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Entrée en établissement pour personnes âgées : des temps d’attente en baisse

✍️ Camille Schweitzer, Laureline Brun, Élodie Martial et Angélique Balavoine (Drees). Drees, collection Études et Résultats, n° 1391 - octobre 2026
23 octobre 2026 par
Entrée en établissement pour personnes âgées : des temps d’attente en baisse
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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.Le document analyse, à partir des enquêtes EHPA 2015, 2019 et 2023, le délai entre la réception du dossier de demande d’admission et l’entrée en établissement. Le calcul porte sur les résidents entrés dans l’année et encore présents au 31 décembre ; les personnes entrées et sorties la même année en sont exclues (encadré 1, p. 6). L’étude décrit les délais selon le mode d’accueil, la catégorie d’établissement, le territoire, le lieu de vie antérieur, l’accueil spécifique, le groupe iso-ressources (GIR), le bénéfice de l’aide sociale à l’hébergement (ASH) et le sexe (p. 2-5). Les résultats départementaux réunissent les données de 2019 et de 2023 (p. 6). Le document présente également la procédure du dossier national unique de demande d’admission (encadré 2, p. 6) et utilise des modèles économétriques pour examiner les associations à autres caractéristiques comparables (encadré 3, p. 7).



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Temps d'attente en EPHAD : baisse globale et forte disparités

1️⃣ RÉSUMÉ

En 2023, 133 800 personnes sont entrées en établissement d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) pour un accompagnement permanent, selon le document (p. 1). Fondée sur les enquêtes EHPA, dont la collecte relative à 2023 s’est déroulée de janvier à juillet 2024 avec un taux de réponse de 85%, l’étude calcule les délais pour les résidents entrés dans l’année et encore présents au 31 décembre (p. 6). Pour cette population, tous modes d’accueil confondus, le délai médian est de 27 jours en 2023, contre 30 jours en 2019. Il est de 18 jours en hébergement temporaire et de 28 jours en hébergement permanent (tableau 1, p. 2). En hébergement permanent en Ehpad, il passe de 31 jours en 2015 à 26 jours en 2023 et atteint 12 jours dans le secteur privé à but lucratif (p. 1-3). Les délais sont plus longs en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Auvergne-Rhône-Alpes (p. 2). Ils sont plus courts pour les personnes venant d’une unité hospitalière de court séjour : 18 jours de médiane, contre 28 jours depuis le domicile privé ou celui d’un proche (tableau 2, p. 5).


2️⃣ CE QU’IL FAUT RETENIR

1️⃣ Des délais en baisse, avec une forte dispersion (constat). Médiane de 27 jours en 2023 contre 30 en 2019 ; un quart des résidents a attendu plus de 70 jours selon le résumé (p. 1), 71 jours selon le tableau 1 (p. 2). L’hébergement temporaire n’ouvre pas de priorité pour une place permanente (p. 2).

2️⃣ Le statut juridique pèse le plus (résultat). Médiane de 12 jours en Ehpad privé à but lucratif, contre 34 jours en Ehpad public non hospitalier (p. 2). À autres caractéristiques identiques, le statut juridique est ce qui explique le plus les différences entre Ehpad (encadré 3, p. 7).

3️⃣ Territoire et parcours (constat). Territoire et parcours (constat). Les résultats départementaux, établis en réunissant les enquêtes EHPA 2019 et 2023, indiquent un délai médian de 87 jours en Vendée et de 80 jours en Ille-et-Vilaine, malgré des taux d’équipement supérieurs à la moyenne nationale (p. 3 ; encadré 1, p. 6). Les auteurs évoquent plusieurs explications possibles aux disparités territoriales : tarifs et restes à charge, développement du maintien à domicile et renoncement à déposer une demande (p. 3). Pour les entrées en hébergement permanent en Ehpad en 2023, la médiane est de 18 jours depuis une unité hospitalière de court séjour, contre 28 jours depuis le domicile privé ou celui d’un proche (tableau 2, p. 5).

3️⃣ POUR AGIR

Le document est une étude statistique. Aucune recommandation d’action n’a été identifiée, en dehors du conseil, adressé aux personnes qui font une demande, de formuler plusieurs vœux (encadré 2, p. 6). Les pistes ci-dessous s’appuient sur les outils et la procédure qu’il décrit.

1️⃣ [Outil existant explicitement cité] Le dossier national unique de demande d’admission (Cerfa n° 14732), en place depuis le 1er juin 2012, vaut pour tous les statuts et modes d’accueil ; il se remplit une fois, en ligne via ViaTrajectoire (plus de 80 départements en 2023) ou par courrier, avec un volet administratif et un volet médical (p. 6).

2️⃣ [Action requise par la procédure décrite dans le document] Tous les six mois, un mail invite la personne à actualiser son dossier ; sans actualisation dans le mois, ses demandes sont annulées automatiquement (p. 6). Suggestion Pratiques en Santé : signaler cette échéance aux personnes et aux proches accompagnés dans la démarche.

3️⃣ [Outil existant explicitement cité] Des tableaux complémentaires sont annoncés dans les données associées à l’étude (note 5, p. 2 ; p. 7). Le document précise que les résultats départementaux réunissent les enquêtes de 2019 et de 2023 pour assurer leur représentativité (encadré 1, p. 6). Suggestion Pratiques en Santé : utiliser ces résultats pour contextualiser les écarts territoriaux, en expliquant aux familles qu’ils ne renseignent ni les places actuellement disponibles ni le délai d’admission dans un établissement donné.


4️⃣ 3 QUESTIONS PRATIQUES

1️⃣ Un séjour en hébergement temporaire donne-t-il priorité pour une place permanente ? Non. Le mode d’accueil fait partie de la demande initiale et les établissements ne donnent pas de priorité à leurs résidents hébergés de manière temporaire (p. 2).

2️⃣ Qui décide de l’admission en Ehpad ? Le responsable de l’établissement, après avis du médecin coordonnateur, qui examine le volet médical. La personne âgée peut refuser l’entrée si elle a trouvé une place ailleurs ou changé d’avis (p. 6).

3️⃣ Le délai est-il plus court après une hospitalisation ? Oui, dans l’ensemble des Ehpad : pour les résidents entrés en hébergement permanent en 2023 et encore présents au 31 décembre, le délai médian est de 18 jours depuis une unité de court séjour, contre 28 jours depuis le domicile privé ou celui d’un proche. L’écart varie selon le statut de l’établissement : 21 contre 35 jours dans le privé non lucratif, 19 contre 35 jours dans le public hospitalier, et 23 contre 39 jours dans le public non hospitalier. Dans le privé lucratif, il est très faible : 11 contre 12 jours (tableau 2, p. 5)

5️⃣ POUR ALLER PLUS LOIN

Blog Pratiques en Santé : « Des résidents de plus en plus âgés et dépendants dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées » (19 juillet 2022). Synthèse de l’enquête EHPA 2019 de la Drees, édition précédente de la même enquête. Lien ouvert et vérifié le 23 octobre 2026.

Ressource externe : Service-Public.gouv.fr (DILA, avec la CNSA), « Éhpad : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes », fiche pratique F763, vérifiée le 1er janvier 2026 : conditions d’admission, demande en ligne ou par courrier, contrat de séjour, tarifs et aides (APA, aide au logement, ASH). La page affiche une date de vérification, pas de date de première publication. Lien ouvert et vérifié le 23 octobre 2026.

6️⃣ #️⃣ HASHTAGS

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