrain.

4. Références complémentaires

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème  ONE HEALTH  ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/2-5-one-health-une-seul-sante

5. Analyse transversale — Valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le document reste technique, mais propose une structuration claire des enjeux et des recommandations, utile pour produire des supports vulgarisés adaptés à différents niveaux de compréhension.

  • Empowerment : L’implication directe des bénéficiaires est peu développée, mais la participation des communautés est mentionnée comme levier de surveillance et de prévention renforcée.

  • Participation : Le texte encourage des mécanismes de co‑construction entre disciplines et secteurs, avec une place émergente pour les acteurs de terrain et les communautés dans la gouvernance One Health.

  • Santé communautaire : La dimension collective est présente via l’accent mis sur la mobilisation des collectivités, des réseaux locaux et des communautés pour la surveillance, la prévention et la préparation aux crises.

  • Éthique : Les enjeux de justice environnementale, de vulnérabilité et de prévention des risques pour les populations les plus exposées sont évoqués, mais sans développement détaillé sur les biais culturels ou sociaux.

  • Droits humains : L’approche promeut l’équité d’accès à la prévention et à la protection sanitaire, en insistant sur la responsabilité des États et des institutions, sans aborder systématiquement tous les aspects des droits humains.

  • Intersectorialité : Les partenariats entre santé humaine, santé animale, environnement, agriculture, recherche et politiques publiques sont au cœur des recommandations, avec des structures de gouvernance dédiées.

  • Partenariat : Le texte formalise des modèles de collaboration multi-niveaux (international, national, régional, local) et recommande des instances spécifiques de coordination One Health.

  • Lutte contre les discriminations : Les discriminations ne sont pas un axe central explicite, mais le document souligne la nécessité de prendre en compte les vulnérabilités et les inégalités d’exposition dans les stratégies de prévention.

6. Évaluation de la fiabilité de la ressource

  • Pertinence scientifique : Les recommandations s’appuient sur un colloque scientifique réunissant des experts internationaux, s’inscrivent dans le cadre global One Health promu par l’OMS, la FAO, l’OMSA/WOAH et le PNUE, et sont cohérentes avec les cadres d’action publiés après 2020 (Quadripartite One Health Joint Plan of Action, cadres européens). La méthodologie, typique d’un document de consensus scientifique, n’est pas détaillée comme un article de recherche, mais la convergence avec les grandes institutions internationales renforce la crédibilité.

  • Pertinence opérationnelle : Le texte fournit des orientations stratégiques claires (surveillance intégrée, recherche transdisciplinaire, gouvernance, formation), directement transposables dans des plans d’action locaux, régionaux ou nationaux, sous réserve d’un travail de contextualisation et de simplification pour les acteurs non spécialistes. Il est donc adapté comme référentiel de cadrage et de plaidoyer, à compléter par des guides plus opérationnels pour la mise en œuvre au niveau local.

7. QCM — 5 questions

Partie 1 — Questions sans réponses

Question 1 (p. 2–3) :

Dans le document, l’approche One Health est principalement présentée comme :

a) Une stratégie de réduction des coûts hospitaliers

b) Un cadre intégrant santé humaine, animale et environnementale

c) Un programme ciblé uniquement sur les maladies animales

d) Un outil de communication pour les campagnes de vaccination

Question 2 (p. 4–6) :

Quel est l’un des objectifs majeurs des systèmes de surveillance intégrés recommandés ?

a) Remplacer les autorités sanitaires locales

b) Détecter précocement les signaux faibles de maladies émergentes

c) Réduire le nombre de laboratoires de microbiologie

d) Limiter la collecte de données environnementales

Question 3 (p. 6–8) :

La section sur la recherche souligne la nécessité de :

a) Concentrer les efforts uniquement sur la virologie

b) Développer une recherche transdisciplinaire incluant sciences sociales et écologie

c) Réduire la place des sciences environnementales

d) Séparer strictement recherche humaine et animale

Question 4 (p. 8–11) :

En matière de gouvernance, le document préconise notamment :

a) De confier toutes les décisions à une seule agence internationale

b) De renforcer des mécanismes coordonnés entre ministères, agences et collectivités

c) De supprimer les structures régionales au profit du niveau national

d) De limiter la participation des acteurs de terrain

Question 5 (p. 11–14) :

Concernant la formation, le document recommande :

a) De réserver One Health aux seules écoles vétérinaires

b) De développer des modules One Health dans les cursus et la formation continue

c) De ne pas modifier les programmes existants

d) De confier la formation uniquement aux organismes internationaux

Partie 2 — Correction commentée

Question 1 :

✅ Réponse correcte : b) Un cadre intégrant santé humaine, animale et environnementale

📝 Explication : Le document définit One Health comme une approche intégrée reliant la santé des humains, des animaux et des écosystèmes, dans une logique systémique et intersectorielle, et non comme un simple programme sectoriel ou un outil de communication. Source : p. 2–3.

Question 2 :

✅ Réponse correcte : b) Détecter précocement les signaux faibles de maladies émergentes

📝 Explication : Les systèmes de surveillance intégrés visent à combiner différentes sources de données pour identifier rapidement les signaux faibles et prévenir l’émergence ou la diffusion de maladies, plutôt que de remplacer les autorités locales ou de réduire la collecte de données. Source : p. 4–6.

Question 3 :

✅ Réponse correcte : b) Développer une recherche transdisciplinaire incluant sciences sociales et écologie

📝 Explication : Le texte insiste sur l’importance d’une recherche transdisciplinaire rassemblant sciences biomédicales, écologie, sciences sociales, vétérinaires et modélisation pour éclairer les décisions et comprendre les dynamiques d’émergence. Source : p. 6–8.

Question 4 :

✅ Réponse correcte : b) De renforcer des mécanismes coordonnés entre ministères, agences et collectivités

📝 Explication : Les recommandations en gouvernance préconisent des structures de coordination entre niveaux et secteurs, avec des responsabilités partagées, plutôt qu’une centralisation exclusive ou une réduction du rôle des acteurs de terrain. Source : p. 8–11.

Question 5 :

✅ Réponse correcte : b) De développer des modules One Health dans les cursus et la formation continue

📝 Explication : Le document recommande d’intégrer One Health dans les formations initiales et continues de différents professionnels (santé humaine, animale, environnement, décideurs) pour favoriser une culture commune et renforcer les capacités. Source : p. 11–14.

8. Foire aux questions (FAQ)

  1. Qui est le public cible de ces recommandations One Health ?

    Les recommandations s’adressent en priorité aux décideurs politiques, agences sanitaires, institutions de recherche, mais aussi aux acteurs opérationnels impliqués dans la prévention, la surveillance et la gestion des crises (professionnels de santé, vétérinaires, acteurs de l’environnement, collectivités). Source : p. 2–3.

  2. En quoi l’approche One Health diffère‑t‑elle d’une approche de santé publique classique ?

    One Health adopte une vision intégrée des risques en considérant simultanément santé humaine, santé animale et environnement, là où une approche classique reste souvent centrée sur le secteur biomédical humain, avec des dispositifs de surveillance et de décision moins coordonnés entre secteurs. Source : p. 2–4.

  3. Quels types de données doivent être intégrés dans les systèmes de surveillance recommandés ?

    Les systèmes intégrés doivent combiner données de santé humaine, données vétérinaires, données environnementales (eau, air, biodiversité), ainsi que des informations socio-économiques pour détecter les signaux faibles et comprendre les dynamiques d’émergence. Source : p. 4–6.

  4. Comment les collectivités territoriales peuvent‑elles utiliser ce document ?

    Les collectivités peuvent mobiliser les recommandations pour structurer une gouvernance locale One Health, intégrer cette approche dans leurs diagnostics et plans (santé, climat, alimentation) et développer des collaborations avec les services vétérinaires, agences environnementales et acteurs associatifs. Source : p. 8–11.

  5. La participation des citoyens est‑elle prise en compte dans les recommandations ?

    Le document mentionne la participation des communautés et le recours à des approches participatives (par exemple, surveillance communautaire, sensibilisation), mais sans détailler des dispositifs précis ; ces éléments doivent être adaptés au contexte local par les acteurs de terrain. Source : p. 5–6, 10–12.

  6. Quelles compétences nouvelles sont identifiées comme nécessaires pour les professionnels ?

    Sont mises en avant des compétences en collaboration intersectorielle, compréhension des interactions entre santé et environnement, capacité à travailler avec des données pluridisciplinaires, et appropriation des concepts de modélisation et de gestion des risques complexes. Source : p. 6–8, 11–14.

  7. Le document propose‑t‑il des outils ou check-lists prêts à l’emploi ?

    Le texte reste à un niveau de recommandations stratégiques et méthodologiques ; il ne fournit pas de check-lists détaillées mais offre un cadre permettant de sélectionner et adapter des outils opérationnels existants (guides nationaux, cadres OMS, outils ECDC, etc.). Source : p. 3–14.

9. Réécriture en FALC

Titre

One Health – One Science : recommandations faciles à comprendre.

Contexte simple

One Health veut dire : santé des humains, des animaux et de la nature ensemble.

Les maladies viennent parfois des animaux ou de la pollution.

Le document parle de ces problèmes.

Il donne des idées pour mieux prévenir ces maladies.

Il s’adresse aux personnes qui décident pour la santé et l’environnement.

Résumé FALC

  • Les crises comme la COVID‑19 montrent que tout est lié.

  • La santé dépend aussi des animaux, de l’eau, de l’air et de la nature.

  • Les services doivent mieux travailler ensemble.

  • Il faut surveiller plus tôt les signes de danger.

  • Il faut préparer les professionnels à travailler ensemble.

Points clés FALC

  1. Comprendre les liens

    La santé humaine, animale et de la nature est liée.

    Les décisions doivent tenir compte de tous ces liens.

  2. Surveiller les signaux d’alerte

    Il faut regarder les données des hôpitaux, des vétérinaires et de l’environnement.

    Cela permet de voir plus tôt les nouveaux risques.

  3. Travailler ensemble entre métiers

    Les médecins, vétérinaires, scientifiques, travailleurs sociaux et élus doivent coopérer.

    Ils doivent partager leurs informations pour décider mieux.

  4. Former les professionnels

    Les écoles et la formation continue doivent parler de One Health.

    Les professionnels doivent comprendre les liens entre santé et environnement.

  5. Impliquer les territoires et les habitants

    Les communes et régions doivent intégrer One Health dans leurs plans.

    Les habitants peuvent participer à la surveillance et à la prévention.

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