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Inégalités de genre et santé des femmes au prisme de la périnatalité

5 February 2026 by
Inégalités de genre et santé des femmes au prisme de la périnatalité
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🚨💔 Inégalités de genre et santé des femmes : un état des lieux alarmant sur les discriminations en périnatalité, des violences médicales aux disparités territoriales. Comment agir pour une santé équitable ? #SantéFéminine #Périnatalité #Égalité 

Source :    📒 Inégalités de genre et santé des femmes au prisme de la périnatalité   📜🔗LIEN 

Au coeur du sujet 

Résumé analytique 

1. Contexte et enjeux : des inégalités persistantes et structurelles

Le document du CESE met en lumière les inégalités de genre dans le domaine de la santé, en particulier pendant la périnatalité, période où les femmes sont particulièrement vulnérables. Malgré des avancées législatives et sociales, la médecine reste marquée par une vision androcentrée, où les femmes sont souvent considérées comme des exceptions à la norme masculine. Les stéréotypes de genre, les discriminations et les violences sexistes et sexuelles (VSS) persistent dans le milieu médical, affectant la qualité des soins et la santé des femmes. Les coûts humains et économiques de ces inégalités sont sous-estimés, tandis que les politiques publiques peinent à répondre aux besoins spécifiques des femmes, notamment celles issues de milieux précaires ou discriminés.

2. Apports opérationnels : des pistes pour une santé plus équitable

Le CESE propose des préconisations concrètes pour réduire ces inégalités :

  • Renforcer la recherche : Financer des études transdisciplinaires sur les interactions entre facteurs biologiques, socio-culturels et économiques, et intégrer systématiquement la dimension de genre dans les essais cliniques.
  • Améliorer la formation des professionnels : Généraliser la formation à la prise en charge des femmes en situation de handicap, d’obésité ou victimes de violences, et sensibiliser aux biais de genre et aux violences médicales.
  • Lutter contre les discriminations : Systématiser le recueil des données sociales et environnementales lors du suivi prénatal, et renforcer les dispositifs de prévention des violences gynécologiques et obstétricales.
  • Réorganiser les services de santé : Garantir l’accès à des maternités de proximité, revaloriser les métiers du soin (sages-femmes, infirmières), et sécuriser les budgets des services de Protection Maternelle et Infantile (PMI).
  • Promouvoir la justice reproductive : Reconnaître le droit des femmes à choisir leur maternité, à accoucher sans violence, et à élever leurs enfants dans un environnement sain, en intégrant les enjeux environnementaux et sociaux.

Points à retenir

  1. Une médecine androcentrée : Les femmes sont encore souvent considérées comme des exceptions à la norme masculine, ce qui entraîne des retards de diagnostic, des traitements inappropriés et une sous-représentation dans les essais cliniques (p. 13-23, 27-30).
  2. Violences sexistes et sexuelles (VSS) systématiques : 54 % des femmes médecins déclarent avoir subi des VSS, principalement pendant leurs études ou leur carrière. Les violences gynécologiques et obstétricales (épisiotomies non consenties, commentaires dégradants) touchent près de 40 % des femmes (p. 40-55, 88-95).
  3. Inégalités sociales et territoriales : Les femmes précaires, racisées ou en situation de handicap subissent des discriminations accrues dans l’accès aux soins, avec des conséquences graves sur leur santé et celle de leur enfant (p. 88-95, 141-152).
  4. Santé mentale périnatale négligée : Le suicide est la première cause de mortalité maternelle à un an de la naissance, mais la prévention et la prise en charge restent insuffisantes (p. 133-134, 197).
  5. Préconisations pour une santé équitable : Le CESE propose 23 recommandations, dont la systématisation du recueil des données sociales lors du suivi prénatal, la revalorisation des métiers du soin, et la lutte contre les discriminations dans le monde médical (p. 5-7, 164-197).

Pistes d'action

  1. Utiliser les outils de dépistage des violences : Appliquer les grilles d’évaluation des risques sociaux et environnementaux lors de l’entretien prénatal précoce (p. 7, 125).
  2. Former les professionnels aux biais de genre : Intégrer des modules sur les inégalités de santé et les violences médicales dans les formations initiales et continues (p. 30, 133).
  3. Renforcer les réseaux de santé communautaire : Collaborer avec les associations locales (ex : Règles élémentaires, Stop VOG) pour améliorer l’accès aux soins des femmes précaires ou discriminées (p. 152, 176).
  4. Promouvoir la justice reproductive : Organiser des ateliers d’information sur les droits sexuels et reproductifs, en ciblant les populations les plus vulnérables (p. 59-61, 197).

Autres références


RESSOURCES ADDITIONNELLES

Analyse transversale

Les points de repères -  📜🔗LIEN 

Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le document propose des outils adaptés (ex : grilles d’évaluation prénatale), mais leur accessibilité pour les femmes en précarité ou allophones reste limitée (p. 125).
  • Empowerment : Les femmes sont peu impliquées dans la conception des politiques de santé périnatale, malgré des initiatives comme les collectifs de patientes (ex : Stop VOG) (p. 95).
  • Participation : La co-construction avec les usagères est encouragée (ex : concertation avant la fermeture de maternités), mais reste marginale (p. 167).
  • Santé communautaire : Les PMI et sages-femmes jouent un rôle clé, mais manquent de moyens pour accompagner les femmes les plus vulnérables (p. 152).
  • Éthique : Les biais racistes (ex : "syndrome méditerranéen") et sexistes sont identifiés, mais leur traitement systémique est insuffisant (p. 106-110).
  • Droits humains : Le respect de l’autonomie corporelle (ex : consentement aux soins) est revendiqué, mais les pratiques discriminatoires persistent (p. 59-61).
  • Intersectorialité : Le CESE préconise des partenariats entre santé, social et éducation, mais leur mise en œuvre est inégale (p. 164-176).
  • Lutte contre les discriminations : Le document dénonce les discriminations (raciales, validistes, LGBTQIA+), mais les solutions proposées restent fragmentaires (p. 88-95, 110-111).

Synthèse : Le document répond partiellement aux critères de Pratiques en Santé, avec des avancées notables sur l’identification des inégalités, mais des limites dans leur résolution concrète, notamment pour les populations marginalisées.

Évaluation de la fiabilité de la ressource

Fiabilité élevée :

  • Pertinence scientifique : Le CESE s’appuie sur des rapports institutionnels (HCE, INSERM, Cour des comptes) et des auditions d’expert·es (Muriel Salle, Patricia Lemarchand).
  • Actualité : Données récentes (2023-2025) et références à des enquêtes nationales (ex : ENCMM, baromètre Ipsos 2024).
  • Approche critique : Le document analyse les biais de genre, les lacunes des politiques publiques, et propose des solutions opérationnelles.
  • Limites : Certaines préconisations (ex : alignement du congé paternité sur le congé maternité) font l’objet de dissensus (p. 7).

Questions à choix multiples

Question 1 : Selon le CESE, quelle est la première cause de mortalité maternelle à un an de la naissance en France ? a) Les complications obstétricales b) Le suicide c) Les maladies cardiovasculaires d) Les infections post-partum

Question 2 : Quel pourcentage de femmes médecins déclarent avoir subi des violences sexistes ou sexuelles (VSS) selon l’enquête de l’Ordre des médecins (2024) ? a) 29 % b) 35 % c) 54 % d) 70 %

Question 3 : Parmi les propositions suivantes, laquelle est une préconisation du CESE pour améliorer la santé mentale périnatale ? a) Rembourser à 100 % l’entretien post-natal précoce b) Limiter le congé maternité à 8 semaines c) Supprimer les consultations de sages-femmes d) Réduire les budgets des PMI

Question 4 : Quel concept le CESE mobilise-t-il pour analyser les inégalités de santé liées à l’environnement ? a) L’exposome b) Le déterminisme génétique c) La médecine alternative d) L’eugénisme

Question 5 : Quelle population est particulièrement exposée aux violences obstétricales selon le rapport du Haut Conseil à l’Égalité (2018) ? a) Les femmes blanches de classe moyenne b) Les femmes racisées et précaires c) Les femmes de plus de 40 ans d) Les femmes célibataires

Correction commentée

Question 1 : ✅ Réponse correcte : b) Le suicide 📝 Explication : Le CESE souligne que le suicide est la première cause de mortalité maternelle à un an de la naissance, un constat alarmant qui révèle un manque de prise en charge de la santé mentale périnatale (p. 5, 133).

Question 2 : ✅ Réponse correcte : c) 54 % 📝 Explication : L’enquête de l’Ordre des médecins (2024) révèle que 54 % des femmes médecins ont subi des VSS, principalement pendant leurs études ou leur carrière (p. 40-41).

Question 3 : ✅ Réponse correcte : a) Rembourser à 100 % l’entretien post-natal précoce 📝 Explication : Le CESE recommande cette mesure pour améliorer le suivi des familles et prévenir les troubles de santé mentale (p. 6).

Question 4 : ✅ Réponse correcte : a) L’exposome 📝 Explication : L’exposome désigne l’ensemble des expositions environnementales (polluants, stress, etc.) influençant la santé, un concept clé pour analyser les inégalités de genre (p. 125).

Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) Les femmes racisées et précaires 📝 Explication : Le rapport du HCE (2018) montre que ces femmes subissent davantage de violences obstétricales en raison de discriminations croisées (raciales, sociales) (p. 88-95).

Foire aux questions

  1. Quels sont les principaux biais de genre dans le diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes ? Les symptômes des femmes (ex : douleurs thoraciques atypiques) sont souvent attribués à des causes émotionnelles, entraînant des retards de prise en charge (p. 24-25, 47).

  2. Comment repérer les violences gynécologiques et obstétricales en consultation ? Écouter les patientes, utiliser des grilles d’évaluation (ex : questionnaire sur le consentement aux soins), et former les équipes aux signes de maltraitance (p. 88-95).

  3. Quelles actions concrètes pour améliorer l’accès aux soins des femmes précaires en périnatalité ? Développer des permanences d’accès aux soins (PASS) en maternité, former les professionnels à l’accueil des publics vulnérables, et renforcer les partenariats avec les associations (p. 152, 176).

  4. Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus exposées aux polluants environnementaux ? Leur métabolisme et celui du fœtus sont plus sensibles aux perturbateurs endocriniens (pesticides, produits chimiques), d’où la nécessité d’un suivi adapté (p. 125-126).

  5. Comment lutter contre le "syndrome méditerranéen" dans les services d’urgence ? Former les soignants aux biais racistes, systématiser l’évaluation de la douleur sans a priori, et sanctionner les pratiques discriminatoires (p. 106-110).

  6. Quels outils pour évaluer les risques psychosociaux pendant la grossesse ? Utiliser l’entretien prénatal précoce pour détecter les antécédents de violences, de précarité ou de stress, et orienter vers des dispositifs d’accompagnement (p. 125, 133).

  7. Comment impliquer les femmes dans la co-construction des politiques de santé périnatale ? Créer des espaces de parole (ex : ateliers participatifs), intégrer des représentantes d’associations dans les instances décisionnelles, et valoriser leurs retours d’expérience (p. 95, 167).

Facile à lire et à comprendre

Les inégalités entre les femmes et les hommes dans la santé pendant la grossesse et après l’accouchement

Résumé en FALC

1. Pourquoi ce document est important ?

En France, les femmes ne sont pas toujours bien soignées pendant la grossesse et après l’accouchement. Cela vient de plusieurs problèmes :

  • Les médecins et les chercheurs pensent souvent que le corps des hommes est la "norme". → Résultat : les femmes sont moins bien écoutées, moins bien soignées, et les médicaments ne sont pas toujours adaptés à leur corps.
  • Certaines femmes subissent des violences ou des discriminations à l’hôpital ou chez le médecin. → Par exemple : des remarques méchantes, des soins sans leur accord, ou des refus de soins.
  • Les femmes pauvres, handicapées, racisées ou LGBTQIA+ ont encore plus de mal à être bien soignées.

Exemple concret : Une femme qui a mal au cœur peut attendre plus longtemps qu’un homme aux urgences. Pourquoi ? Parce que les médecins pensent parfois que "les femmes exagèrent".

2. Que propose le document pour changer les choses ?

Le CESE (un groupe d’experts) donne des idées pour améliorer la santé des femmes :

Pour les médecins et les sages-femmes :

  • Mieux les former :

    • Apprendre à écouter les femmes sans les juger.
    • Comprendre que les femmes noires, handicapées ou précaires ont besoin d’une attention particulière.
  • Arrêter les violences médicales :

    • Toujours demander l’accord de la femme avant un soin (exemple : une épisiotomie).
    • Ne pas faire de commentaires blessants pendant l’accouchement.

Pour les hôpitaux et les maternités :

  • Ne pas fermer les petites maternités sans demander l’avis des femmes et des médecins locaux.
  • Donner plus d’argent aux services qui aident les femmes (comme les PMI : Protection Maternelle et Infantile).
  • Mieux payer les sages-femmes et les infirmières.

Pour les femmes :

  • Le droit de choisir :

    • Avoir un enfant ou non.
    • Accoucher comme elles veulent (sans violence, sans pression).
  • Un suivi après la naissance :

    • Un rendez-vous gratuit avec une sage-femme ou un médecin pour parler de leur santé mentale.
    • Des lieux pour en parler si elles se sentent tristes ou seules (dépression du post-partum).

Pour la société :

  • Lutter contre les idées fausses :

    • Une femme qui ne veut pas d’enfant n’est pas "égoïste".
    • Une femme qui a mal n’invente pas sa douleur.
  • Protéger l’environnement :

    • Les produits toxiques (pesticides, polluants) peuvent nuire aux femmes enceintes et aux bébés.

Points clés en FALC

  1. Les femmes sont moins bien soignées que les hommes

    • Les médecins connaissent mieux les maladies des hommes.
    • Résultat : les femmes attendent plus longtemps pour être soignées.
    • Exemple : Pour un infarctus, les femmes sont prises en charge 30 minutes à 1 heure plus tard que les hommes.
  2. Certaines femmes sont encore plus en difficulté

    • Les femmes noires, pauvres, handicapées ou lesbiennes subissent plus de discriminations.
    • Exemple : Une femme noire peut ne pas être crue quand elle dit qu’elle a mal.
  3. Les violences pendant la grossesse ou l’accouchement, c’est fréquent

    • 4 femmes sur 10 disent avoir subi des violences gynécologiques ou obstétricales.
    • Exemples de violences :

      • Un médecin qui fait un examen sans demander.
      • Une sage-femme qui crie pendant l’accouchement.
      • Des remarques sur leur poids ou leur vie privée.
  4. La santé mentale des mamans est souvent oubliée

    • Le suicide est la 1ère cause de mort chez les mamans dans l’année qui suit la naissance.
    • Pourtant, peu de femmes ont accès à un psychologue ou un groupe de parole.
  5. Que faire pour changer les choses ?

    • Former tous les soignants à écouter les femmes sans les juger.
    • Créer des lieux d’écoute pour les femmes qui se sentent seules ou tristes.
    • Donner plus d’informations sur les droits des femmes (exemple : le droit de refuser un soin).
    • Impliquer les femmes dans les décisions sur leur santé (exemple : choisir comment accoucher).
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