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Cyber)violences de genre chez les 11-18 ans : expériences de violences sexistes, sexuelles et LGBTphobes dans des collèges et lycées franciliens

✍️ Centre Hubertine Auclert – octobre 2025
7 November 2025 by
Cyber)violences de genre chez les 11-18 ans : expériences de violences sexistes, sexuelles et LGBTphobes dans des collèges et lycées franciliens
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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📱⚠️ #CyberviolencesDeGenre : 1 élève sur 2 victime de violences sexistes ou sexuelles en ligne ou en présentiel. Un état des lieux alarmant et des pistes pour agir. 🚨 (Cyber)violences de genre : et si l’école reproduisait les inégalités ? L’étude du @CentreHubertineAuclert révèle que les filles et les jeunes LGBT+ paient le prix fort. Comment briser ce cycle ? 🧵

(Étude réalisée en partenariat avec l’Université Paris-Est Créteil, l’agence n-clique, et sous la direction scientifique de Margot Déage, Maître de conférences en sociologie à l’Université Grenoble-Alpes.)

Un contexte marqué par l’omniprésence des violences genrées

L’étude du Centre Hubertine Auclert révèle que 43 % des élèves franciliens de 11 à 18 ans ont subi au moins une forme de (cyber)violence de genre au cours de l’année scolaire 2022-2023. Les filles et les jeunes assigné·es LGBT+ sont disproportionnellement touché·es : 48 % des filles déclarent des victimations sexuelles, contre 38 % des garçons. Les outils numériques, loin d’être neutres, amplifient ces violences (viralité, traçabilité, anonymat), tout en brouillant les frontières entre espaces en ligne et hors ligne. L’enquête, menée auprès de 3 828 élèves dans 14 établissements, met en lumière un double standard hétérocisnormatif : les filles subissent davantage de pressions psychologiques et sexuelles, tandis que les garçons sont plus exposés aux violences physiques, souvent pour prouver leur virilité. Les jeunes LGBT+ (assigné·es ou non) cumulent les risques, avec des taux de victimations jusqu’à 2 fois supérieurs à la moyenne.

Des outils concrets pour une prévention ciblée

L’étude propose une typologie détaillée des violences (outrages sexuels, sextorsion, ghosting, etc.) et identifie des facteurs de risque clés : la mise en couple, l’outing, ou encore l’usage des réseaux sociaux. Elle souligne l’urgence de former les acteur·rices éducatif·ves à repérer et prendre en charge ces situations, en intégrant une approche intersectionnelle (genre, orientation sexuelle, origine sociale). Parmi les préconisations opérationnelles :

  • Renforcer les signalements via des protocoles clairs et des référent·es dédié·es.
  • Sensibiliser aux biais de genre dans les outils numériques (ex. : modération des contenus).
  • Impliquer les pairs dans des campagnes de prévention, en s’appuyant sur des focus groups et des retours d’expérience.

Source 

ℹ️➕ https://www.centre-hubertine-auclert.fr/actualites/publication-de-letude-cyberviolences-de-genre-chez-les-11-18-ans-victimations-sexistes

Références complémentaires

Points clés du document

  • 43 % des élèves victimes de (cyber)violences de genre, avec des pics chez les filles assignées LBT+ (78 %).
  • Les outils numériques aggravent les violences : 52 % des outrages sexuels et 78 % des atteintes à l’image intime ont lieu en ligne.
  • Les garçons sont les principaux auteurs (61 % des agressions sexuelles), mais les filles subissent des violences plus fréquentes et diversifiées.
  • L’école reste un lieu central : 63 % des mimes sexuels et 70 % des attouchements y sont perpétrés.
  • L’outing LGBT+ multiplie par 2 le risque de victimations (psychologiques, sexuelles, physiques).
  • Manque criant de données dans les enquêtes nationales sur les violences sexuelles et LGBTphobes.

Pistes d’action pour les acteurs locaux

  • Former les équipes éducatives à l’identification des (cyber)violences de genre, via des modules incluant des études de cas (ex. : gestion d’un outing en classe).
  • Créer des espaces de parole sécurisés pour les victimes, avec des référent·es formé·es dans chaque établissement.
  • Adapter les outils de signalement aux spécificités des violences numériques (ex. : partenariat avec la plateforme 3018).
  • Intégrer la prévention dans les programmes scolaires, en lien avec les associations spécialisées (ex. : e-Enfance).
  • Évaluer les dispositifs existants (ex. : journée nationale contre le harcèlement) pour y inclure une dimension genrée et LGBT+.

Analyse transversale (Pratiques en Santé)

  • Littératie : Le document propose des définitions accessibles (glossaire p. 173-176) mais manque d’outils pédagogiques pour les publics à faible niveau de compréhension.
  • Empowerment : Les victimes sont peu associées à la conception des solutions (ex. : absence de co-construction avec des jeunes LGBT+).
  • Participation : Les focus groups avec élèves offrent une méthodologie reproductible pour impliquer les premier·ères concerné·es.
  • Santé communautaire : L’étude souligne l’importance des réseaux de pairs dans la prévention, mais omet les alliances avec le secteur médico-social.
  • Éthique : Les biais culturels (ex. : stigmatisation des filles racisées) sont identifiés, mais peu traités en profondeur.
  • Droits humains : L’approche respecte les principes d’équité, mais les recommandations restent centrées sur le milieu scolaire.
  • Intersectorialité : Partenariats recommandés avec les plateformes numériques (modération) et les associations LGBT+.

Synthèse : Une ressource rigoureuse et opérationnelle, mais qui gagnerait à intégrer davantage les voix des victimes et à élargir son champ aux acteurs extra-scolaires.

  • Pertinence scientifique : Méthodologie solide (enquête quantitative + qualitativa, échantillon représentatif).
  • Actualité : Données 2022-2023, publiées en 2025 (pertinence maintenue).
  • Approche evidence-based : Croisement des sources (questionnaires, entretiens, littérature).
  • Limites : Peu de focus sur les solutions intercommunautaires (ex. : rôle des familles).

#️⃣ #Cyberviolences #ÉgalitéFillesGarçons #PréventionTerrain #LGBTQIA+ #SantéScolaire #Jeunesse #ÉducationNumérique #pratiquesensanté

Un Quiz de 5 questions sur le thème des (cyber)violences de genre chez les 11-18 ans, inspiré de l'étude du Centre Hubertine Auclert. Ce QCM est conçu pour un public de professionnels de l'éducation et de la santé, avec un objectif pédagogique de sensibilisation et de prévention des violences sexistes, sexuelles et LGBTphobes en milieu scolaire.

Partie 1 : Présentation du QCM

Question 1 : Qu'est-ce que le "cybersexisme" selon l'étude du Centre Hubertine Auclert ? 

a) Un phénomène limité aux réseaux sociaux, sans impact dans la vie réelle des adolescents. 

b) Des violences en ligne visant à insulter, harceler ou humilier en fonction du genre, qui peuvent contaminer l'espace hors-ligne et réciproquement. 

c) Une forme de violence exclusivement physique, sans lien avec les outils numériques. 

d) Un terme désuet, remplacé par celui de "cyberharcèlement".

Question 2 : Selon l'étude, quel est le principal facteur de risque d'exposition aux (cyber)violences sexuelles chez les adolescentes et adolescents ? 

a) L'assignation à une identité LGBT+ par les pairs. 

b) Le fait d'être un garçon cisgenre

c) L'utilisation intensive des réseaux sociaux. 

d) Le fait d'être en couple avec une personne du même âge.

Question 3 : Parmi les propositions suivantes, quelle forme de (cyber)violence psychologique est la plus répandue chez les 11-18 ans ? 

a) L'incitation au suicide. 

b) L'insulte. 

c) L'usurpation d'identité. 

) Le ghosting.

Question 4 : Quelles sont les conséquences possibles des (cyber)violences de genre sur les victimes, selon l'étude ? 

a) Un renforcement de la confiance en soi et une meilleure intégration sociale. 

b) Une meilleure résilience face aux conflits.

 c) Une augmentation des performances scolaires. 

d) Des troubles physiques (maux de ventre, troubles du sommeil) et psychologiques (isolement, anxiété).

Question 5 : Quel rôle jouent les outils numériques dans les (cyber)violences de genre ? 

a) Ils réduisent les risques de violence en permettant une communication contrôlée.

 b) Ils amplifient les violences en favorisant la viralité, la traçabilité et l'anonymat. 

c) Ils sont neutres et n'ont pas d'impact sur les dynamiques de violence. 

d) Ils protègent systématiquement les victimes grâce aux modérations automatiques.

Partie 2 : Correction commentée

Question 1 :Réponse correcte : b) Des violences en ligne visant à insulter, harceler ou humilier en fonction du genre, qui peuvent contaminer l'espace hors-ligne et réciproquement. 📝 Explication : Le cybersexisme est défini comme un ensemble de violences genrées qui se déploient dans le cyberespace et ont des répercussions dans la vie réelle des adolescents, notamment en milieu scolaire.

Question 2 :Réponse correcte : a) L'assignation à une identité LGBT+ par les pairs. 📝 Explication : Les personnes assignées LGBT+ sont les plus exposées aux (cyber)violences sexuelles, selon l'étude. Cette assignation peut entraîner des violences "correctives" ou des discriminations accrues.

Question 3 :Réponse correcte : b) L'insulte. 📝 Explication : L'insulte est la forme de (cyber)violence psychologique la plus courante, souvent liée à des normes de genre ou à l'apparence physique, et elle touche particulièrement les filles et les personnes LGBT+.

Question 4 :Réponse correcte : d) Des troubles physiques (maux de ventre, troubles du sommeil) et psychologiques (isolement, anxiété). 📝 Explication : Les (cyber)violences de genre ont des conséquences graves sur la santé mentale et physique des victimes, pouvant entraîner des comportements d'évitement ou des troubles durables.

Question 5 :Réponse correcte : b) Ils amplifient les violences en favorisant la viralité, la traçabilité et l'anonymat. 📝 Explication : Les outils numériques facilitent la diffusion rapide et massive de contenus violents, tout en offrant un sentiment d'impunité aux auteurs, ce qui aggrave les risques pour les victimes.

Ce QCM peut être utilisé pour évaluer les connaissances des professionnels sur les (cyber)violences de genre et ouvrir une discussion sur les stratégies de prévention et d'accompagnement des victimes.

Pour soutenir Pratiques en Santé - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/annonces-28/pour-soutenir-pratiques-en-sante-3253

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