. Le guide se présente comme un outil de sensibilisation qui « doit être renforcé par la formation » (p. 3). Il propose des repères pour reconnaître les formes de violence et les signes d’alerte, accueillir une révélation spontanée sans influencer le récit, retranscrire les propos, transmettre une information préoccupante ou effectuer un signalement selon la situation, et identifier les interlocuteurs compétents (p. 20-39). Il s’adresse aux professionnels en contact avec les enfants, notamment dans les secteurs de la santé, du social, de l’éducation, du sport, de la petite enfance et de l’animation (p. 6 et 10). La seconde partie décrit, à des fins pédagogiques, le recueil spécialisé et les dispositifs qui l’encadrent (p. 40-58).
🎙️🎥 Capsules Audio/Vidéo de Pratiques en Santé 🎙️🎥 https://www.youtube.com/watch?v=_lIyiPRAuUE
1️⃣ RÉSUMÉ
Le guide part d’un constat rappelé dans les éditoriaux : 160 000 enfants victimes chaque année d’inceste, de viols et d’agressions sexuelles, un enfant qui meurt tous les cinq jours « sous les coups de ses parents » (p. 4), et 68 % des professionnels qui déclarent s’être déjà sentis impuissants (baromètre GOPEV, p. 5). La partie 1 décrit les violences physiques, psychologiques, sexuelles et les négligences (p. 13-16), les situations entre enfants (p. 17), les besoins fondamentaux (p. 18-19), les signes d’alerte (p. 20-21) et les vulnérabilités accrues des enfants en situation de handicap (p. 22-25). Elle détaille l’accueil de la parole, la traçabilité, les circuits de transmission et le cadre éthique (p. 26-40). La partie 2, signalée « pour les professionnels du recueil », présente le protocole NICHD, les salles Mélanie, les UAPED, le psychotraumatisme, des innovations et des exemples étrangers (p. 41-58).
2️⃣ CE QU’IL FAUT RETENIR
1️⃣ Accueillir n’est pas recueillir. Quand un enfant se confie spontanément, l’adulte écoute sans interroger, garde ses mots et transmet (p. 26-27). Le recueil relève de professionnels formés, dans des cadres comme les UAPED ou les salles Mélanie, avec le protocole NICHD (p. 42-47). Constat et repère.
2️⃣ Le doute ne doit pas mener à l’inaction. Le repérage repose rarement sur un seul signe (p. 20) ; le professionnel « n’a pas à prouver la violence » (p. 30). « Attendre d’être certain avant d’agir » figure parmi les 10 erreurs fréquentes (p. 36). Le guide écrit : « mieux vaut signaler à tort que ne pas signaler » (p. 39).
3️⃣ Les enfants en situation de handicap : un double risque. Le guide décrit une surexposition aux violences et une sous-reconnaissance, la parole de ces enfants étant plus souvent mise en doute (p. 22). Il demande d’adapter la communication (pictogrammes, CAA, LSF…) et cite les centres ressources INTIMAGIR, existants, avec leurs contacts (p. 24-25, 61).
3️⃣ POUR AGIR
1️⃣ Suivre la procédure simplifiée en 5 étapes (repérage, cadre d’écoute, accueil des premières révélations, transmission, évaluation de l’urgence par les autorités) (p. 36). Outil existant cité par le document.
2️⃣ Consigner et transmettre selon les listes du guide : contenu de la trace écrite (p. 29) et éléments attendus dans une information préoccupante (p. 33), en s’appuyant sur la « Trame pour le recueil des informations préoccupantes » de la HAS (2021) citée p. 32. Action demandée et outil existant cité.
3️⃣ Ne pas rester seul : le guide recommande aux professionnels de signaler d’abord la situation à leur responsable hiérarchique ou au référent de leur structure (p. 31) ; la CRIP est présentée comme « lieu ressource en termes de conseils techniques » (p. 32). Numéros utiles p. 59. Action demandée par le document.
Suggestion Pratiques en Santé : utiliser la liste des 10 erreurs fréquentes (p. 36) comme support d’un temps d’échange en équipe, et vérifier que chacun connaît le référent interne et la CRIP de son département.
4️⃣ 3 QUESTIONS PRATIQUES
1️⃣ Un enfant me parle de violences : dois-je lui poser des questions ? Non. L’adulte écoute sans interroger, conserve autant que possible les mots de l’enfant et transmet. Des questions nombreuses, suggestives ou insistantes peuvent influencer le récit et raviver le traumatisme (p. 26-27). Il ne faut pas promettre le secret (p. 27).
2️⃣ Faut-il l’accord de l’enfant, et prévenir les parents ? L’accord du mineur n’est pas une condition préalable ; son adhésion est recherchée autant que possible. Les titulaires de l’autorité parentale sont en principe informés, sauf si c’est contraire à l’intérêt de l’enfant (art. L226-2-1 CASF) (p. 34).
3️⃣ Information préoccupante ou signalement au procureur ? L’information préoccupante va à la CRIP du département quand un enfant est en danger ou en risque de danger (p. 32-33). Le signalement au procureur (art. 40 CPP) ne demande pas de preuve mais la connaissance d’un fait constitutif d’infraction (p. 35). En cas de danger grave et immédiat : 17 ou 112, 15, 18, 114 par SMS (p. 35).
5️⃣ POUR ALLER PLUS LOIN
1️⃣ Ressources dans Pratique sen Santé
Guide – Détection des violences et recueil de la parole de l’enfant victime - https://www.pratiquesensante.com/blog/pratiques-15/guide-detection-des-violences-et-recueil-de-la-parole-de-l-enfant-victime-6263
2️⃣ Module en ligne « Situations d’enfants en danger : repérer, écouter, alerter » (DGCS, Société française de pédiatrie médico-légale, université de Caen Normandie, Make.org Association) : gratuit, 6 heures, ouvert depuis le 1er octobre 2026 aux professionnels et bénévoles (page solidarites.gouv.fr du 30/09/2026). Source externe : le guide ne cite pas ce module ; le communiqué du 15/10/2026 le présente comme un complément.
6️⃣ #️⃣ HASHTAGS
#pratiquesensante #ProtectionDeLEnfance #ViolencesFaitesAuxEnfants #ParoleDeLEnfant #InformationPréoccupante #UAPED #Psychotraumatisme #Prévention
Pour aller plus loin commander une recherche ou une veille documentaire
Cet article : Une production éditoriale basée sur
l'expérience augmentée par l'intelligence artificielle - La version anglaise du site est une traduction automatique : la version française fait foi - Cliquez sur l'image 
