🤝🏫 Familles, esprit critique, compétences psychosociales, environnements : des repères pour les décideurs, avec le témoignage d’un établissement.
Le dossier se présente comme une aide à la décision : il met à disposition, dans un format accessible, des données pour soutenir la mise en place de projets de promotion de la santé (4e de couverture). Il réunit sur une page les points clés pour les décideurs (p. 2), des définitions des trois formes de handicap visées (p. 3), un tableau bénéfices-risques (p. 10), sept leviers d’intervention (p. 11-13) illustrés par sept exemples de projets avec leurs liens (p. 14) et le récit d’une mise en œuvre en établissement (p. 15). La bibliographie complète est accessible en ligne (p. 16).
Capsules Audio/Vidéo de Pratiques en Santé 🎙️🎥 https://www.youtube.com/watch?v=R3YqwbQdBfk
1️⃣ RÉSUMÉ
Publié dans la collection D-CoDé Santé de Fédération Promotion Santé, ce dossier de connaissances porte sur l’usage problématique des écrans chez les personnes en situation de handicap cognitif, mental ou psychique. Il part d’un constat : ces personnes ne sont que rarement prises en compte dans les documents et cadres de référence institutionnels, et les données spécifiques sont peu nombreuses (p. 4). Il rappelle qu’il n’existe pas de définition scientifique consensuelle de l’usage « abusif » ou « excessif » (p. 4) et que le concept d’addiction aux écrans est controversé (p. 2). Il présente des données chiffrées (p. 6), les effets sur la santé (p. 7-8), des facteurs de risque et des effets positifs (p. 9-10), puis sept leviers et sept exemples d’intervention (p. 11-14), un témoignage (p. 15) et la méthode de recherche documentaire (p. 16). Il s’adresse aux élus et aux décideurs (p. 2 ; 4e de couverture).
2️⃣ CE QU’IL FAUT RETENIR
1️⃣ Un champ peu outillé. Le dossier constate qu’il existe peu de données scientifiques, de ressources et d’outils d’intervention à destination de ces personnes, et que les outils nécessitent des adaptations (p. 2, 12). Il précise que le manque de données ne signifie pas que ces personnes ne sont pas concernées (p. 4).
2️⃣ Des chiffres de sources et d’époques différentes. D’après une thèse de 2011, 82 % des personnes en situation de handicap cognitif, mental ou psychique en institution utilisent les écrans au quotidien, surtout en usage non encadré (p. 6). Selon une étude en ESMS de Nouvelle-Aquitaine (2025), l’usage problématique des écransarrive très largement en tête chez les jeunes et en troisième position (21 %) chez les adultes, après le tabac et l’alcool (p. 6) ; le document ne précise pas l’indicateur mesuré.
3️⃣ Sept leviers d’intervention, chacun illustré par un projet existant : se former aux CPS et à l’EMI, impliquer les familles et l’entourage, mobiliser l’esprit critique, agir dans la durée, adopter une approche pédagogique et participative, développer la connaissance de soi et de son corps, créer des environnements soutenants (p. 11-14). Le développement des CPS est présenté comme une stratégie d’intervention globale efficace pour ce public (p. 11). Les projets cités ne ciblent pas tous spécifiquement les personnes en situation de handicap (p. 14).
3️⃣ POUR AGIR
1️⃣ Aborder la question des écrans au Conseil de la vie sociale et proposer des actions concertées avec les familles : charte pour réguler les écrans à la maison, campagne d’affichage dans l’établissement, café parents, journée de sensibilisation à l’EMI (exemples cités p. 12).
Cas : piste proposée par le document (« peut également être abordé »), au service du dialogue qu'il juge « nécessaire » (p. 12).
2️⃣ Inscrire l’accompagnement aux écrans dans le projet d’établissement. Le document indique que des changements organisationnels et politiques, portés par les directions, « doivent être engagés », par exemple de cette façon (p. 13). Le DIME Europe l’a fait pour cinq ans (p. 15, témoignage).
Cas : action demandée par le document.
3️⃣ S’appuyer sur les ressources citées : la bibliographie sélective (bit.ly/ecrans-handicap, p. 16), les sept projets et leurs liens (p. 14), la mallette « Format physique » d’Autisme diffusion (p. 13), le Permis internet et la plateforme PIX (p. 12). Le document rappelle que l’enjeu est d’adapter les outils existants à ce public (p. 12).
Cas : outils existants cités par le document.
4️⃣ 3 QUESTIONS PRATIQUES
1️⃣ Faut-il être expert technique pour aborder l’éducation aux médias ? Non. Le levier « se former » vise à donner aux professionnels les connaissances pour se sentir légitimes, en expliquant qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert technique. Des organismes proposent ces formations : associations de Fédération Promotion Santé, CEMEA, CEFRAS, réseau Canopé, CLEMI (p. 11).
2️⃣ Un apprentissage réussi sur écran est-il acquis ? Non. Le document demande de le généraliser « en milieu écologique », avec des supports de la vie quotidienne : un enfant qui sait faire un puzzle sur tablette ne saura pas pour autant le faire en classe (p. 13).
3️⃣ Quels repères de temps d’écran le document mentionne-t-il ? Pour les enfants (Commission « Enfants et écrans ») : pas d’écrans avant 3 ans, usage déconseillé jusqu’à 6 ans, puis accès modéré et contrôlé, au maximum 2 h par jour. Pour les adultes, des recommandations internationales préconisent un temps d’exposition récréatif de 3 h par jour (p. 6). Ces repères concernent la population générale ; aucun repère spécifique aux personnes en situation de handicap n’a été identifié dans le document.
5️⃣ POUR ALLER PLUS LOIN
Sur le blog Pratiques en Santé : « L’accessibilité numérique au service de la qualité de l’apprentissage » (6 octobre 2026). Des repères concrets pour rendre accessibles des supports numériques : textes, vidéos, images. Lien vérifié le 7 octobre 2026.
Ressource externe : Santé publique France, « Grandir avec les écrans », La Santé en action n° 474, juillet-septembre 2026 (mis en ligne le 2 octobre 2026), 44 p. D’après la présentation de l’éditeur, le numéro porte sur les enfants et les adolescents en général et présente des actions : accompagnement des familles, éducation aux médias, rôle des collectivités. Le handicap n’est pas mentionné dans cette présentation. Lien vérifié le 7 octobre 2026.
6️⃣ HASHTAGS
#pratiquesensante #Handicap #ÉcransEtSanté #UsageProblématiqueDesÉcrans #CompétencesPsychosociales #ÉducationAuxMédias #ESMS #PromotionDeLaSanté
7️⃣ REGARD PRATIQUES EN SANTÉ
Analyse Pratiques en Santé — ces appréciations ne sont pas attribuées aux auteur·es.
⚠️ Accessibilité (littératie) : la maîtrise de la lecture et de l’écriture est citée parmi les facteurs qui compliquent l’usage du numérique (p. 9) et l’enjeu d’adapter les outils pour les rendre accessibles est posé (p. 12), sans méthode d’adaptation détaillée.
✅ Pouvoir d’agir : levier « approche pédagogique et participative » — énoncer les objectifs, s’appuyer sur les expériences et compétences des participants, renforcer leur capacité à agir (p. 12) ; renforcement des CPS (p. 11) ; santé communautaire non traitée explicitement.
⚠️ Équité : traitée surtout sous l’angle du constat — définition légale du handicap (loi de 2005, p. 3), précarité plus fréquente citée d’après un rapport (p. 9), renforcement des inégalités sociales et territoriales de santé (schéma, p. 8), stigmatisation (p. 13) ; aucune action dédiée n’a été identifiée.
✅ Travail en réseau : dialogue entre professionnels, familles et entourage, Conseil de la vie sociale (p. 12) ; solutions construites collectivement avec toutes les parties prenantes (p. 13) ; projets portés dans des lieux variés — ESMS, PJJ, protection de l’enfance, collèges (p. 14) ; appui de Promotion Santé Pays de la Loire au DIME Europe (p. 15).
Bilan : point fort, des leviers concrets illustrés par des projets existants ; principal manque, la participation des personnes concernées à la conception des actions et des outils est peu développée, au-delà de l’invitation à construire avec « toutes les parties prenantes » (p. 13).
Fiabilité : Près de 150 documents sélectionnés par le groupe de travail. Ils proviennent d'une veille collaborative, de bases pluridisciplinaires (Bib Bop, PubMed, Cairn, Ascodocpsy), de moteurs académiques, de sites institutionnels et des archives ouvertes HAL et Dumas (p. 16).
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