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L’emploi associatif en 2024

✍️ Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) — DJEPVA, Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative
27 juillet 2026 par
L’emploi associatif en 2024
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🚨 1,94 million de salariés associatifs : les chiffres qui dérangent  Payé 19 % de moins que dans le privé : la vérité sur l'emploi associatif »



📌 Cette fiche donne le chiffre juste, à jour et opposable pour parler du secteur : salaires réels, précarité contractuelle, féminisation, place du handicap. C'est la munition statistique dont on manque quand il faut argumenter une demande de subvention, objectiver un écart salarial ou nourrir un diagnostic RH. Deux pages qui remplacent une intuition par une donnée sourcée.


Source :     
📒 L’emploi associatif en 2024
✍️ Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) — DJEPVA, Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative

 

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📒 L’emploi associatif en 2024

Capsules Audio de Pratiques en Santé 🎙️🎥 https://www.youtube.com/watch?v=AXh4QZaoPWE




1️⃣ RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Une photographie du poids et de la fragilité de l'emploi associatif

Fin 2024, 1,94 million de personnes sont salariées d'une association, dont 1,60 million à titre principal, soit 7,9 % des salariés du privé (p.1). Le secteur reste massivement sanitaire et social : action sociale sans hébergement (30 %), hébergement médico-social et social (20 %) et santé (8 %) en concentrent l'essentiel (p.1). La croissance de l'emploi (+1,2 %/an entre 2018 et 2024) est légèrement inférieure à celle du privé (+1,5 %), et une estimation provisoire anticipe même un recul de 0,7 % en 2025, plus marqué encore dans la culture (-2,6 % pour la 2ᵉ année) (p.1).

Un modèle d'emploi spécifique, féminisé et plus précaire

Le document documente les écarts structurels avec le privé : forte féminisation (68 % de femmes contre 44 %), surreprésentation du handicap (11 % de reconnaissance administrative contre 5 %), recours accru aux CDD, emplois aidés et temps partiel (près d'un tiers, souvent subi) (p.1-2). Le salaire net moyen en EQTP s'établit à 2 210 € contre 2 720 € dans le privé, soit -19 %, avec de fortes disparités internes : 3 170 € dans la santé mais 1 810 € dans l'action sociale sans hébergement (p.2). Ces données offrent une base solide pour objectiver la réalité RH du secteur.

2️⃣ POINTS CLÉS DU DOCUMENT

1️⃣ Un secteur d'abord sanitaire et social — 57 % des salariés associatifs relèvent du champ sanitaire et social ; l'action sociale sans hébergement pèse à elle seule 574 200 salariés (p.1, Figure 1).

2️⃣ Une croissance qui s'essouffle et pourrait s'inverser — après +7,3 % entre 2018 et 2024, l'emploi associatif reculerait de 0,7 % en 2025, la culture étant la plus touchée (-2,6 %) tandis que médico-social et santé résisteraient légèrement (+0,3 % et +1,0 %) (p.1).

3️⃣ Un écart salarial net de 19 % avec le privé — 2 210 € nets/mois en EQTP contre 2 720 €, avec une médiane à 1 950 € et de fortes disparités sectorielles : 3 170 € dans la santé, 1 810 € dans l'action sociale sans hébergement (p.2, Figure 2).

4️⃣ Une précarité contractuelle marquée — 31 % de contrats spécifiques (CDD, emplois aidés, intérim, apprentissage, stages) contre 19 % dans le privé ; 9 % d'emplois aidés (1 % dans le privé), jusqu'à 29 % dans les activités liées à l'emploi ; près d'un tiers à temps partiel, plus souvent subi (29 %) (p.2).

5️⃣ Une main-d'œuvre féminisée, plus âgée et davantage en situation de handicap — 68 % de femmes (44 % dans le privé), 21 % de 55 ans et plus, et 11 % de salariés avec reconnaissance administrative de handicap (5 % dans le privé), taux le plus élevé dans l'action sociale sans hébergement (p.1-2).

3️⃣ PISTES D'ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX

(usages opérationnels des données — le document étant descriptif)

1️⃣ Objectiver un dossier de financement en citant les chiffres sectoriels (effectifs, masse salariale, poids sanitaire et social, Figure 1 p.1) plutôt qu'une estimation approximative.

2️⃣ Nourrir un argumentaire salarial ou RH avec l'écart de -19 % en EQTP et les salaires par domaine (p.2) pour situer sa propre structure et éclairer un dialogue social ou une négociation de convention.

3️⃣ Anticiper la fragilité 2025 : intégrer l'estimation de recul (-0,7 %, -2,6 % dans la culture, p.1) dans une prospective d'effectifs et un plan de sécurisation des postes financés par emplois aidés (dont la part baisse, p.2).

4️⃣ Documenter une politique d'inclusion en s'appuyant sur les 11 % (voire 21 % avec limitation durable) de salariés en situation de handicap (p.1-2), utile pour valoriser l'exemplarité du secteur ou identifier un axe de progrès interne.

5️⃣ Éclairer une démarche égalité femmes-hommes à partir des 68 % de féminisation et des écarts par domaine (77 % en hébergement médico-social, 43 % en sport-loisirs, p.1), pour cibler mixité et déroulés de carrière.

6️⃣ Situer un poste à temps partiel au regard du sous-emploi (9 % contre 4 % dans le privé, p.2) afin d'identifier les temps partiels subis et poser la question de la consolidation des contrats. Besoin non couvert : le document ne donne aucune donnée territoriale ni par taille de structure — un diagnostic local devra mobiliser les Essentiels départementaux (voir réf. ci-dessous).

4️⃣ RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES (

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé"  ➡️🔗  La gouvernance des associations en 2026. Propositions pour une nouvelle approche

  1. La France associative en mouvement, 23ᵉ édition — Recherches & Solidarités, octobre 2025. Panorama complet de la vie associative (créations, emploi, bénévolat, moral des dirigeants), complémentaire par sa dimension territoriale et prospective.
    🔗 https://recherches-solidarites.org/wp-content/uploads/2025/10/La-France-associative-16-10-2025.pdf
  2. Bilan 2025 de l'emploi associatif sanitaire et social (17ᵉ édition) — Centre de ressources DLA Solidarités-Santé & Recherches & Solidarités, septembre 2025. Focus détaillé sur le champ dominant identifié par l'INJEP (1,2 M de salariés, évolutions par sous-secteur).
    🔗 https://www.uniopss.asso.fr/sites/default/files/fichiers/uniopss/BILAN_DE_LEMPLOI_ASSOCIATIF_SANITAIRE_ET_SOCIAL__Sept_2025.pdf
  3. La place du numérique dans le projet associatif 2025 — Recherches & Solidarités & Solidatech, novembre 2025. Complément thématique sur les mutations des métiers et l'irruption de l'IA dans les structures employeuses.
    🔗 https://recherches-solidarites.org/wp-content/uploads/2025/11/RS-Solidatech-Rapport-2025.pdf

5️⃣ FOIRE AUX QUESTIONS (FAQ)

1️⃣ Combien de salariés compte l'emploi associatif fin 2024 ?

1,94 million de personnes, dont 1,60 million à titre principal (soit 7,9 % des salariés du privé). Ces salariés occupent 2,00 millions de postes (p.1 et note 1, p.2).

2️⃣ Dans quels domaines travaillent-ils majoritairement ?

Le champ sanitaire et social domine (57 %) : action sociale sans hébergement (30 %), hébergement médico-social et social (20 %), santé (8 %) (p.1, Figure 1).

3️⃣ L'emploi associatif progresse-t-il ou recule-t-il ?

Il a progressé de 7,3 % entre 2018 et 2024 (+1,2 %/an, un peu moins que le privé), mais une estimation provisoire anticipe un recul de 0,7 % en 2025 (p.1).

4️⃣ Quel est le salaire moyen dans une association ?

2 210 € nets/mois en équivalent temps plein en 2024, soit 19 % de moins que dans le privé (2 720 €). La médiane est de 1 950 € (p.2, Figure 2).

5️⃣ Les salaires sont-ils homogènes selon les secteurs ?

Non. La santé atteint 3 170 € (tirée par certains médecins), contre 1 810 € dans l'action sociale sans hébergement, 1 980 € dans les activités liées à l'emploi et 2 070 € dans le sport-loisirs (p.2).

6️⃣ L'emploi associatif est-il plus précaire ?

Oui : 31 % de contrats spécifiques (contre 19 %), 9 % d'emplois aidés (contre 1 %), près d'un tiers à temps partiel dont 29 % de temps partiel subi (p.2).

7️⃣ Le secteur emploie-t-il davantage de personnes en situation de handicap ?

Oui : 11 % des salariés ont une reconnaissance administrative de handicap (5 % dans le privé), taux le plus élevé dans l'action sociale sans hébergement (p.1-2).

6️⃣ RÉÉCRITURE EN FALC

L'emploi dans les associations en 2024

En France, beaucoup de gens travaillent dans une association.

Fin 2024, ils sont 1,94 million de salariés.

La plupart travaillent dans la santé et le social.

Combien gagnent-ils ?

Le salaire moyen est de 2 210 euros nets par mois.

C'est pour un travail à temps plein.

Dans le privé, le salaire moyen est plus élevé : 2 720 euros.

Les salaires ne sont pas les mêmes partout.

Dans la santé, on gagne plus.

Dans l'action sociale, on gagne moins.

Qui travaille dans les associations ?

Il y a beaucoup de femmes : 68 salariés sur 100 sont des femmes.

Il y a aussi des personnes plus âgées.

Il y a plus de personnes en situation de handicap que dans le privé.

Un travail parfois fragile

Beaucoup de contrats sont courts.

Un salarié sur trois travaille à temps partiel.

Souvent, ces personnes voudraient travailler plus.

Et demain ?

Le nombre de salariés a augmenté ces dernières années.

Mais il pourrait baisser un peu en 2025.

La culture est le secteur le plus touché.

7️⃣ ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS DE PRATIQUES EN SANTÉ

  • Littératie : le document n'est pas conçu pour tous publics ; il suppose une lecture experte de données chiffrées (aucun outil de vulgarisation intégré).
  • Empowerment : non traité — document statistique descriptif, sans association des personnes concernées.
  • Participation : aucun mécanisme de co-construction ; production institutionnelle à partir de bases administratives.
  • Santé communautaire : dimension collective absente ; l'unité d'analyse est le poste salarié, pas le territoire ou la communauté.
  • Éthique : neutralité statistique respectée, sources et champ explicités ; aucun jugement de valeur, mais aucune analyse des biais sociaux non plus.
  • Droits humains : la mesure du handicap et de la féminisation objective des enjeux d'équité, sans démarche inclusive revendiquée.
  • Intersectorialité : illustrée indirectement (croisement Insee-Urssaf-Dares), mais non recommandée comme pratique.
  • Partenariat : aucun modèle de collaboration proposé ; le document ne relève pas de ce registre.
  • Lutte contre les discriminations : les écarts (genre, âge, handicap, salaire) sont mesurés mais non analysés sous l'angle de la discrimination ; le document décrit, il ne dénonce pas.

Lecture d'ensemble cohérente avec le genre : une fiche statistique ne porte pas ces valeurs — elle fournit la matière chiffrée qui permet à d'autres de les mobiliser.

8️⃣ ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE

Pertinence scientifique : élevée. Sources publiques de référence (Insee bases Tous salariés 2018-2024, enquête Emploi 2021-2024, Urssaf, Dares), champ et méthode explicités, autrice institutionnelle identifiée. Données 2024 très récentes ; estimation 2025 clairement signalée comme provisoire (basée sur les postes, hors intérim).

Pertinence opérationnelle : moyenne. Données directement citables et fiables, mais aucune granularité territoriale, aucune donnée par taille de structure, et aucun outil ou préconisation. Utilisable comme socle de diagnostic, pas comme guide d'action.

Incohérences internes signalées (non corrigées) :

  • L'encadré introductif annonce 57 % dans le sanitaire et social, alors que la somme des parts détaillées (30 % + 20 % + 8 %) donne 58 % — écart d'arrondi mineur.
  • Le total de la Figure 1 (1 937 100) est présenté comme « 1,94 million » — cohérent par arrondi, la note précisant que la somme des domaines n'égale pas le total (26 000 doubles emplois).

9️⃣ HASHTAGS STRATÉGIQUES

#pratiquesensante #EmploiAssociatif #VieAssociative #ESS #ChiffresClés #SanitaireEtSocial #ÉgalitéProfessionnelle #INJEP


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