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Lutte contre la sextorsion : lancement de la campagne de sensibilisation

Campagne portée avec la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE)
6 octobre 2026 par
Lutte contre la sextorsion : lancement de la campagne de sensibilisation
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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Capsules Audio/Vidéo de Pratiques en Santé 🎙️🎥 https://www.youtube.com/watch?v=m3tbqVse20g


1️⃣ RÉSUMÉ

Du 25 septembre au 14 octobre 2026, la CIIVISE et le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées déploient une campagne nationale 100 % digitale sur Snapchat et TikTok. Elle s’adresse aux adolescents de 11 à 17 ans [PD, « Une campagne nationale 100 % digitale »]. Son lancement intervient à l’occasion du Comité de suivi interministériel du Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027, réuni le 28 septembre [CP]. Le contexte avancé : +74 % de cas de sextorsion pris en charge par le 3018 en 2024 [CP, PD] et 29 000 signalements enregistrés en 2024 par l’Office mineurs (OFMIN) [PD]. La campagne vise à aider les jeunes à identifier et nommer cette cyberviolence sexuelle, et à savoir réagir, qu’ils soient victimes ou témoins, en parlant à un adulte ou en contactant le 3018 [CP]. La page dossier détaille la définition, les modes opératoires, le rôle du 3018, les réflexes de prévention et les qualifications pénales [PD].

2️⃣ CE QU’IL FAUT RETENIR

1️⃣ Un phénomène en hausse (constat). Le 3018 a pris en charge 74 % de cas de sextorsion de plus en 2024 ; l’OFMIN a enregistré 29 000 signalements en 2024, soit +460 % en 3 ans [PD, « Sextorsion : de quoi parle-t-on exactement ? »]. Les pages citent « 3018 / OFMIN » sans préciser la méthode de comptage.

2️⃣ Des modes opératoires décrits (constat). Selon la page, qui s’appuie sur l’Avis de la CIIVISE sur la cyberpédocriminalité : approche du jeune sur les réseaux sociaux ou les plateformes de jeux (Roblox, Minecraft), conquête de sa confiance, puis menace dès l’obtention d’un premier cliché. Le chantage peut aussi partir d’images captées ou piratées, ou de montages par IA (deepnudes). Les auteurs sont « de plus en plus jeunes », dont des mineurs agissant contre d’autres mineurs [PD, « Modes opératoires, emprise psychologique et rôle de l’IA »].

3️⃣ Trois messages au cœur de la campagne (existant). La sextorsion est une violence sexuelle et une infraction pénale grave ; la victime n’est en aucun cas responsable ; l’adolescent ne doit pas rester seul et est encouragé à se confier à un adulte de confiance et à recourir au 3018 [PD, « Une campagne nationale 100 % digitale »].

3️⃣ POUR AGIR

1️⃣ Faire connaître le 3018 (outil existant cité par le document). Gratuit, anonyme et confidentiel, 7j/7 de 9 h à 23 h, joignable par téléphone, par tchat sur l’application 3018 ou par e-mail. Il peut intervenir auprès des plateformes pour faire supprimer contenus intimes et comptes préjudiciables [PD, « Que faire en cas de sextorsion ? »]. Le document invite victimes et témoins à le contacter [PD, encadré final ; CP].

2️⃣ Transmettre aux jeunes les réflexes listés (action demandée par le document). Sécuriser ses accès (comptes privés, mots de passe uniques, double authentification) ; limiter les informations personnelles ; ne jamais verser d’argent ni céder ; conserver les preuves par captures d’écran avant de bloquer l’auteur. Le texte précise que la protection « ne peut reposer sur la seule vigilance des enfants ou des familles » [PD, « Prévention et réflexes de protection »].

3️⃣ Utiliser le e-learning national « Enfants en danger » (outil existant cité ; annoncé disponible à compter du 1er octobre). Le communiqué le présente parmi les nouveaux outils du Comité de suivi, avec la nouvelle campagne du 119 [CP]. Le document ne précise ni son public, ni son contenu, ni ses modalités d’accès.

4️⃣ 3 QUESTIONS PRATIQUES

1️⃣ Un jeune qui a lui-même envoyé une image est-il responsable du chantage ?

Non. Avoir fait confiance, envoyé une image ou répondu à un message « ne constitue jamais une faute » ; la honte et la responsabilité légale reposent exclusivement sur l’agresseur [PD, « Une campagne nationale 100 % digitale » ; CP].

2️⃣ Que faire face à une menace de diffusion ?

Ne pas verser d’argent ni céder aux menaces, conserver les preuves (captures d’écran des échanges et identifiants) avant de bloquer l’auteur, se confier à un adulte de confiance et contacter le 3018 [PD, « Prévention et réflexes de protection » et « Une campagne nationale 100 % digitale »].

3️⃣ Quelles infractions pénales sont en jeu ?

Le document cite : le viol (arrêt de la Cour de cassation du 14 janvier 2026 sur la contrainte exercée à distance, art. 222-23-1) ; le chantage et l’extorsion sexuelle (art. 227-22-2 : 7 ans et 100 000 €, portés à 10 ans et 150 000 € si la victime a moins de 15 ans) ; la sollicitation à caractère sexuel (art. 227-23-1) ; les montages sexuels et contenus IA (art. 226-8-1) ; la corruption de mineur (art. 227-22) et la diffusion non consentie de contenus intimes (art. 226-2-1) [PD, « Qualifications pénales »].

5️⃣ POUR ALLER PLUS LOIN

Blog Pratiques en Santé : « Loi n° 2026-813 du 24 août 2026 visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » (27 août 2026). Cadre légal récent sur les mineurs et les réseaux sociaux ; l’article ne traite pas spécifiquement de la sextorsion. Lien ouvert et vérifié le 6/10/2026.

Ressource externe : Association e-Enfance / 3018, « L’extorsion sexuelle (“sextorsion”) — Comprendre pour mieux agir ». Fiche pratique : types d’extorsion, signaux d’alerte, bons réflexes pour les victimes et pour les parents et professionnels, rappel de la loi, données du Rapport de transparence 2025 du 3018. Lien ouvert et vérifié. Date de mise en ligne non affichée dans le document : juillet 2026 d’après l’URL (non vérifié).

6️⃣ #️⃣ HASHTAGS

#pratiquesensante #Sextorsion #ViolencesSexuelles #ProtectionDeLEnfance #CyberViolences #3018 #ÉducationAuNumérique #PréventionJeunesse

7️⃣ REGARD PRATIQUES EN SANTÉ

Analyse Pratiques en Santé — ces appréciations ne sont pas attribuées aux auteurs.

  • Accessibilité : ⚠️ définition expliquée (« contraction d’extorsion sexuelle ») et réflexes formulés de façon concrète [PD] ; aucun développement explicite sur l’adaptation à des publics ayant des difficultés de lecture ou en situation de handicap n’a été identifié.

  • Pouvoir d’agir : ⚠️ la campagne vise à ce que les jeunes, victimes ou témoins, sachent reconnaître, nommer et réagir [CP] ; aucune participation des jeunes à la conception n’est mentionnée dans ces pages.

  • Équité : ⚠️ déculpabilisation explicite et rappel de l’atteinte à la dignité de l’enfant [PD] ; filles et garçons de 11 à 17 ans cités [CP] ; aucun développement explicite sur les publics plus exposés.

  • Travail en réseau : ⚠️ co-portage CIIVISE / ministère, inscription dans un plan interministériel [CP], rôle du 3018 auprès des plateformes et principe de « Safety by Design » [PD] ; le rôle de l’école, de la santé, du social et de la protection de l’enfance n’est pas décrit.

Bilan : point fort, un message de déculpabilisation clair et une orientation unique vers le 3018 ; manque principal, le rôle des adultes et professionnels de proximité, au-delà de « l’adulte de confiance », n’est pas développé.

Fiabilité : source institutionnelle officielle ; chiffres 2024 attribués au 3018 et à l’OFMIN sans méthode exposée ; deux incohérences mineures (voir ci-dessous) ; pages courtes, directement utilisables.

Cet article a été élaboré dans le respect de la Charte d’utilisation de l’intelligence artificielle de Pratiques en Santé. Cliquez sur l'image  

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