🚨 Votre site exclut-il des usagers handicapés sans que vous le sachiez ?
🔍💡 Accessibilité numérique : un site public inaccessible, c'est un service qui n'existe pas pour des millions de personnes handicapées. Le décret 2019-768 fixe les obligations concrètes — déclaration, schéma pluriannuel, dispositif de signalement — et les sanctions.
Accessibilité du site Pratiques en Santé aux personnes en situation de handicap https://www.pratiquesensante.com/blog/annonces-28/accessibilite-du-site-aux-personnes-en-situation-de-handicap-1811
📌 Beaucoup de structures publiques et médico-sociales gèrent un site ou une application dont dépend l'accès aux droits et à l'information de prévention. Ce décret dit précisément ce que la loi leur impose : rendre ces outils accessibles, publier une déclaration d'accessibilité, tenir un schéma pluriannuel et ouvrir un canal de signalement. Un service numérique inaccessible, c'est un droit qui saute pour une personne handicapée. L'usage concret : passer son propre site au crible des obligations, avant que le contrôle ou la réclamation n'arrive.
Source :📒 Décret n° 2019-768 du 24 juillet 2019 relatif à l'accessibilité aux personnes handicapées des services de communication au public en ligne
✍️Légifrance - version en vigueur au 27 août 2026 (Légifrance, /2026-08-27), intégrant la modification issue du décret n° 2026-816 du 24 août 2026.📜🔗LIEN vers la source
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1️⃣ RÉSUMÉ ANALYTIQUE
Un cadre juridique qui rend l'accessibilité opposable
Le décret précise l'article 47 de la loi de 2005 et impose l'accessibilité des services de communication au public en ligne — sites, applications mobiles, progiciels, mobilier urbain numérique. Sont visés les organismes publics, les personnes privées délégataires d'une mission de service public et les entreprises privées d'au moins 250 millions d'euros de chiffre d'affaires (Art. 1er ; notice). Le public bénéficiaire, ce sont les usagers en situation de handicap, aujourd'hui largement exclus : les rapports parlementaires documentent un taux de conformité faible des démarches en ligne (contexte externe). La version au 27/08/2026 aligne les contenus exemptés sur les échéances de la directive européenne 2019/882.
Des obligations précises, mais un « comment » renvoyé ailleurs
Concrètement, le décret exige : la conformité aux normes européennes harmonisées (Art. 1er) ; la publication d'une déclaration d'accessibilité au contenu défini (Art. 6) ; un schéma pluriannuel assorti d'un plan d'action annuel et une mention du niveau d'accessibilité en page d'accueil ; un dispositif permettant à l'usager de signaler les difficultés et des voies de recours (Art. 6). Il ouvre une soupape — la « charge disproportionnée » (Art. 4) — et prévoit des sanctions (Art. 7). Point de vigilance méthodologique : le décret ne contient pas la méthode technique ; celle-ci vit dans le référentiel RGAA (Art. 5). Le texte dit quoi faire, pas comment le faire.
2️⃣ POINTS CLÉS DU DOCUMENT
Rappel : renvois par article (pas de pagination stable — voir Cadre épistémique).
1️⃣ Champ d'application et norme de référence (Art. 1er ; notice)
L'obligation vise les organismes publics, les délégataires privés de service public et les entreprises privées d'au moins 250 M€ de CA. Les services doivent être conformes aux normes européennes harmonisées (directive 2016/2102) ; à défaut, aux normes ou standards internationaux.
Le décret vise :
- les personnes morales de droit public ;
- certaines personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public ;
- les entreprises privées dont le chiffre d'affaires atteint 250 millions d'euros
2️⃣ La déclaration d'accessibilité et son contenu (Art. 6)
Trois blocs obligatoires : coordonnées du responsable + lien vers le schéma pluriannuel ; état de conformité + liste des contenus non accessibles avec motifs et alternatives ; moyen de signalement des difficultés + voies de recours. La déclaration est transmise à l'administration via un téléservice.
3️⃣ Le RGAA comme socle technique (Art. 5)
Un référentiel d'accessibilité, arrêté conjointement par les ministres chargés du handicap et du numérique, fixe le format des documents, la méthodologie de vérification de conformité et les modalités de la charge disproportionnée. En pratique : le RGAA (version 4.1.2 ; v5 attendue fin 2026 — source externe).
4️⃣ Charge disproportionnée et contenus exemptés (Art. 4 et 3)
La mise en accessibilité peut constituer une charge disproportionnée (taille/ressources de l'organisme ; coût au regard du bénéfice attendu), mais une alternative accessible doit alors être fournie quand c'est raisonnablement possible (Art. 4). L'article 3 liste des contenus exemptés (fichiers bureautiques anciens, audio/vidéo préenregistrés antérieurs à certaines dates, direct, cartes, contenus de tiers, patrimoine). C'est précisément ces dates/exemptions que la version au 27/08/2026 met en cohérence avec la directive 2019/882 (décret 2026-816 — portée exacte non lue).
5️⃣ Le régime de sanction (Art. 7)
Il est donc important, pour les organismes concernés par les obligations d’accessibilité numérique, de distinguer les exigences techniques et déclaratives prévues par le cadre réglementaire de leur régime actuel de contrôle et de sanctions, désormais organisé notamment autour de l’article 47-1 de la loi du 11 février 2005.
3️⃣ PISTES D'ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX
1️⃣ Vérifier son assujettissement
Déterminer si la structure entre dans le champ (organisme public, délégataire de service public, ou entreprise ≥ 250 M€ de CA). La plupart des structures médico-sociales publiques ou délégataires sont concernées (Art. 1er ; notice).
2️⃣ Publier ou mettre à jour la déclaration d'accessibilité
Renseigner les trois rubriques de l'article 6 : état de conformité, contenus non accessibles + alternatives, dispositif de signalement + voies de recours. La transmettre via le téléservice prévu.
3️⃣ Tenir un schéma pluriannuel + plan d'action annuel
Formaliser le schéma pluriannuel de mise en accessibilité et le plan d'action annuel, et afficher la mention du niveau d'accessibilité en page d'accueil (Art. 6 ; art. 47 de la loi).
4️⃣ Auditer avec le RGAA
Évaluer le service avec le RGAA 4.1.2 (106 critères ; échantillon d'au moins 15 pages selon la méthodologie DINUM — source externe). L'audit interne est possible si le référentiel est maîtrisé ; sinon, prestataire spécialisé (Art. 5).
5️⃣ Ouvrir un dispositif de signalement accessible
Mettre en place le canal permettant à l'usager de signaler une difficulté et indiquer clairement les voies de recours, dont la saisine possible du Défenseur des droits (Art. 6, 3°).
6️⃣ Documenter les exemptions et vérifier la version à jour
Pour tout contenu non accessible au titre de la charge disproportionnée, tracer le motif et fournir une alternative quand c'est possible (Art. 4). Vérifier sur Légifrance la version consolidée au 27/08/2026 pour les dates d'exemption actualisées (décret 2026-816).
Besoins non couverts par le décret : la méthode technique (renvoyée au RGAA), l'accompagnement à la mise en œuvre, et le champ du handicap cognitif / FALC au-delà des normes. Ces manques appellent des ressources complémentaires (ci-dessous).
4️⃣ RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES
Référence interne Pratiques en Santé :
- Accessibilité du site Pratiques en Santé aux personnes en situation de handicap https://www.pratiquesensante.com/blog/annonces-28/accessibilite-du-site-aux-personnes-en-situation-de-handicap-1811
Références externes (guides / ressources post-2024, URL vérifiées) :
Textes juridiques relatifs à l’accessibilité numérique
https://www.avh.asso.fr/nos-solutions/accessibilite/accessibilite-numerique/textes-juridiques-relatifs-laccessibilite
Réseaux sociaux
https://www.avh.asso.fr/nos-solutions/accessibilite/accessibilite-numerique/accessibilite-internet/reseaux-sociaux - Accessibilité
numérique dans le secteur public : obligations et bonnes pratiques
RGAA (RGAA-Test, févr. 2026). Guide
pratique : qui est concerné, méthodologie d'audit, outils. —
https://rgaa-test.fr/guide/accessibilite-secteur-public
Accessibilité numérique RGAA : mettez votre commune en conformité (Mairie en Direct, nov. 2025). Guide opérationnel orienté collectivités locales. — https://www.mairieendirect.fr/fr/guide/collectivite/accessibilite-numerique-rgaa-commune - Référentiel technique officiel (à citer comme socle de mise en œuvre, versions 2019/2023) : RGAA — Direction interministérielle du numérique (DINUM) : https://accessibilite.numerique.gouv.fr/
5️⃣ FOIRE AUX QUESTIONS (FAQ)
1️⃣ Ma structure est-elle concernée ?
Si elle est publique, délégataire d'une mission de service public, ou privée avec un CA ≥ 250 M€ : oui, au titre de ce décret (Art. 1er). Une petite association non délégataire et sous les seuils n'est pas visée par ce décret ; mais depuis l'European Accessibility Act (28/06/2025), certains services privés au public sont concernés par un autre texte, le décret 2023-931 (contexte externe).
2️⃣ Qu'est-ce que la déclaration d'accessibilité et que doit-elle contenir ?
C'est le document public qui atteste du niveau d'accessibilité. Trois rubriques : coordonnées + lien vers le schéma pluriannuel ; état de conformité + contenus non accessibles et alternatives ; moyen de signalement + voies de recours (Art. 6).
3️⃣ Qu'est-ce que le schéma pluriannuel ?
Un plan de mise en accessibilité étalé sur plusieurs années, décliné en plans d'action annuels, dont le lien figure dans la déclaration (Art. 6 ; art. 47 de la loi). Il permet de lisser la charge dans le temps.
4️⃣ Quelle norme technique appliquer concrètement ?
Le décret renvoie à un référentiel arrêté par les ministres (Art. 5) : le RGAA, version 4.1.2 en vigueur (106 critères). Une version 5 est attendue fin 2026 (source externe) ; les travaux menés sous 4.1.2 restent valables.
5️⃣ Que risque-t-on en cas de non-conformité ?
Une amende administrative : 2 000 € pour les petites communes, 20 000 € pour les autres entités, par service (Art. 7). Le régime de l'article 47-1 (ordonnance 2023-859) prévoit des plafonds plus élevés — jusqu'à 50 000 € (source externe). L'usager peut aussi saisir le Défenseur des droits. Montants à reconfirmer sur la version consolidée.
6️⃣ Peut-on être dispensé de rendre un contenu accessible ?
Oui, au titre de la charge disproportionnée (Art. 4), appréciée selon la taille/les ressources et le rapport coût/bénéfice — mais une alternative accessible doit alors être proposée quand c'est raisonnablement possible. Certains contenus sont par ailleurs exemptés (Art. 3), avec des dates mises à jour dans la version au 27/08/2026.
7️⃣ Comment un usager signale-t-il un problème d'accessibilité ?
Via le dispositif de signalement que l'organisme doit mettre à disposition, et selon les voies de recours indiquées dans la déclaration (Art. 6, 3°). En dernier ressort, saisine du Défenseur des droits.
6️⃣ RÉÉCRITURE EN FALC (Facile À Lire et à Comprendre)
Ce que dit ce texte
Ce texte est une loi. On l'appelle un décret.
Il parle des sites internet et des applications.
Il dit : les sites doivent être faciles à utiliser pour les personnes handicapées.
Cette règle est pour l'État, les mairies, les hôpitaux et les grandes entreprises.
Ce qu'il faut faire
Écrire un document qui dit si le site est accessible. On l'appelle la déclaration d'accessibilité.
Faire un plan pour rendre le site accessible petit à petit.
Donner un moyen aux gens de dire quand ça ne marche pas.
Pour bien faire, on suit un guide technique. Ce guide s'appelle le RGAA.
Si on ne respecte pas la règle
On peut payer une amende.
L'amende est de 2 000 euros pour les petites communes.
L'amende est de 20 000 euros pour les autres.
Une personne peut aussi se plaindre au Défenseur des droits.
Note : montants à vérifier sur la version à jour.
7️⃣ ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS DE PRATIQUES EN SANTÉ
Littératie : le décret n'outille pas la littératie ; il impose une norme technique (RGAA) centrée sur l'accès, pas sur la compréhension simplifiée. Aucune disposition FALC en propre.
Empowerment : levier limité mais réel — l'usager dispose d'un moyen de signaler les difficultés et d'exercer un recours (Art. 6, 3°).
Participation : aucun mécanisme de co-construction avec les personnes handicapées n'est décrit dans le texte.
Santé communautaire : dimension collective absente ; logique individuelle d'accès au service en ligne.
Éthique : l'accès équitable est posé comme obligation ; les biais culturels ou sociaux ne sont pas traités (hors objet du texte).
Droits humains : ancrage fort dans l'égalité des droits (loi 2005-102) et la non-discrimination par l'accès ; cohérent avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées (contexte externe).
Intersectorialité : coordination interministérielle implicite (handicap + numérique) via le référentiel commun ; pas d'intersectorialité de terrain.
Partenariat : renvoi à un référentiel interministériel arrêté conjointement (Art. 5) ; aucun modèle de collaboration opérationnelle formalisé.
Lutte contre les discriminations : c'est l'objet même du texte — lutter contre l'exclusion numérique des personnes handicapées. Le non-jugement et la diversité au sens large ne sont pas thématisés au-delà du champ du handicap.
8️⃣ ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE
Pertinence scientifique : source primaire officielle (droit positif), autorité normative maximale. Ce n'est pas une étude : aucune donnée empirique ni méthodologie de recherche. Actualité : version au 27/08/2026 à jour sur le principe, mais vérifiée indirectement (accès Légifrance bloqué).
Pertinence opérationnelle : élevée sur le « quoi » (obligations, déclaration, schéma, sanctions), faible sur le « comment » (renvoi au RGAA). Utilisable directement pour un autodiagnostic de conformité, mais insuffisante seule pour la mise en œuvre technique.
Appréciation globale : fiabilité normative maximale (texte de loi) ; utilité de terrain réelle mais conditionnée à l'appui du référentiel technique (RGAA) et, le cas échéant, d'un prestataire. À utiliser comme référence d'obligations, non comme mode d'emploi.
9️⃣ HASHTAGS STRATÉGIQUES
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Cet article a été élaboré dans le respect de la Charte
d’utilisation de l’intelligence artificielle de Pratiques en Santé.
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