🌿🧠 Pédagogies par la nature : comment le contact avec le vivant transforme la santé et la réussite éducative des jeunes ? Des leviers concrets pour agir dès aujourd’hui.
Sommaire
AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre

Contexte et enjeux : Repenser l’éducation par le vivant
L’éducation par la nature et le dehors émerge comme une réponse aux limites des modèles éducatifs traditionnels, centrés sur la performance individuelle et l’acquisition de compétences académiques. Lors d’un symposium organisé par le Centr’ERE-UQAM et ses partenaires, près de 70 professionnel·les ont exploré les bienfaits de ces pédagogies : réduction de l’anxiété, amélioration de la santé physique et mentale, renforcement des liens sociaux et écologiques, et développement d’un microbiote plus résilient. L’événement a mis en lumière une vision alternative de la réussite éducative, qui dépasse la réussite scolaire pour inclure l’épanouissement global, le lien au territoire et l’équilibre intérieur. Les approches autochtones, où la santé est perçue comme un équilibre dynamique entre toutes les relations, ont particulièrement inspiré les échanges, offrant un cadre pour repenser les pratiques éducatives et sanitaires.
Apports opérationnels : Des outils pour agir sur le terrain
Le symposium a permis d’identifier des moyens concrets pour intégrer la pédagogie par la nature dans les milieux éducatifs et communautaires. Parmi les pistes prioritaires : la création d’expériences fréquentes et signifiantes en lien avec la nature, l’adoption de la Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement, et la formation des acteur·rices à des méthodes immersives et inclusives. Les participant·es ont souligné l’importance de s’appuyer sur des partenariats intersectoriels (éducation, santé, environnement) pour ancrer ces pratiques dans le quotidien des jeunes, du préscolaire au secondaire. Une recension des écrits récente (Lafrance & Brière, 2025) a également fourni des preuves scientifiques des impacts positifs de ces pédagogies sur la santé et l’apprentissage.

- Démontrer les bienfaits : Réduction de l’anxiété, hausse de l’activité physique, et amélioration des interactions sociales grâce à des apprentissages expérientiels en nature.
- Élargir la définition de la réussite éducative : Intégrer l’épanouissement personnel, le lien au territoire et la relation au vivant, au-delà des critères scolaires traditionnels.
- S’inspirer des savoirs autochtones : Adopter une vision holistique de la santé, fondée sur l’équilibre entre les relations humaines, environnementales et spirituelles.
- Prioriser l’action collective : Utiliser la Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement pour structurer des projets pédagogiques inclusifs et ancrés dans l’expérience.
- Renforcer les partenariats : Collaborer avec des organisations comme la Fondation Monique-Fitz-Back, les CSS, et les acteurs de santé publique pour déployer ces approches à grande échelle.

- Organiser des ateliers immersifs : Utiliser les outils présentés lors du symposium pour concevoir des activités pédagogiques en plein air, adaptées à tous les âges (ex. : programmes Coyote, ateliers en forêt).
- Former les éducateur·rices : Intégrer des modules sur la pédagogie par la nature dans les formations initiales et continues, en s’appuyant sur les ressources du Centr’ERE et de la Coalition Éducation-Environnement-Écocitoyenneté.
- Créer des espaces dédiés : Aménager des zones naturelles accessibles dans les écoles et les services de garde, en collaboration avec les municipalités et les organismes environnementaux.
- Évaluer les impacts : Documenter les retombées des projets (santé mentale, engagement scolaire, éveil écologique) pour convaincre les décideurs et obtenir des financements.

- Et si l'école c'était dehors ? La lettre d'information francophone qui soutient celles et ceux qui apprennent dehors ! - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/annonces-28/et-si-lecole-cetait-dehors-la-lettre-dinformation-francophone-qui-soutient-celles-et-ceux-qui-apprennent-dehors-5372
- Les grands enjeux du pouvoir d’agir des intervenant·e·s en milieu scolaire en contexte de changements climatiques - https://fondationmf.ca/publication/les-grands-enjeux-du-pouvoir-dagir-des-intervenant%c2%b7e%c2%b7s-en-milieu-scolaire/


Analyse transversale (Pratiques en Santé)
- Littératie : Le document propose des outils accessibles, mais une adaptation pour les publics à faible littératie serait utile (ex. : fiches visuelles, vidéos).
- Empowerment : Les bénéficiaires sont impliqués via des activités participatives, mais leur rôle dans la conception des projets reste à renforcer.
- Participation : La co-construction est encouragée, notamment via des tables rondes et des ateliers collaboratifs.
- Santé communautaire : La dimension collective est centrale, avec un accent sur les alliances entre écoles, familles et acteurs locaux.
- Éthique : Les biais culturels sont abordés via l’intégration des savoirs autochtones, mais une analyse plus poussée des inégalités d’accès serait pertinente.
- Droits humains : L’approche respecte les principes d’inclusion et d’équité, mais pourrait explicitement mentionner les droits des enfants à un environnement sain.
- Intersectorialité : Les partenariats entre éducation, santé et environnement sont formalisés, mais leur pérennité dépend des financements publics.
Synthèse : Cette ressource offre un cadre solide pour repenser l’éducation et la santé des jeunes, mais gagnerait à préciser les modalités de participation des publics vulnérables et les leviers de financement.
Évaluation de la fiabilité
La ressource est fiable : elle s’appuie sur des recherches récentes (Lafrance & Brière, 2025), des retours d’expérience terrain, et des partenariats reconnus (UQAM, CSSDM). La méthodologie est transparente, et les propositions sont étayées par des données scientifiques et des exemples concrets.

Thème : Pédagogies par la nature et santé des jeunes Public : Éducateur·rices, animateur·rices, professionnel·les de santé Objectif pédagogique : Évaluer la compréhension des bienfaits et des méthodes d’application de ces pédagogies.
Partie 1 : Questions
Question 1 : Quel est l’un des principaux bienfaits de l’éducation par la nature sur la santé mentale des jeunes ?
- a) Augmentation du temps d’écran
- b) Isolement social
- c) Diminution de la créativité
- d) Réduction de l’anxiété
Question 2 : Selon les approches autochtones, la santé est définie comme :
- a) L’absence de maladie
- b) Un équilibre dynamique entre toutes les relations
- c) La performance scolaire
- d) L’accès aux soins médicaux
Question 3 : La Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement vise à :
- a) Remplacer les écoles par des forêts
- b) Favoriser des expériences fréquentes et signifiantes en nature
- c) Supprimer les programmes scolaires traditionnels
- d) Limiter l’accès aux espaces verts urbains
Question 4 : Pour intégrer la pédagogie par la nature, il est recommandé de :
- a)Former les éducateur·rices à des méthodes immersives
- b) Travailler uniquement en classe
- c) Éviter les partenariats avec les acteurs locaux
- d) Ignorer les savoirs autochtones
Question 5 : Un outil concret pour évaluer l’impact de ces pédagogies est :
- a) Un questionnaire sur les notes scolaires
- b) La documentation des retombées sur la santé mentale et l’engagement
- c) Un test standardisé en salle
- d) Une évaluation individuelle des enseignant·es
Partie 2 : Correction commentée Question 1 : ✅ Réponse correcte : d) Réduction de l’anxiété 📝 Explication : Plusieurs études citées dans le document montrent que le contact avec la nature diminue le stress et l’anxiété chez les jeunes.
Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) Un équilibre dynamique entre toutes les relations 📝 Explication : Les panélistes ont souligné que les Nations Autochtones définissent la santé comme un équilibre entre les relations humaines, environnementales et spirituelles.
Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) Favoriser des expériences fréquentes et signifiantes en nature 📝 Explication : La Stratégie québécoise encourage des activités régulières en plein air pour renforcer la santé et la réussite éducative.
Question 4 : ✅ Réponse correcte : a) Former les éducateur·rices à des méthodes immersives 📝 Explication : Le symposium a insisté sur la nécessité de former les acteur·rices à ces pédagogies pour les déployer efficacement.
Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) La documentation des retombées sur la santé mentale et l’engagement 📝 Explication : Évaluer les impacts permet de justifier et d’améliorer les projets, comme recommandé lors de l’événement.

Quels sont les premiers pas pour intégrer la pédagogie par la nature dans une école ? Commencez par organiser une journée d’immersion en nature avec des activités simples (ex. : observation de la biodiversité), puis formez une équipe pluridisciplinaire pour structurer un projet sur l’année.
Comment convaincre les parents et les décideurs ? Présentez des données scientifiques (ex. : études sur la réduction de l’anxiété) et des retours d’expérience d’autres établissements. Impliquez les parents dans des ateliers pour leur faire vivre les bienfaits.
Quels partenariats sont essentiels ? Collaborez avec les services de garde, les municipalités, les organismes environnementaux (ex. : Fondation Monique-Fitz-Back) et les acteurs de santé publique.
Comment adapter ces pédagogies en milieu urbain ? Utilisez les parcs, les jardins scolaires, et les sorties dans des espaces verts proches. Des outils comme les "boîtes à nature" (kits pédagogiques) peuvent faciliter les activités.
Quels financements sont disponibles ? Consultez les appels à projets de la Coalition Éducation-Environnement-Écocitoyenneté, des fondations (ex. : Monique-Fitz-Back) et des programmes gouvernementaux en éducation et santé.
Comment évaluer l’impact sur les jeunes ? Utilisez des grilles d’observation (comportement, engagement), des questionnaires de bien-être, et documentez les projets avec des photos/vidéos pour montrer les progrès.
Ces pédagogies sont-elles adaptées aux enfants en situation de handicap ? Oui, à condition d’aménager les activités (ex. : parcours sensoriels, outils adaptés) et de former les encadrant·es à l’inclusion.

Cet article parle des bienfaits d’apprendre dehors, dans la nature. Il explique comment cela aide les enfants et les jeunes à :
- Se sentir moins stressés.
- Bouger plus.
- Mieux s’entendre avec les autres.
- Comprendre et aimer la nature.
Pourquoi apprendre dehors ?
1. C’est bon pour la santé Quand les enfants passent du temps dehors, ils sont :
- Moins anxieux.
- En meilleure santé.
- Plus heureux.
2. C’est bon pour apprendre Apprendre dehors, c’est différent de l’école classique. Les enfants :
- Découvrent par eux-mêmes.
- Apprennent en touchant, en voyant, en écoutant.
- Créent des liens avec la nature et les autres.
3. Une autre façon de voir la réussite La réussite, ce n’est pas seulement avoir de bonnes notes. C’est aussi :
- Se sentir bien dans sa tête et dans son corps.
- Comprendre le monde autour de soi.
- Respecter la nature et les autres.
Comment faire en pratique ?
Pour les écoles et les éducateurs :
Organiser des sorties : Emmener les enfants dans des parcs, des forêts ou des jardins. Faire des activités simples :
- Observer les plantes et les animaux.
- Jouer avec des éléments naturels (feuilles, cailloux, eau).
Travailler avec d’autres : Se mettre en contact avec :
- Des associations (comme la Fondation Monique-Fitz-Back).
- Des parents et des bénévoles.
- D’autres écoles pour échanger des idées.
Former les enseignants : Leur apprendre à :
- Animer des activités dehors.
- Utiliser des outils adaptés.
Pour les parents :
- Encourager les enfants à jouer dehors.
- Participer à des activités en famille dans la nature.
Des exemples concrets
À l’école maternelle : Les petits peuvent :
- Planter des graines et les regarder pousser.
- Écouter les oiseaux et les reconnaître.
À l’école primaire : Les enfants peuvent :
- Faire des expériences scientifiques en plein air.
- Créer des œuvres d’art avec des éléments naturels.
Au collège et au lycée : Les ados peuvent :
- Étudier la biodiversité dans leur quartier.
- Participer à des projets pour protéger l’environnement.
Des outils pour vous aider
Des guides : Des livres et des sites expliquent comment organiser des activités dehors. Exemple : Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement.
Des formations : Des organismes proposent des formations pour apprendre à enseigner dehors.
Des questions ? Voici des réponses simples
Est-ce que c’est possible en ville ? Oui ! Même en ville, il y a des parcs et des jardins. On peut aussi utiliser des cours d’école avec des plantes.
Est-ce que ça coûte cher ? Non. Beaucoup d’activités sont gratuites ou peu chères. On peut demander de l’aide à des associations.
Est-ce que tous les enfants peuvent participer ? Oui. Il faut adapter les activités pour que tout le monde puisse en profiter. Par exemple :
- Prévoir des parcours accessibles pour les enfants en fauteuil roulant.
- Utiliser des outils simples pour les enfants qui ont du mal à comprendre.
Comment savoir si ça marche ? On peut observer les enfants :
- S’ils sont plus calmes.
- S’ils aiment venir à l’école.
- S’ils posent plus de questions sur la nature.
En résumé
Apprendre dehors, c’est : ✅ Bon pour la santé. ✅ Bon pour apprendre. ✅ Bon pour la planète.
Tout le monde peut essayer, même un peu !
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